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F.A.Q. PCEM1

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Généralités sur le PCEM1 et la Médecine

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Navigation rapide :

Faut-il 2 ans pour réussir le PCEM1 ?

Non, la réponse est clairement non ! Il y a selon les facs et les années parfois moins de carrés que de primants dans une promotion de P2. Bref, la réussite en 2 ans est une légende à vous ôter rapidement du crâne ! L’essentiel est de ne jamais partir perdant dans cette aventure, la première année comme la seconde (si vous devez passer par là). Parole d’un vieux tuteur lillois : en PCEM1, il faut être fainéant intelligemment... Il faut l’avoir en 1 an

Faut-il avoir un Bac S pour rentrer en PCEM1 ?

Avoir un Bac S est un facteur de réussite supplémentaire mais non indispensable.

Il ne faut pas se voiler la face : en France, on envoie les bons élèves au lycée dans les sections scientifiques, voilà pourquoi les S réussissent mieux que les autres ! Cependant si vous avez pris un autre chemin à l’époque par goût personnel, rien ne vous empêche de revenir vers la médecine si vous étiez bon élève. (Comprendre quelqu’un qui a passé les années lycée sans trop de difficultés mais sans forcément exploser les barèmes non plus !). Les choses seront plus dures au démarrage, mais si on aime, on ne compte pas, et il serait dommage de vous priver pour ça ! Une fois de plus, c’est la motivation qui compte ! Les notions scientifiques ne sont pas si ardues qu’on le prétend, il peut être utile de se (re)mettre dans le bain en science de la vie et en physique-chimie, en fonction du programme de la Faculté.

Faut il avoir une mention au bac pour réussir en PCEM1 ?

Non pas forcément. On a pu s’être ennuyé ferme au lycée par manque de motivation (le Bac c’est bien beau, mais ce qu’il y a derrière c’est bien mieux non ?) et donc ne jamais s’être foulé. Après tout, qui va regarder votre mention sur le diplôme quand vous allez vous inscrire en Fac ? Personne ! Ce qui compte, c’est la motivation à l’entrée de PCEM1 et votre capacité de travail ! On connaît tous un glandeur assis en terminale à coté du radiateur qui a eu son Bac limite et qui a explosé en fac contre toute attente. Par contre, si vous avez déjà forcé à fond en terminale et que vous étiez pied au plancher, ça risque d’être un peu plus dur pour vous. Il vous faudra beaucoup de motivation pour vous accrocher c’est sûr !

Le PCEM1 pire que le Monastère ?

Certainement pas ! Et si vous le pensez, c’est que vous ne connaissez pas l’ambiance des amphis médecine (qui parfois se perd un peu ...) . Blague à part, il faudra beaucoup travailler, c’est évident. Par contre il faudra aussi et nécessairement décompresser, c’est absolument indispensable ! A quel rythme ? Ca c’est une grande question ! En tout cas, pas à celui de votre rythme de terminale car vous courriez à la catastrophe ... Le tout c’est de rentrer dans une vie relativement réglée et d’éviter tous les événements qui pourraient la perturber plus d’une journée (vous pieuter à 6h du mat pour l’anniversaire d’un pote et vous désynchroniser pour 15 jours, c’est la chose à ne pas faire !) . Par contre si votre habitude est d’aller au théâtre ou au ciné tous les 15 jours vous devriez réussir à manager sans problème cette activité !. Vous l’aurez compris, le maître mot est régularité soutenue dans le travail. Après, tout dépend de vos capacité à absorber l’information et pour ça c’est chacun sa méthode !

Voilà, la tentative de réponse à la question que vous vous posez tous : " Ma copine/Mon copain, j’en fais quoi ? Comment je vais faire pour qu’elle/il supporte tout ca ?". Grave question, et que des cas particulier, après tout c’est votre copine/copain, vous devez bien la/le connaître non ? Blague à part, ce n’est pas l’année pour tomber amoureux compte tenu de ce qu’on a dit plus haut : équilibre ! Maintenant, si c’est déjà fait, il est trop tard et là il n’y a pas de solution miracle ... A vous de faire le rapport entre votre intérêt pour elle/lui et la médecine ... qu’elle est votre priorité ? Après tout, si elle/il vous aime vraiment, elle/il pourra comprendre que vous plongiez pendant un an le nez vraiment dans le boulot ... non ??

Faut-il prendre des cours annexes ? - les fameuses prépas et autres écuries

Les questions qui vont déterminer votre choix :

- Savez-vous travailler seul ?

- Comprenez-vous vite seul ?

- Avoir un programme de travail fixe (mais pas fixé par vous) va-t’il vous aider ou au contraire vous ralentir ?

- Avez-vous des connaissances dans la fac (années supérieures), qui peuvent vous filer les sujets des années passées, un coup de pouce quand c’est nécessaire ?

- Quelle est le pourcentage réel de PCEM1 qui en prennent dans votre fac ?

- Pouvez-vous débourser la somme nécessaire pour suivre les cours ?

- N’y a t’il pas un système de parrainage dans votre fac par les anciens comme le Tutorat ?

Quand vous aurez répondu à tout ça, alors vous saurez si les cours vont vous apporter quelque chose ou pas ... Ils aideront les gens qui ont du mal à bosser seuls, ceux qui ont des difficultés de compréhension, ceux qui ont besoin d’un programme fixe. Ils vont donneront une petite référence de votre niveau par rapport aux gens présents dans le groupe tout en n’étant pas fiable (ce n’est pas celui qu’on pensait être le meilleur et qui cartonnait toujours aux colles qui aura la meilleure place). Le risque c’est qu’ils vous ralentissent, qu’ils vous imposent un programme et des matières que vous n’avez pas envie de bosser maintenant, que vous vous retrouviez avec 1 ou 2 petits génies dans le groupe qui vous cassent le moral tellement ils vont vite en compréhension et apprentissage, que le moniteur vous présente une méthode qu’il considère comme royale et qui ne vous conviendra pas du tout ... Bref, c’est à double tranchant ... Soyons clair, un gars qui bosse bien seul, qui a bien compris où il allait au niveau examens et ce qu’il devait faire pour s’en sortir n’a pas besoin de cours annexes ... sauf pour éventuellement se rassurer et se comparer aux autres. Un grand nombre de personnes passent sans jamais avoir pris une heure de cours supplémentaire ...

- Coup de cœur

Coup de cœur pour les facs où les étudiants organisent eux-même des cours annexes ou un système d’accompagnement : attention, même si vous les payez, vous aurez à faire avec de futurs collègues qui s’impliquent souvent beaucoup dans les cours qu’ils donnent. Il n’est donc pas question de les traiter comme un autre service payant : quand on s’est inscrit dans ce style de cours et qu’on a dit au moniteur après quelques séances : ça me convient, je marche avec vous cette année ; et bien on vient et jusqu’au bout ! Et quand on ne peut pas venir, on passe un coup de téléphone avant ! C’est la moindre des politesse ! N’oubliez pas que c’est vous qui n’êtes pour l’instant que la moitié d’un collègue ! Si vous le devenez à 100% et que vous recroisez votre ancien moniteur plus tard, à l’hôpital par exemple, n’attendez pas plus de sympathie et de formation que ça si vous n’avez pas été capable à l’époque de ce genre de choses !

- Coup de hache

Coup de hache dans la porte de certaines boites privées, pseudo prépas à PCEM1, réelles pompes à fric où parfois certains profs de la fac vont enseigner le soir ... un vrai SCANDALE ! Renseignez vous bien avant inscription !

Pourquoi faire médecine ?

Il y a bien 50 réponses différentes possibles ! (Pour ne pas dire autant de réponses possibles que d’êtres vivants) La seule chose est d’en avoir une qui va réussir à vous tenir en haleine pour au moins vos 10 ans d’études et au mieux pour toute votre vie ! Bref, si votre réponse est du style "Pour réussir un concours d’entrée pas facile", passez votre chemin et essayez plutôt de gagner au loto ! Avant de vous engager, renseignez-vous sur les études après le PCEM1 [1], leur durée, leur difficulté, l’autre grand concours (les fameuses épreuves nationales classantes anonymes ou ECNA) mais également sur les autres professions de soins et de santé : médicales comme paramédicales, vous y trouverez peut-être votre bonheur ! Parce que faire médecine, ce n’est pas pour le prestige, c’est avant tout entrer dans une profession qui, comme pour tous les autres métiers, présente des avantages et des inconvénients.

Après le PCEM1, une partie de plaisir ?

Pas vraiment ! il n’y a que peu d’années en médecine qui peuvent être qualifiées de "cool", parfois même dans certaines facs, il n’y en a pas du tout ! La seule chose, c’est qu’il n’y a plus après le PCEM1 et jusqu’à l’internat (et son concours, les ECNA) de sélection brutale ... Par contre vous enchaînerez encore pendant toutes ces années des sessions d’examens tous les 6 mois (Parfois quelques exceptions dans certaines années où tout se passe en juin ... 1 an en 15 jours ca fait souvent mal d’ailleurs !) . Bien sûr votre méthode de travail s’adaptera ... Ainsi certains bossent par petites quantités très régulièrement, d’autres suivent une sinusoïde : rien pendant des semaines et à fond en dernière minute, chacun sa méthode pour se dégager des plages de loisir ! Bref, mieux vaut avoir une réponse qui tienne la route à la question "Pourquoi je fais médecine ?" avant de vous lancer !

Les portes d’entrées cachées de la médecine

Texte tiré du guide Théraplix des études médicales, 1er volume : “Panorama des études médicales”

1 - Conditions générales

Les candidats à une inscription en vue du diplôme d’Etat de docteur en médecine doivent justifier :

- soit du baccalauréat de l’enseignement du second degré

- soit d’une attestation de succès à un examen spécial d’accès aux études universitaires défini par la réglementation nationale

- soit d’un titre français admis, conformément à la réglementation nationale, en dispense du baccalauréat.

Pour pouvoir poursuivre leurs études au-delà de la l’année, les candidats doivent figurer en rang utile sur la liste de classement établie par l’UFR à l’issue du concours de fin d’année. En application du décret n° 84-177 du 2 mars 1984 et de la circulaire du 16 avril 1984, tout candidat français ou étranger titulaire d’un diplôme permettant l’accès à l’enseignement supérieur dans le pays où il a été obtenu pourra postuler le diplôme d’Etat de docteur en médecine.

2 - Conditions particulières

- Etudiants admis en fin de 1ere année à poursuivre des études médicales L’arrêté du 25 mars 1993 autorise l’accès en PCEM 2 aux titulaires des DE suivants :

  • sage-femme
  • infirmier
  • ergothérapeute
  • masseur-kinésithérapeute
  • psychomotricien
  • pédicure-podologue
  • manipulateur d’électroradiologie médicale
  • technicien supérieur en imagerie médicale et radiologie thérapeutique
  • orthophoniste
  • orthoptiste.

Pour ce faire, les candidats doivent justifier de 2 ans minimum d’exercice professionnel après obtention de leur diplôme, être régulièrement inscrits l’année universitaire où ils subissent les épreuves et avoir obtenu la moyenne à l’ensemble des épreuves organisées en fin de PCEM1 pour figurer en rang utile sur la liste de classement. Les étudiants ayant bénéficié de 2 inscriptions en PCEM 1 sont autorisés à prendre une seule inscription dans le cadre de cet arrêté. Le nombre de places est limité à 3 % au maximum du nombre d’étudiants normalement admis (30 en 96/97).

3 - Admission en 1ère année du 2e cycle - DCEM 1 [2]

L’arrêté du 26 mars 1993 modifié permet à certains diplômés d’accéder en l’année du 2 cycle sans avoir validé le ler cycle. Pour ce faire, les candidats doivent être soit :

  • titulaires d’un DE de docteur en médecine, en pharmacie, en chirurgie dentaire, de docteur vétérinaire
  • anciens élèves de l’ENS, section sciences, de l’ENS de Lyon ou de l’ENS de Cachan, sections mathématiques, biochimie, génie biologique, chimie, physique
  • titulaires d’un des titres d’ingénieur diplômé délivrés par les établissements suivants :
    • Ecole centrale des arts et manufactures
    • Ecole poly- technique
    • INA Paris-Grignon, Université de technologie de Compiègne
    • CNAM (spécialités biologie industrielle et agro-alimentaire)
    • ENSI chimiques de Nancy
    • ENSA de Toulouse, de Montpellier, de Rennes
    • ENSAIA de Nancy
    • ENSIAA de Massy.

Les candidats doivent déposer, avant le ler juin de chaque année, auprès d’une université comportant une UFR médicale, un dossier qui est examiné par un jury. Les candidats sont convoqués individuellement à un entretien avec le jury qui établit, ensuite, la liste des admis. Cette admission peut être subordonnée à la validation de certains enseignements. Nul ne peut s’inscrire plus de 2 fois dans le cadre de cette procédure. Les candidats ayant déjà bénéficié de 2 inscriptions en PCEM 1 sont autorisés à se présenter une seule fois dans le cadre de cette procédure. Le nombre de places est fixé chaque année (12 en 97/98).

Le serveur web de votre fac

Vous pouvez le retrouver dans la rubrique Sites de Remede.

Equivalence après avoir raté le PCEM1 ?

L’équivalence fréquemment donnée par les facs est celle qui mène directement à la deuxième année de DEUG SV. La condition est tout de même en général d’avoir obtenu la moyenne au concours ... Enfin bon, si vous rentrez en PCEM1, ce n’est pas le moment de vous poser cette question. Mais il est important de savoir que de nombreuses portes seront ouvertes en fin de PCEM 1, notamment dans les filières paramédicales et l’ingénieurie de la santé. Le moment venu, n’hésitez pas à demander conseil auprès de la faculté et de son service d’information et d’orientation.

Notes :

[1] Vous pouvez trouver des informations complémentaires dans la F.A.Q. sur les études médicales en France.

[2] des témoignages : Rentrer directement en DCEM1 - Expériences et commentaires

Modifié le 5 février 2008
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