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Comment devenir médecin nutritionniste ?

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Alors que les Français n’ont jamais été aussi passionnés par les questions de nutrition -mais aussi perdus entre de multiples injonctions contradictoires-, l’exercice de médecin nutritionniste semble promis à un bel avenir. Zoom sur cette compétence très transversale.

-Quelle reconnaissance pour cet exercice ?

Le nutritionniste est le médecin compétent dans la prise en charge des maladies liées à la nutrition.
La compétence en nutrition reconnue par l’Ordre des médecins est réservée aux médecins titulaires d’un diplôme d’études spécialisées complémentaires (DESC) de Nutrition de niveau 1, qui existe depuis 2004.
Le DESC de Nutrition n’est pas qualifiant, la nutrition n’étant pas reconnue comme une spécialité indépendante. Le titulaire de ce DESC conserve sa spécialité d’exercice (DES ou diplôme d’étude spécialisé) qui peut être la médecine générale ou une autre spécialité comme la diabétologie-endocrinologie, la gastro-entérologie, la pédiatrie. Mais il peut indiquer sur sa plaque et ses ordonnances qu’il est titulaire d’un DESC de Nutrition.

-Combien de médecins nutritionnistes ?

"On peut estimer entre 300 et 400 le nombre de titulaires du DESC1 de Nutrition c’est à dire de médecins nutritionnistes officiellement reconnus", répond le Dr Jean Khémis, médecin nutritionniste et vice-président de la Fnamn (Fédération nationale des associations médicales de nutrition). Ce nombre de titulaires du DESC1 de Nutrition a augmenté avec la possibilité, depuis 2012, de valider ce DESC par validation des acquis et expériences (VAE). Sur les dernières années les nouveaux diplômés par la voie classique ont été de 35 à 40 par an.
Ces chiffres n’incluent pas les médecins ayant un exercice en nutrition et qui peuvent être titulaires d’un DU ou d’un DIU.
Dans le domaine de la nutrition, de nombreux DU sont accessibles*, comme par exemple « Nutrition de la personne âgée », « Nutrition et maladie métaboliques », « Obésité de l’enfant », etc…..«  La prise en charge du médecin pour ces pathologies n’en sera que meilleure et il pourra être reconnu par ses patients pour sa compétence dans ce domaine  », souligne le Dr Jean Khémis.

-Quelle formation ?

Pour les étudiants déjà en 3ème cycle, le DESC1 de nutrition est toujours accessible et permet d’être reconnu comme médecin nutritionniste. Si un médecin généraliste veut acquérir une connaissance supplémentaire en nutrition il peut passer un diplôme d’université mais cela ne lui donnera pas le titre de médecin nutritionniste.
Pour préparer le DESC il faut se renseigner auprès des services de scolarité des facultés de médecine. La liste des coordinateurs interrégionaux et locaux auprès de qui les futures étudiants doivent obtenir l’accord avant inscription est téléchargeable sur le site du Collège des enseignants de nutrition (CEN).
Avec la réforme du 3ème cycle, le DESC1 ne sera plus accessible à la rentrée prochaine. Apparaît une nouvelle spécialité avec le DES « Endocrinologie-Diabète et Nutrition » qui remplace le DES « Endocrinologie - diabétologie- maladies métaboliques » et intègre la nutrition.
« La nutrition est peut-être la discipline la plus transversale de la médecine. Avec le DESC, les étudiants en percevront toute la diversité. S’ils le peuvent, l’idéal est d’aller jusqu’au clinicat  », conseille le Dr Jean Khémis.


-  Secteur d’exercice et rémunération

Le secteur le plus fréquent est le secteur 1, compte-tenu des restrictions d’accès au secteur 2. « Il n’existe pas de statistique sur la rémunération moyenne des médecins nutritionnistes libéraux, cela dépend comme pour tous les médecins de leur rythme et temps de travail  ! », indique le Dr Jean Khémis.
Pour le médecin nutritionniste salarié il faut se référer aux grilles de salaires des établissements.

L’avis de l’expert Dr Jean Khémis, médecin nutritionniste et vice-président de la Fnamn (Fédération nationale des associations médicales de nutrition)


« Un exercice mixte et en pluri-disciplinarité »

« Activité en cabinet, responsable d’une unité transversale de nutrition dans un hôpital ou d’une unité de rééducation nutritionnelle en SSR ou en clinique : bon nombre de médecins nutritionnistes ont une activité mixte. Ce sont des ouvertures professionnelles qui diffèrent de la médecine générale seule.
Certains ont une activité plus orientées vers l’obésité, ses complications et ses différentes prises en charges dont la chirurgie bariatrique, d’autres vers l’anorexie, le diabète ou la dénutrition. En libéral, les pathologies sont variées et les prises en charges sont à la fois médicales, psychologiques, diététiques et comportementales, ce qui implique que le médecin travaille en pluri-disciplinarité
 »


A lire également l’interview du mois avec le Dr Jean-Michel Lecerf chef du service de Nutrition à l’Institut Pasteur de Lille.

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  • Sophie Cousin
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