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Internes et jeunes toubibs : l’appel du désert vous tente ?

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La publication de l’Atlas 2017 du Conseil National de l’Ordre des médecins ainsi que son étude sur les flux migratoires de médecins à diplômes étrangers en France un jour avant les annonces du gouvernement pour lutter contre déserts médicaux a fait la une des médias. Pourtant, il n’y a jamais eu autant de médecins en France même si l’on constate une forte baisse de l’activité régulière notamment chez les généralistes. La cartographie médicale de la France montre des disparités territoriales très importantes. Voici aujourd’hui l’ordonnance d’ Agnès Buzin pour renforcer l’accès territorial aux soins.

«  Il serait illusoire d’annoncer des mesures définitives, ou de concentrer nos efforts sur le seul sujet de l’installation des professionnels de santé » le message du Ministre de la santé a le mérite d’être clair. « Aujourd’hui, l’enjeu est d’assurer une présence soignante adéquate partout et au moment où cela est nécessaire. »

Simplification législative et réglementaire, encouragement des initiatives locales pour « contribuer à libérer toutes les possibilités d’exercice ». Et pour ce faire une nouvelle méthode : faire confiance aux acteurs des territoires. Là où il y a une volonté, il y a un chemin !
Ce qui contribue à nous rassurer c’est surtout la présence comme « déléguée à l’accès au soin » d’une jeune femme médecin généraliste exerçant justement en rural. En effet, le Dr Sophie Augros, présidente de Reagjir (Regroupement autonome des généralistes jeunes installés & remplaçants) est chargée par la ministre de faire remonter les expériences du terrain.

Une offre de soins vaste mais insuffisante pour répondre à la demande de soins.

Les territoires étendus privés de tous professionnels de santé sont rares en France comme le montrent les indicateurs de temps d’accès aux au professionnel de santé le plus proche. En effet, 84 % de la population française réside dans une commune où exerce un médecin généraliste ; 99,9 % accède à un médecin généraliste en moins de 20 minutes. Pour autant, dans certains bassins de vie, celui- ci ne peut répondre à toutes les demandes de soins. En 2016, la baisse des généralistes avait été pointée par l’Ordre et elle concerne 93 départements (sans compter l’Outre-Mer). Cette année, ils sont 750 de plus à avoir dévissé leur plaque ou pris leur retraite. Ils ne sont plus que 88 137 en exercice tous modes confondus alors que la population nationale grimpe.

Pourquoi relancer le zonage qui n’a pas fait ses preuves ?

Alors pourquoi relancer des aides à l’installation, redéfinir des zonages déficitaires comme l’avaient fait les ARS en 2012 et comme le préconise la dernière convention médicale, alors que les médecins n’y sont pas ou si peu allés . Un médecin qui accepterait de s’installer les zones sous-denses se verrait octroyer 50 000 euros sur 3 ans pour son installation d’un médecin. « Le nouveau zonage qui interviendra en novembre prochain procédera à un élargissement sensible des zones éligibles à ces aides incitatives puisque la population couverte passera de 7 % à 18 %, soit plus qu’un doublement. Les ARS adapteront au mieux ce zonage en fonction des spécificités du territoire » précise la feuille de route des agences régionales de santé. Affaire à suivre…

Les vases communicants ville-hôpital

Dès 2018, 300 postes « d’assistants partagés » dédiés aux zones sous-denses seront créés afin d’abolir les barrières entre les pros de santé. Le tweet de la ministre a eu beaucoup de succès … L’idée calquée sur celle des postes d’assistants spécialistes partagés entre hôpitaux publics ouvrira à tous les jeunes médecins diplômés, généralistes comme les autres spécialistes la possibilité d’un exercice partagé entre une structure hospitalière et une structure libérale ambulatoire en zone sous-dense.


Les internes et les médecins adjoints sur le pont

Sortir de l’hôpital, voici une bonne nouvelle pour certains. Avec la généralisation du contrat de médecin adjoint, jeunes médecins et internes pourront prêter main forte aux praticiens en zone-sous dense comme cela existe déjà en cas d’épidémie ou en raison de fort afflux touristique.
Nul doute que l’organisation des Jeux Olympiques va mobiliser les troupes... Si la mesure est toujours en œuvre en 2024.


La promesse de 500 nouveaux lieux de stage en ville

Les maîtres de stage en zone sous dense verront leur indemnité multipliée par deux. 300 euros par maître de stage suffiront-ils à encourager le développement des 500 stages extra-hospitaliers en cabinet de médecine générale ou d’une autre spécialité que le gouvernement souhaite trouver ?

2000 maisons de santé d’ici 5 ans

L’Hexagone compte actuellement un millier de maisons de santé pluri-professionnelles et de centres de santé. En encourageant et en étendant de nouvelles rémunérations par équipe qui sont de l’ordre de 40 000 euros par an en moyenne dans 500 maisons actuellement, les territoires devraient en compter le double à l’horizon 2023.

Coup de pouce aux remplaçants et à l’exercice mixte

Le statut libéral l’emportera-t’il sur le salariat, comme ce n’était pas le cas jusqu’ à présent puisque l’ « ancien régime » impose de souscrire à un double régime de protection sociale en cas d’exercice double. Si la mesure prévoyant de diminuer les charges relatives à l’exercice libéral et de permettre aux médecins de ne souscrire qu’à un seul régime. Ce sera une belle avancée !

FOCUS : Les retraités reprennent du service

Parmi les 70 257 médecins retraités inscrits au tableau de l’Ordre, 26%, soit 18 267 médecins d’entre eux, ont fait le choix de continuer d’exercer la médecine et de bénéficier du cumul emploi retraite. Ils seront très probablement presque 35 000 en 2025 d’après les prospectives de l’Ordre et de la Drees.

L’objectif du plan gouvernemental est d’encourager le cumul emploi retraite des médecins libéraux pour combler les trous… Or, les retraités actifs doivent cotiser au régime Prestation Complémentaire Vieillesse (PCV) dès lors qu’ils dépassent un certain seuil de recettes (11 500 euros), en dessous ils sont dispensés de cotiser à ce régime.

Il est prévu que le seuil de dispense soit relevé à 40 000 euros. Effectivement, une sacrée incitation pour ceux qui ne veulent pas raccrocher leur blouse.

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  • Anne Marie DE RUBIANA
  • Rédactrice en chef de Remede.org
  • amderubiana@remede.org
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