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La 1ère Communauté Médicale
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Vers un prochain plafonnement de la rémunération des intérimaires

La conférence des directeurs de centres hospitaliers (CH) a demandé, dans un communiqué publié vendredi, à ce que les mesures revalorisant l’exercice médical hospitalier annoncées mardi par la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, s’accompagnent de la publication du décret plafonnant la rémunération des intérimaires.

La ministre a présenté mardi matin ses premiers arbitrages visant à revaloriser les carrières médicales hospitalières, et lancé "une seconde séquence de travail" consacrée à l’organisation et la gestion du temps de travail.
Approuvant « la » volonté de financer ces mesures - estimées à 250 millions d’euros sur trois ans -par la réduction du recours à « l’intérim », la conférence émet cependant « quelques réserves sur une compensation complète entre ces deux dépenses ».

Craignant que les mesures de soutien à l’attractivité de l’exercice médical hospitalier ne soient synonymes de surcoût pour les hôpitaux publics, la conférence souligne qu’elle attend à cet égard "la publication du décret d’application de la loi de santé visant à plafonner la rémunération journalière des intérimaires".
« Seule l’articulation des deux mesures peut permettre d’envisager cette hypothèse d’un impact limité et contenu pour les budgets hospitaliers soumis en parallèle à des efforts d’économie », insiste-t-elle.

Les assistants et chef des cliniques oubliés

Si la conférence des directeurs de CH « se félicite » par ailleurs du contenu des mesures annoncées mardi, elle précise « regretter » cependant l’oubli des statuts d’assistant/chef de clinique dans ce processus de revalorisation ».

Ces « statuts provisoires à durée courte, pourtant plébiscités par les jeunes médecins pour compléter leur formation post-internat » sont en effet « un outil incontournable en région pour la fidélisation des internes et constituent souvent le socle de très nombreuses politiques régionales d’appui au maintien des compétences entre les CHU et les CH périphériques », juge-t-elle.

Tout en saluant la création d’une prime d’engagement à destination des zones et/ou des spécialités sous-dotées, la conférence craint que « la multitude (et la méconnaissance) des postes de PH vacants sur l’ensemble du territoire national [ne] laisse présager un effort financier plus important qu’annoncé ».
Elle demande à cet égard à ce que « les modalités de choix des zones et des spécialités en tension devront être déterminées rapidement et en concertation ».

Permettre « le cumul emploi-retraite des médecins militaires »

La conférence juge par ailleurs nécessaire l’examen de nouvelles pistes pour pallier au manque de médecins urgentistes.
Elle propose, par exemple, que soit permis « le cumul emploi-retraite des médecins militaires », qui, en l’état actuel des choses, « peuvent cumuler leur retraite et un nouvel emploi dans les Espic (établissements de santé privés d’intérêt collectif) ou dans le secteur privé lucratif uniquement, mais pas à l’hôpital public ».
« Nous voyons ainsi des praticiens qui ont fait toute leur carrière au sein du service public, contraints de travailler en secteur privé faute de pouvoir apporter leur expérience aux établissements publics de « santé », regrette la conférence.

Source : www.apmnews.com

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