1- Qui êtes-vous ?
Guillaume, 25 ans, 1er semestre(je sais je suis un jeune mais si d’autres psychiatres souhaitent compléter), psychiatrie
2- Quand avez-vous choisi cette spécialité ?
J’étais attiré par la Psychiatrie depuis le lycée mais j’ai attendu de voir "en vrai" au cours d’un stage d’externe en D3 avant de me dire que c’était ce qui me plaisait.
3- Qu’est-ce qui vous a attiré vers cette spécialité ?
Et qui m’attire toujours :)
La richesse de l’entretien avec les questions diagnostiques,
thérapeutiques, de suivi. Le tout dans un rapport presque strictement
clinique. Sinon, c’est une spécialité où il existe des vraies
possibilités thérapeutiques, qui est aussi en pleine évolution avec des
possibilités de recherche importantes. Ce qui me plait aussi c’est le
rapport un peu différent des autres spécialités.
4- Fallait-il être bien classé pour avoir cette spécialité ?
Non. j’étais un peu moins de 300 sur le concours de l’internat redoublant.(pour 600 participants) et en gros les rangs utiles des années moins atypiques que 2004 sont 1800-1900 donc parmi les moins classés. Sinon la psychiatrie est à part dans les choix de filière donc une fois qu’on est dedans il n’y a pas de risque qu’il n’y ait pas de place ;) Les choix de pedo-psy, d’addictologie sont en fait des DESC qui se décident en fin d’internat (enfin je crois).
5- Comment s’organise cet internat, la maquette du DES ?
4 semestres de psychiatrie adulte (dont au moins un dans un service de CHU), 2 semestres de pedo-psy, 2 semestres libres (y compris hors filière)
6- Est-ce une spécialité prenante ?
Beaucoup moins que la plupart des autres spécialités
7- Aviez-vous pensé à d’autres spécialités ?
Neurologie (parce que parfois certaines pathologies sont vraiment entre ces deux spécialités), sinon médecine générale aussi.
8- Quels sont les inconvénients de cette spécialité ?
Et bien disons qu’il faut vraiment passer dans un stage pour saisir les
rapports vraiment particuliers avec les patients. ça peut ne pas plaire.
Sinon, la violence potentielle parfois imprevisible. Les risques liées à laisser repartir des gens potentiellement suicidaires (on ne peut jamais être sur à 100%). Aussi les traitements sous contrainte en
hospitalisation (qui sont parfois très impressionnants).
9- Avez-vous une idée différente de cette spécialité maintenant que vous la pratiquez ?
Oui, mais en mieux. :) C’est vraiment beaucoup plus riche que les questions d’ECN quand on s’y penche un peu plus et tant mieux !