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Réforme du premier cycle, le « Portail santé » en 5 questions

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Mardi 11 décembre, les conférences des doyens de médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique se réunissaient pour exposer leur vision de la réforme du premier cycle en santé. En voici les points essentiels : pas de sélection à l’entrée ; suppression du redoublement ; sélection d’environ 70% des étudiants à la fin de la première année, réorientation vers une autre licence pour les étudiants non retenus la première fois et seconde voie d’entrée possible dans les études de santé à partir d’une licence « mineure » santé. La date butoir de 2020 arrive très vite et la réforme législative est prévue au premier trimestre 2019.

1-Le « portail santé », c’est quoi ?
Accessible par ParcoursSup, il devra être défini par la loi comme un des cursus d’accès aux métiers médicaux (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie) et à d’autres professions de santé par une ou des licences définies selon l’offre de formation de chaque université. Il comportera une formation de première année transversale dont le contenu pédagogique sera repensé. Cette année devra aider l’étudiant à préparer son projet professionnel, de façon plus ciblée que l’actuelle Paces.

2-Quelle suite pour les étudiants non reçus ?
Que se passera-t-il pour les étudiants qui n’auront pas accès à la deuxième année des études de santé ? L’université leur assurera une inscription dans une licence (santé ou non) après validation des 60 ECTS obtenus par la première année du « Portail santé ». Cet accès sera facilité par la mise en place d’enseignements d’ouverture dans l’année « portail ». Et pour ceux qui ne valideront pas cette première année ? Ils se réinscriront dans une autre filière universitaire qui peut être une licence santé « mineure » (droit, biologie, économie…).

3-Combien de chances pour intégrer les filières santé ?
Chaque étudiant aura deux chances : la première par le « portail santé », et l’autre après une licence qu’il aura intégrée directement après le bac ou dans laquelle il se sera réorienté après l’année de portail santé. Cela laissera aux étudiants le temps d’affiner leur projet professionnel et permettra de diversifier les profils des futurs médecins, pharmaciens, dentistes, etc. comme réclamé depuis longtemps par les représentants de ces filières.

4-D’où viendront les étudiants qui intégreront directement la deuxième année ?
Des licences « mineures santé » ou d’autres licences comme mathématiques, physique, chimie, biologie, mais aussi sciences humaines et sociales, par exemple.
Par ailleurs, toujours dans cette optique de décloisonnement, les doubles licences et les doubles cursus seront facilités (MD-PhD, PharmD-PhD, droit, sciences politiques, etc…)

5-Qui fixe le nombre d’étudiants dans chaque université ?
Au lieu du numerus clausus national - et de ses nombreuses limites - le nombre d’étudiants admis dans chaque filière sera défini par les capacités de formation de chaque université et par les besoins en offre de soins, conjointement avec les agences régionales de santé. Le numerus clausus strict passe donc aux oubliettes et sera remplacé par un chiffre plancher et un chiffre plafond, « afin de ne pas exclure des étudiants motivés et de très bon niveau », précisent les conférences des doyens. Une bonne nouvelle !

La réaction de Clara Bonnavion, présidente de l’ANEMF : « Pour une licence santé majeure »
« Nous sommes un peu déçus car pour nous, le modèle ne va pas assez loin. Le portail santé ressemble beaucoup à une Paces bis. Dans ces propositions des doyens, le modèle reste dérogatoire et ne permet pas de se réorienter dans n’importe quelle licence. Nous souhaitons que la première année de santé soit comprise dans les autres licences, comme s’il s’agissait d’une première année de droit. Nous appelons ainsi à la création d’une licence santé « majeure », à laquelle on pourrait accéder sans concours et qui déboucherait aussi sur les métiers du numérique et du management en santé, qui vont beaucoup se développer dans les prochaines années. En revanche, il est positif que la fourchette d’étudiants acceptés en deuxième année soit définie à l’avenir par chaque université, en fonction des terrains de stage et des besoins démographiques régionaux, avec toujours un contrôle national de l’ONDPS. Et aussi avec une certaine souplesse, pour éviter le couperet du numerus clausus, qui excluait des étudiants à deux places près… Pour l’instant, les doyens ne précisent rien concernant les modalités de sélection et nous attendons des informations sur ce point. »

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  • Sophie Cousin
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