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Suicide de jeunes médecins, l’ISNCCA tire sur la sonnette d’alarme

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L’ISNCCA alerte sur la survenue de deux nouveaux suicides de jeunes médecins en dix jours dans des établissements hospitaliers. Le syndicat demande à participer aux réunions d’information pour la constitution de l’Observatoire national de la qualité de vie au travail. Entretien avec son président Emanuel Loeb.

Deux jeunes médecins hospitaliers se sont suicidés ces dix derniers jours : un jeune assistant orthopédiste exerçant au CH de Castres et une jeune gynécologue oncologue travaillant au centre Paul Strauss à Strasbourg...

Nous ne connaissons pas les conditions de survenue de ces deux drames. Nous souhaitions juste faire remarquer aux représentants du ministère de la Santé que notre syndicat n’a pas été invité à la réunion d’information du 11 juin dans le cadre de la création d’un Observatoire national de qualité de vie au travail des professionnels de santé exerçant dans le sanitaire et le médico-social. Et pourtant, les jeunes sont une population à risque, comme en témoignent ces deux tragédies.

Les internes sont-ils plus en souffrance que les autres ?
Le plus dramatique, c’est la récidive de tels événements. Déjà en 2012, en tant que président de l’Isni, j’avais participé à la réalisation d’une grande enquête sur le temps de travail des internes. Nous avions préconisé la création d’un observatoire qui a toutefois nécessité des années pour être mis en place. Et pour autant nous n’avons pas été invités à participer aux premières réunions. C’est un mauvais signal donné. Notre rôle de syndicat serait justement de pouvoir apporter une aide à celles et ceux qui sont en souffrance.

Quelles sont pour vous les initiatives pertinentes dans la prévention des risques ?

L’ordre des médecins a mis en place un numéro unique d’écoute, d’assistance et d’entraide (0800 800 854) pour l’ensemble des médecins en souffrance. C’est déjà une bonne initiative soutenue par la puissance publique qui doit être soutenue par la mise en place d’un observatoire.

Pourquoi souhaitez-vous être reçus par le ministère ?

Sur le terrain, nous constatons la dégradation des conditions de travail et la précarisation de l’entrée dans les carrières hospitalières. Selon un sondage publié le 12 juin par le syndicat des chefs de clinique et assistants des hôpitaux de Paris (SCCAHP), 20 % des jeunes professionnels franciliens estiment que leur poste actuel « est menacé par les restrictions budgétaires ». Et près de 68 % d’entre eux se disent « inquiets », voire « très inquiets », quant à leurs perspectives professionnelles.

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  • Arnaud Janin
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