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Un autre regard sur la psychiatrie

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Pablo est aussi brillant que passionné. Arrivé dans les 400 premiers aux ECNi, il a choisi une spécialité en plein essor. Sa passion pour les neurosciences et son ouverture d’esprit l’ont poussé à choisir la psychiatrie. Il explique aujourd’hui à Remede.org ses études, son choix et pourrait même vous donner envie de travailler avec lui.

Comment s’est passé ton externat  ?

Il s’est globalement très bien passé, j’ai pu réaliser des stages très variés. Ces stages m’ont aidé dans mon choix de spécialité. Mon meilleur souvenir reste sans aucun doute mon stage à l’étranger l’été de la D2. J’ai passé un mois au Québec avec deux co-externes. J’avais choisi la neurologie, et j’ai eu la chance de rencontrer des médecins très pédagogues qui ont renforcé mon attrait pour les neurosciences. Ce stage nous a également permis de découvrir une autre culture et une manière différente d’exercer. Cette possibilité de réaliser un stage en dehors de France est vraiment une grande opportunité  ! Je retournerai au Canada avec grand plaisir.

Quand as-tu décidé de faire de la psychiatrie  ? As-tu hésité avec une autre spécialité  ?

Quand je suis entré en PACES, j’étais surtout intéressé par la pédiatrie, mais je me suis progressivement réorienté vers les neurosciences en deuxième puis troisième année. Les enfants, c’est sympa deux minutes, mais il faut se lever tôt pour qu’ils nous expliquent ce qu’il se passe dans leur tête  !

J’ai ensuite hésité jusque quelques semaines avant les choix entre neuroradio, neurologie et psychiatrie. Je n’avais pas envie de retravailler des années dans des domaines qui ne m’intéressaient pas pour faire radio. La neurologie quant à elle reste très intéressante, mais la nosographie des maladies psychiatriques et leur clinique sont tout de même plus stimulantes. Mais c’est le vaste champ de recherche encore inexploité dans ce domaine qui a déterminé ma décision.

Comment se passe ton internat  ?

Jusqu’à présent très bien, premier stage aux urgences psychiatriques de Bourg-En-Bresse et actuellement dans un secteur d’entrée au Vinatier, l’hôpital psychiatrique de Lyon.

Les premiers jours sont bien entendu un peu difficiles : on est beaucoup moins sûr de soi en face d’un vrai patient que devant son QCM  ! Même si les patients restent les mêmes entre l’internat et l’externat, on a rapidement besoin d’un certain degré d’autonomie dans la prise en charge sans nécessairement disposer de toutes les clés. Mais l’équipe et les chefs ont été très présents et compréhensifs. Je ne regrette pas du tout mon choix  !

Le rythme de travail en psychiatrie très agréable contrairement à d’autres spécialités. Ma journée type démarre à 9 h pour se terminer entre 17 h et 18 h 30, en fonction des entrées avec une longue pause à l’heure du déjeuner. La pose des ½ journées de formation et des jours de récupération est également bien reconnue en psychiatrie. Néanmoins l’attention et la concentration demandées au quotidien sont importantes et la fatigue est bien présente le soir  !

Comment abordes-tu l’avenir  ?

Détenteur d’un Master 1, j’envisage de poursuivre dans cette voie avec un Master 2 en neurosciences cognitives pour finir par une thèse avec comme objectif de travailler dans la recherche, tout en gardant une activité clinique à côté, sans doute à l’hôpital. Le champ de la psychiatrie computationnelle m’intéresse énormément. Ce domaine a pour ambition d’utiliser les progrès récents obtenus en neurosciences computationnelles, comme la tentative de mise en algorithme des principaux processus cognitifs, en les appliquant à la psychiatrie. Et ce aussi bien dans l’ aide diagnostique grâce à de nouveaux modèles ou dans la recherche de nouvelles méthodes thérapeutiques.

Aujourd’hui, pourquoi choisir la psychiatrie  ?

D’abord pour la diversité de cette spécialité  ! Sur le plan de la clinique, la psychiatrie regroupe des pathologies très différentes qui sont autant de possibilités de surspécialisation, de champs de recherche et de variété dans la pratique quotidienne. Les possibilités d’exercice sont également multiples, rien qu’en libéral il est possible d’avoir une approche des patients complètement différente, suivant sa propre sensibilité. Si l’on s’oriente plutôt vers une carrière universitaire et la recherche, la diversité est également bien présente. Les neurosciences sont en plein essor. La psychiatrie est une spécialité transversale. Les psychiatres ont le choix de s’orienter vers de la recherche en sociologie, en ethnopsychiatrie, en psychologie ou en philosophie notamment. Il ne faut pas nier que la qualité de vie et les conditions de travail constituent un avantage indéniable. Et dans l’humour carabin, les psychiatres ont toujours les meilleures anecdotes à raconter dans les soirées  !

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  • Idris Amrouche
  • Rédacteur remede.org
  • amrouche.idris@gmail.com
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