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Désamour pour le Desarmir : trop d’internes en réa en 2018 ?

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Des syndicats de médecins anesthésistes-réanimateurs (AR) s’inquiètent du nombre élevé de postes d’internes proposés pour la nouvelle spécialité de médecine intensive-réanimation (MIR), dans le cadre du diplôme d’études spécialisées (DES) commun Desarmir mis en oeuvre à partir de la rentrée universitaire 2017, craignant d’être eux-mêmes poussés à abandonner l’exercice de la réanimation, selon plusieurs communiqués diffusés vendredi et mercredi.

L’arrêté du 13 novembre 2015 qui définit la liste des diplômes DES de médecine ouvrant droit à la qualification de spécialiste crée le co-DES anesthésie-réanimation/médecine intensive-réanimation (Desarmir), qui remplace l’ancien DES d’anesthésie-réanimation (Desar).

Il entérine la création de la spécialité de médecine intensive-réanimation. Cet arrêté a été pris dans le cadre de la réforme du troisième cycle des études médicales, qui s’appliquera à la prochaine rentrée universitaire (2017-18) Jusqu’à présent, les compétences pratiques en réanimation médicale étaient validées en complément d’une spécialité médicale acquise au cours de l’internat, avec une formation théorique complémentaire non obligatoire, selon le site internet du Collège national des enseignants de réanimation (Cner). Le Desarmir comprendra, sur une durée de cinq ans, un socle commun d’une année, puis quatre années indépendantes pour chacune des filières.

Dans un arrêté du 26 décembre 2016 déterminant pour 2016-20 le nombre d’internes en médecine à former par spécialité et par subdivision, publié au Journal officiel du 29 décembre, le ministère des affaires sociales et de la santé a fixé à 97 le nombre d’internes à former en MIR pour la période 2017-18.
Le nombre d’internes à former en AR reste stable, à 459, contre 460 en 2016-17 après réajustement
, note-t-on.

Les craintes des syndicats

Se réjouissant du maintien du nombre de postes d’AR, qu’il estime être une bonne chose au regard de la démographie actuelle de la spécialité, des problèmes de recrutement et de la croissance permanente de l’intérim médical, le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs élargi (SNPHAR-E) considère comme une ombre au tableau la répartition des postes à l’intérieur du nouveau co-DES.
Les 97 postes proposés en MIR dépasse[ent] largement les estimations que nous avions faites autour de 50-60 postes par an, souligne le syndicat.
La conséquence prévisible de cela est qu’il sera bien difficile dans l’avenir pour un anesthésiste-réanimateur de travailler dans une réanimation, craint-il.

Dans un nouveau communiqué commun publié mercredi, le SNPHAR-E, l’Intersyndicat national des chefs de clinique assistants (ISNCCA) et le Syndicat des médecins anesthésistes-réanimateurs non universitaires (SMARNU) expriment leur colère, sous le slogan Nous n’abandonnerons pas l’exercice de la réanimation.
Ils y dénoncent également la répartition des effectifs entre les différentes régions, qu’ils considèrent en totale inadéquation avec les problématiques de terrain en termes de démographie médicale.

Le SNPHAR-E note par exemple qu’à Lille, 12 postes d’internes en MIR sont fixés, contre un seul à Toulouse. Ainsi le ratio AR/MIR passe de 2,08 à Lille à 22 à Toulouse, selon un calcul effectué par le syndicat.

Il regrette que des décisions concernant la démographie des médecins soient prises sans concertation avec l’ensemble des corps professionnels concernés et faites avec la méthode du doigt mouillé qui nous a pourtant conduits aux déserts médicaux.
Les trois syndicats insistent sur la polyvalence qui fait la richesse de la spécialité d’AR. L’anesthésie-réanimation n’a plus à faire ses preuves en termes de sécurité et qualité des soins. Le concept de médecine péri-opératoire permet de prendre en charge les patients de la consultation d’anesthésie, au bloc opératoire puis [en] salle de surveillance post-interventionnelle et en cas d’aggravation en unité de surveillance continue voire de réanimation. Il s’agit d’un atout fort et indispensable pour la sécurité des prises en charge pour les patients opérés. L’anesthésie progresse grâce à sa composante réanimation, tout comme la réanimation a besoin de l’anesthésie pour avancer, jugent-ils.
Ils indiquent dans leur communiqué commun avoir demandé un nouveau rendez-vous en urgence auprès du ministère de la santé.

redaction@apmnews.com

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