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La santé psychique des externes en médecine des Universités François Rabelais de Tours et Paris 7-Diderot, une étude épidémiologique transversale descriptive multicentrique - mars 2017

Par Alban Danset - Mise en ligne le 18 avril 2017

Mots clefs : Tours, Paris, externes, étudiants, médecine, santé, mentale, dépression, anxiété, burn out, alcool, cannabis, qualité de vie, psychosomatique, sommeil, tabac, poids, drogues, médicaments, suicide, facteurs associés

Les objectifs de notre étude étaient d’évaluer et de comparer la santé psychique des externes des Universités François Rabelais de Tours et Paris 7-Diderot.
Nous avons réalisé une étude épidémiologique transversale descriptive multicentrique par auto-questionnaire anonyme envoyé aux externes (du DFASM1 au DFASM3) de François Rabelais de Tours et Paris7-Diderot sur l’année universitaire 2015-2016, comprenant des questions sociodémographiques, des questions ouvertes, les tests AUDIT, CAST, SWLS, MBI, HAD, SCL90 et FORD, et un commentaire libre.
539 externes (61.1%) ont répondu à Tours, 497 (43.4%) à Paris7-Diderot.
A Tours, 16% consomment du tabac, 84.6% de l’alcool (dont 9.2% en probable alcoolo-dépendance), 6.4% du cannabis (dont 70.5% ayant une consommation inquiétante), 9.6% des drogues dures, 24.1% des stimulants, 37.1% des anxiolytiques, 26% des somnifères, et 13.4% des antidépresseurs. 39.9% sont anxieux, et 9.1% ont une dimension dépressive. 69.1% présentent au moins une dimension de burn out ; 40.9% ont une dimension, 19.5% deux dimensions, et 8.7% trois dimensions. 26.7% ont des troubles psychosomatiques, 57% des troubles du sommeil, 35.1% estiment avoir une mauvaise qualité de vie, 63.5% ont déjà songé à renoncer à leurs études, 21.5% ont eu des idées suicidaires, et 2.6% ont déjà fait une tentative de suicide.
A Paris, 23.5% consomment du tabac, 82.3% de l’alcool (dont 9.5% en probable alcoolo-dépendance). 21.1% du cannabis (dont 49.5% ayant une consommation inquiétante), 15.5% des drogues dures, 20.5% des stimulants, 32.8% des anxiolytiques, 24.9% des somnifères et 13.3% des antidépresseurs. 45.3% sont anxieux, et 12.1% ont une dimension dépressive. 76.1% présentent au moins une dimension de burn out ; 39% ont une dimension, 24.9% deux dimensions et 12.1% trois dimensions. 37.2% ont des troubles psychosomatiques, 68.8% des troubles du sommeil, 37.6% estiment avoir une mauvaise qualité de vie, 65.6% ont déjà songé à renoncer à leurs études, 20.1% ont eu des idées suicidaires, et 2.6% ont déjà fait une tentative de suicide.
Les principaux facteurs associés retrouvés en analyse multivariée sont : l’éloignement des proches, le sexe féminin, la consommation de tabac, l’âge élevé, les variations pondérales, l’insatisfaction en stage, le faible soutien de l’entourage et le peu de sorties.
Bien que comparables, la santé psychique des externes parisiens semble encore moins bonne que celle des externes Tourangeaux.
La souffrance et le mauvais état de santé des externes est une réalité. Dès lors, nous avons proposé des mesures pour prévenir ce mal-être chez les externes.

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