Au cours de ses études, l’étudiant en médecine est rapidement confronté aux patients à travers les stages hospitaliers et les gardes. Souvent il est un véritable interlocuteur pour les malades, il se retrouve alors face à leurs questions et se doit de leur proposer des réponses. Mais face à la situation de crise que traverse l’homme qui devient malade, le défi pour l’étudiant en médecine se situe surtout dans l’apprentissage du dialogue qu’il doit mener. L’étudiant va donc au fil de son cursus assimiler toute une nosographie avec la thérapeutique qui en découle mais aussi et surtout apprendre à gérer la relation médecin-malade. L’une des principales difficultés dans cette apprentissage semble résider dans le fait que cette rencontre si particulière n’est souvent pas dénuée d’un impact affectif sur le soignant. C’est dans le cadre de cette constatation que l’on s’est proposé d’étudier l’implication affective du médecin dans la relation médecin-malade. Ce travail est basé sur des réflexions personnelles à partir de l’expérience déjà rencontrée à l’hôpital confrontée à des lectures critiques d’ouvrages traitant essentiellement de la relation médecinmalade. Pour aborder ce thème du vécu émotionnel du médecin, on a choisi l’exemple de la confrontation avec la souffrance d’un patient hospitalisé en unité de soins palliatifs, situation particulièrement riche en rencontres et où l’implication affective du médecin dans sa relation avec le patient est un facteur important du déroulement des soins au malade.
Avant Propos
sous la direction de M. le Professeur Drizenko
Université de Lille 2
Faculté de Médecine Henri Warembourg
Modifié le 26 janvier 2004
