logo remede logo remede
La 1ère Communauté Médicale
médecine - pharmacie - odontologie - maïeutique
M'identifier
Mot de passe oublié ?
Je me connecte

Vous n'êtes pas inscrit à l'annuaire des membres ? Inscrivez-vous

Des Mines au retour à la mine !

161 partages mail facebook twitter linkedin
Ingénieur de formation, Marie-Pauline est entrée en troisième année de médecine par la passerelle. En novembre elle sera interne en radiologie. Un double cursus bien anticipé qui répond à ses aspirations de futur médecin entre recherche et soin qu’elle partage avec Remede.

Quel a été ton parcours post-bac  ?

Après le bac, j’ai passé 3 années en classe préparatoire avant d’intégrer une Grande École d’Ingénieur, l’École Nationale Supérieure des Mines de Saint Étienne.

Les 3 années suivantes passées à l’École m’ont offert de nombreuses opportunités. J’ai passé un semestre à l’étranger, obtenu un M2 de recherche et effectué différents stages (en PME, en laboratoire de recherche public et dans une multinationale).

À la sortie de l’École, j’ai travaillé 6 mois en tant qu’ingénieur en R&D dans un grand groupe. Mon travail concernait la recherche sur le vivant, appliquée à la dermatologie et la cosmétique, mais la recherche sur le vivant ne remplaçant pas le soin j’ai ensuite postulé en passerelle en 3e année de médecine. Ce fut une chance de pouvoir intégrer le cursus en fac de médecine sans avoir à passer le concours de PACES. Les 4 années suivantes ont été presque exclusivement consacrées à mes études de médecine jusqu’à cette année où comme tous les étudiants de DFASM3 j’ai passé le cap des ECN. Maintenant, place à l’internat dès le mois de novembre prochain.

 

Pourquoi choisir médecine après un parcours d’ingénieur ?

J’avais déjà en tête ce double diplôme avant d’entrer en École d’Ingénieur. J’ai choisi l’École des Mines de Saint Étienne parce que c’était alors une des seules écoles d’ingénieur généralistes à proposer une formation très axée sur la santé, dans toutes ses composantes (Imagerie, Biomécanique/Biomatériaux, Ingénierie des systèmes de santé). Les interactions avec le CHU étaient déjà très développées, en termes d’enseignement et de recherche et les doubles diplômes commençaient à se multiplier, que ce soit pharmacien-ingénieur ou ingénieur-médecin ou même médecin-ingénieur. Ce double diplôme est également accessible à partir des études de médecine (moyennant une remise à niveau en math-physique-info).

À la question «  qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grande  ?  », il me semble avoir toujours répondu «  médecin  !  » Mais ce qui me passionne plus que tout en médecine, c’est ce mélange inédit d’humanité parfois très primitive et de technologies souvent très complexes qui permettent de mettre la science et la technique au service de l’Homme. Pour l’instant j’en suis encore loin, mais ma formation teintée de sciences dures et de connaissances médicales devrait m’aider à me rapprocher de cet objectif. Du moins je l’espère  !

 

Comment se sont passées tes études de médecine  ?

Humainement très bien, parce que partager son temps d’études entre l’hôpital et la fac, c’est finalement un bon moyen de concilier vie étudiante, vie professionnelle, apprentissage d’un savoir-faire et d’un savoir-être. Les études de médecine restent néanmoins très intenses et exigeantes, qu’on soit «  passerellien  » ou non, la somme de connaissances à acquérir est conséquente, et il faut s’y consacrer sérieusement si on veut pouvoir choisir sa spécialité à l’issue de l’ECN. Entrer en médecine sur passerelle n’a pas été un handicap car j’ai eu la chance d’être dans une promotion qui m’a très bien accueillie et aidée. Ces 4 années intenses me laisseront d’excellents souvenirs  !

 

N’est-il pas trop difficile de se réengager dans un long cursus ?

Les études de médecine sont longues et difficiles, il faut bien avoir conscience qu’elles le sont encore davantage après un premier cursus universitaire ou une première expérience professionnelle.

La transition entre la vie professionnelle et le retour sur les bancs de la faculté est parfois difficile à appréhender avant d’y être vraiment confrontée. L’aspect financier n’est pas négligeable. Le statut d’externe est très mal rémunéré et incompatible avec la plupart des moyens de financement usuels comme le chômage ou le RSA. J’ai gardé une petite activité rémunérée en parallèle de mes études, mais qui ne suffisait pas à couvrir mes dépenses au risque d’empiéter sur mon temps de travail médical.

Rien ne peut remplacer les études médicales pour avoir la légitimité de s’occuper des patients. Et si ces études sont longues, c’est probablement parce qu’il est nécessaire qu’elles le soient. Il faut du temps pour acquérir les compétences humaines et les connaissances indispensables à la pratique de la médecine. Le compagnonnage tel qu’il est encore d’usage en médecine permet d’avancer vers notre futur métier.

 

Vers quelle carrière t’orientes-tu  ? En quoi ton diplôme d’ingénieur t’aidera dans ta spécialité  ?

En radiologie. Que ce soit en radiologie diagnostique ou en radiologie interventionnelle, les horizons ne cessent de s’élargir au gré des évolutions technologiques, et celles-ci sont très rapides, ce qui rend le choix de cette spécialité encore plus « challenging »  !

La radiologie a cet avantage de couvrir à la fois toutes les spécialités médicales et chirurgicales en tant que fonction support, et également toutes les étapes du soin : la prévention, le diagnostic, le suivi et la thérapeutique avec la radiologie interventionnelle.

 

À chacune de ces étapes, les ingénieurs occupent des fonctions clés, depuis la création et le traitement du signal jusqu’à la programmation et la mise en place d’interface pour les cliniciens et le développement de matériel implantable. Les médecins ont d’une part la responsabilité du diagnostic et d’autre part la mission d’optimiser la stratégie thérapeutique. L’objectif est donc d’articuler ces deux cœurs de métier, voire d’appliquer d’autres métiers du génie aux technologies médicales pour améliorer encore la qualité des soins, tout en rendant ces technologies accessibles au plus grand nombre, à la fois en maitrisant les coûts et en formant les médecins de demain. Les années à venir nous réservent de nombreux défis à relever et... des carrières encore à inventer. 

 

161 partages mail facebook twitter linkedin
  • Idris Amrouche
  • Rédacteur remede.org
  • amrouche.idris@gmail.com
Tags :
  • internat_medecine
  • passerelle
  • 3 eme Cycle
  • Radiologie
livreslivrescontactspublicationstwitter