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Internat de biologie médicale, quand le choix n’est pas une affaire de classement

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Classée dans le top 300 aux ECNi 2017, Marion Labarre a fait le choix d’une spécialité méconnue parmi les étudiants en médecine : la biologie médicale. Cette brillante étudiante désormais interne nous explique son choix, mais aussi celui de quitter Paris pour la ville de Brest. Un choix qui fait aujourd’hui son bonheur.

Comment se sont passées tes études de médecine et ton externat ?

Les trois premières années se sont bien passées, mais le début d’externat m’a un peu fait déchanter, comme le nouveau rythme, les gardes, les cours, et bien sûr le travail ingrat de l’externe. J’ai voulu arrêter médecine en D2, avec la volonté de faire un métier moins chronophage. Au final, j’ai redoublé ma D2 pour prendre le temps de réfléchir, essayer de comprendre pourquoi j’avais choisi de faire ce métier et profiter de la vie.

Comment as-tu vécu les Ecni ?

J’ai plutôt bien vécu les ECNi parce qu’au concours blanc national de mars, j’ai eu un très bon classement, d’ailleurs largement au-dessus de mes espérances. Comme je n’avais pas besoin d’être aussi bien classée pour avoir la spécialité biologie médicale, j’ai un peu relâché la pression jusqu’en juin avec pas mal de jours de pause et de sorties. À la fin, j’avais quand même hâte que la période de révisions et que les multiples épreuves à repasser se terminent.

Depuis quand souhaites-tu faire la spécialité biologie médicale ?

Au tout début de mon externat, je voulais plutôt faire de la gynécologie médicale. Mais au fur et à mesure de mes stages, je me suis rendu compte que j’aimais bien les patients, mais en tant qu’externe… pas avec les responsabilités qu’on acquiert en devenant interne puis chef. J’ai donc cherché une spécialité avec peu ou pas de contact avec les patients. Et c’est là, en début de D4, que j’ai découvert la biologie médicale, par l’intermédiaire de la biologie de la reproduction, un domaine qui se rapproche de la gynécologie. J’ai ensuite approfondi mes recherches, fait un stage en hémato-biologie et ça n’a fait que confirmer mon choix.

Qu’en a pensé ton entourage ?

Excellente question. Ma famille a bien évidemment essayé de me faire changer d’avis, plutôt pour cardiologie ou ophtalmologie, avec bien sûr à la clé l’avantage d’une paie plus élevée, la possibilité d’exercer en libéral en étant son propre patron. Sans oublier le « prestige social » d’autres spécialités. Il s’agissait en réalité de tester ma détermination, et ils sont aujourd’hui ravis de mon choix.
Par ailleurs, ce n’est finalement pas le choix de spécialité qui a le plus surpris. C’était que je décide d’aller à Brest alors que je pouvais rester à Paris, ville avec une offre universitaire beaucoup plus vaste. Finalement, le débat du choix de la spécialité a vite été occulté par celui de la ville.

Pourquoi avoir choisi Brest parmi toutes les autres villes de France ?

Brest parce que je voulais une ville au bord de l’eau, sans avoir trop chaud l’été ni trop froid l’hiver avec 10 °C toute l’année ça me semblait la ville parfaite.
Je suis aujourd’hui très heureuse de mon choix, ça me convient parfaitement. Le cadre est magnifique, les équipes super sympas et l’ambiance top. Je peux aller à la plage en sortant du travail, le paradis quoi.
Quel est le rythme de ton internat ? Comment convaincre tes futurs collègues de choisir la spécialité biologie médicale ?

L’internat se passe plutôt bien pour l’instant, un rythme pas trop prenant, 9-17h sauf si astreinte où on reste jusqu’à 18 h 30, avec globalement 2 gardes par mois. Je suis actuellement en biochimie, au secteur des protéines avec électrophorèses, immunofixations, recherche de protéinuries de Bence-Jones… et oui c’est passionnant !

Par contre, pour ce qui est de convaincre d’autres personnes de faire cette spécialité, c’est assez délicat parce que la biologie est vraiment un monde à part, ça ne ressemble pas du tout à l’idée que l’on se fait de la médecine lorsque l’on commence nos études. Je trouve cette spécialité passionnante parce que très variée (biochimie, hémato, bactério, génétique...), on participe à la réalisation de nombreux diagnostics (infection urinaire, méningite, myélome, leucémie) sans avoir les côtés négatifs, tels que l’annonce du diagnostic au patient par exemple. Mais ce n’est que mon point de vue ! La biologie c’est aussi le choix d’une certaine qualité de vie ; ce qui est important d’après moi, c’est de choisir une spécialité qui nous intéresse, dans une ville qu’on aime ou qu’on a envie de découvrir, sans se laisser influencer par notre classement. Le classement nous donne des possibilités, mais ne détermine pas qui on est.

Vers quelle carrière t’orientes-tu ?

Pour l’instant, je ne sais pas encore, une carrière universitaire, hospitalière seule ou en laboratoire privé même si je penche plutôt pour ces deux dernières. Pour ce qui est de la spécialisation, j’aimerais bien faire de la biologie de la reproduction, mais c’est un secteur très demandé avec peu de débouchés. Je suis donc encore en pleine réflexion.

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  • Idris Amrouche
  • Rédacteur remede.org
  • amrouche.idris@gmail.com
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