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Remi Croquet : pour un médecin généraliste, soigner ce n’est pas que distribuer des pilules

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Rémi Croquet a un parcours plutôt inhabituel, mais à qui tout semble réussir. Ingénieur de formation, doctorat en mécanique, une Paces réussie primant, et un classement dans les 100 premiers des ECNi 2018, il a choisi la médecine générale. Il explique à remede.org son parcours et ses choix.

Peux-tu nous raconter ton parcours ?

Depuis le bac, j’ai un parcours universitaire plutôt long et tortueux. J’ai obtenu mon Bac S avec mention bien en 2004. J’ai ensuite fait une école d’ingénieur, avec un diplôme en génie mathématique. Après ces cinq années en école d’ingénieur, j’ai obtenu un doctorat en mécanique. Fatigué des ordinateurs, et de ces journées que je considérais comme stériles, j’ai finalement opté pour un aller simple Paces. C’est en 2012 que j’ai passé le concours, j’ai été bien classé et j’ai été reçu primant, je pense que la chance y est un peu pour quelque chose.

Comment se sont passées tes études en médecine ?

J’ai trouvé aux études de médecine un côté très paradoxal, d’une part des apprentissages longs et fastidieux, parfois dénués de sens, mais pas forcément complexes ; et d’autre part, une insertion difficile à l’hôpital, où les exigences ne sont pas toujours en phase avec les apprentissages. Une dualité entre apprentissage et pratique qui ne favorise pas vraiment l’intégration au monde hospitalier. Bien plus que la pression des examens ou du concours, l’impression d’avoir un peu deux vies en permanence était un peu désagréable.
Malgré cela, j’ai pris beaucoup de plaisir. Mes meilleurs souvenirs sont probablement lorsqu’au milieu d’une garde qui n’en finit pas ou après un moment difficile avec un patient, tu te dis que tu as bien fait ton travail, probablement soulagé un peu quelqu’un, et surtout que tu es à ta place. En revanche, mon pire souvenir reste la visite du matin dans les services de chirurgie.

Quand as-tu fait le choix de la spécialité médecine générale ? As-tu hésité avec d’autres spécialités ?

En fait, je voulais faire de la médecine générale bien avant de me réorienter. J’avais lu pas mal de blogs et de bouquins qui m’ont fait réaliser que c’était vraiment une spécialité complète, tant dans ses dimensions biomédicales que sociales. J’ai eu une petite hésitation avec la médecine d’urgence au cours de ma D4, mais je suis finalement resté du bon côté de la force.

Quelles ont été les réactions de ton entourage devant ton classement et ton choix de spécialité ?

C’était un projet construit depuis longtemps, j’avais signé un CESP dès ma P2… donc pas vraiment de surprise de la part de mes proches.

Pourquoi la médecine générale ?

Parce que j’ai envie de m’occuper autant du patient diabétique, de l’insuffisant rénal, du coronarien, du BPCO que du bébé en pleine forme. D’autant plus que pour un médecin généraliste, soigner ce n’est pas que distribuer des pilules. Il y a un vrai rôle de prévention qui me semble passionnant.

Vers quel type de pratique t’orientes-tu ?

J’aime bien l’idée de la maison de santé : des médecins qui peuvent échanger sur leurs pratiques, d’autres professions qui apportent des compétences complémentaires. Si je parviens à exercer dans une structure où il existe une telle coopération, je serai déjà super content. J’ai aussi adoré mon passage en CeGIDD pendant l’externat. Si j’arrive à me former et à y exercer à temps partiel, ça serait la cerise sur le gâteau.

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  • Idris Amrouche
  • Rédacteur remede.org
  • amrouche.idris@gmail.com
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