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Réforme 2018 : la fin des prépas ?

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La fin d’année est mouvementée pour le gouvernement. Les réformes s’enchaînent les unes après les autres. L’hôpital et le monde médical dans son ensemble sont au cœur de ces bouleversements. Ce changement de paradigme que vivent les étudiants et professionnels de santé aura probablement des effets collatéraux. Des effets qui réjouiront certains, car même sans le vouloir, ils effaceront peut-être des inégalités qui s’étaient installées au fil des années.

La Paces et avant cela, le concours de première année, était gage d’égalité entre les étudiants. La qualité du travail devait être le seul facteur de réussite. Le modèle français devait garantir la chance à chacun de s’orienter vers les filières très demandées. Peu à peu, des instituts de formations complémentaires se sont implantés dans le paysage universitaire : parmi les premières, Cours Galien, et bien d’autres sont arrivées sur le marché. Ces prépas proposent des cours et des colles (mini-examens) à leurs étudiants. Le véritable intérêt de ces prépas n’a jamais été prouvé, surtout avec la réponse, tardive, des universités en créant des tutorats quasiment gratuits et de bien meilleure qualité. Aujourd’hui, le système est totalement dérégulé, profitant de la détresse psychologique des étudiants et de l’inquiétude des parents pour augmenter sans cesse les prix de ces instituts, dont les prix oscillent aujourd’hui entre 1 500 et 10 000 euros par année. Un business juteux qui sera peut-être mis à mal par la réforme du premier cycle.

La réforme 2018

La réforme des études de santé prévoit de supprimer le concours de première année. Une autre méthode de sélection, dont les contours seront révélés prochainement, devrait être instaurée. Une sélection plus tardive qui permettrait l’entrée de profils plus divers en médecine, un peu comme le permettent aujourd’hui les passerelles. Cette sélection, qui ne sera plus sanctionnée par un concours comme c’est le cas aujourd’hui signera-t-elle la fin des prépas privées ? Le gouvernement n’a pas mentionné cette volonté dans la description de la réforme, ce que beaucoup regrettent. Les business models des prépas sur des colles à répétition devront sûrement être revus.

D’autres concepts à venir ?

Sans volonté claire du gouvernement, ces entreprises proposeront certainement d’autres méthodes de formation optionnelles. Les associations étudiantes demandent depuis longtemps l’interdiction de ces prépas. Cependant, diminuer la pression portée par les étudiants de première année, multiplier les voies d’accès aux études médicales permettra peut-être de diminuer le recours aux prépas privées.

Oublié de la réforme, le problème des instituts de préparation au concours de Paces et le poids financier que cela fait porter sur les étudiants et leur famille sera peut-être réglé. En l’absence d’annonce et d’alternative, le risque est toujours présent. Les universités et les associations étudiantes devront donc redoubler d’efforts pour ne pas laisser le système se corrompre à nouveau.

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  • Idris Amrouche
  • Rédacteur remede.org
  • amrouche.idris@gmail.com
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