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Les médecins n’osent pas encore dénoncer les violences dont ils sont victimes

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Triste record cette année : plus d’un millier de déclarations concernant des violences subies par des médecins ont été recensées par l’Observatoire de la sécurité des médecins. Du simple incident aux violences mortelles qui ont touché nos confrères en 2017, moins d’un événement sur deux a été suivi d’une plainte. Si le taux de victimisation et la gravité des incidents demeurent faibles, le nombre d’agressions à l’encontre des médecins a presque doublé en quinze ans.

Chaque année, le Consiel national de l’ordre des médecins (Cnom) dresse l’état des lieux de l’insécurité des praticiens. Avec 1 035 déclarations cette année contre 638 en 2003, date de la création de l’Observatoire de la sécurité des médecins, le record est battu. Mais ce chiffre ne mesure pas la réelle insécurité vécue au quotidien par les médecins car bon nombre de victimes, quel que soit le taux de gravité de leur agression ne déposent pas plainte auprès de la police par peur de représailles ou par manque d’information sur la suite à donner à l’incident. Pourtant, de la simple menace verbale à celle physique ou encore au vandalisme, les situations de risque augmentent chez nos confrères. Et fait de société, le premier agresseur est le patient ! A tel point que le Cnom a établi des recommandations pour gérer les conflits entre professionnels de santé et patients et désamorcer les situations anormales. Affiches en salle d’attente, condensé de littérature des comportements suspects, le médecin doit se protéger plus aujourd’hui des « gens qu’il soigne » que des délinquants de droit commun.

Les médecins de ville en première ligne

Les médecins généralistes sont les plus touchés (62%) suivis par les ophtalmos, les psys, les dermatos, les médecins du travail et les gynécos. Pour la première fois depuis sa création, l’Observatoire constate que les femmes médecins sont les premières victimes (51 % contre 49 % pour leurs homologues masculins). C’est toujours le médecin qui est visé et très exceptionnellement son secrétariat ou ses collaborateurs.

Lieux les plus à risque

Sans surprise, les cabinets médicaux installés en centre-ville sont les plus visés contrairement aux établissements de soins plus sensibilisés à la sécurité. Contrairement aux idées reçues, les banlieues sont moins touchées, même si des événements dramatiques ont fait la une des médias ces dernières années.

Les types d’incidents

Les agressions verbales et les menaces arrivent largement en tête des déclarations, suivies des vols et du vandalisme. Sept fois sur dix, c’est le médecin qui est visé. Les atteintes aux biens personnels et professionnels constituent cependant un incident sur trois. Avec priorité en vue : le vol d’ordonnances et du tampon professionnel. Le vol de médicaments arrive paradoxalement en fin de course.

Les régions en ligne de mire

Cinq régions arrivent en tête de peloton du nombre d’agressions : Paca, Les Hauts de France, l’Ile de France, l’Auvergne et l’Occitanie.

Bilan et perspectives
Si le taux de gravité demeure relativement faible avec 7 % de faits occasionnant une interruption de travail, le taux de victimisation continue sa progression. D’où les actions du Cnom, du ministère de l’Intérieur et du ministère de la Santé pour protéger nos soignants et les encourager à déposer plainte

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  • Anne Marie DE RUBIANA
  • Rédactrice en chef de Remede.org
  • amderubiana@remede.org
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