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Psychologue clinicienne, elle débute sa 3 ème année de médecine

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Frumusachi Mihaela a commencé sa carrière à l’hôpital très tôt. Psychologue clinicienne, elle estime « manquer de maturité » face aux situations complexes auxquelles elle fait face. Elle se lance alors dans une demande de passerelle en médecine, aujourd’hui en 3e année, elle a trouvé sa voie.

Quel est ton parcours ? Qu’elles ont été les raisons de ces choix ?

Je suis psychologue clinicienne, diplômée de Paris 5 avec une orientation psychanalyse. J’ai aussi exercé à l’hôpital en tant que psychologue, dans un service d’oncologie et addictologie.

Au cours de ma formation précédente, j’ai effectué l’essentiel de mes stages à l’hôpital. (Pédiatrie, urgences, douleur, soins palliatifs, psychiatrie, etc..). Mon exercice à l’hôpital a débuté très rapidement après l’obtention de mon diplôme de psychologie. Mais les pathologies lourdes tant sur le plan médical que psychique m’ont fait butter contre des difficultés dues à mon âge jeune, mon manque d’expérience. Je préférais « vieillir », prendre de la maturité, en reprenant des études médicales. Par ailleurs, j’ai rencontré des équipes médicales, médecins dont un ancien généraliste — médecin de campagne, qui m’a beaucoup « inspirée » et aidée à trouver ma voix.

Dans ma famille il y a 5 médecins, je pense que ça a beaucoup joué sur mon choix, du moins inconsciemment, et dans l’orientation vers une spécialité portée sur le soin.

Quelles ont été les étapes pour ta passerelle ?

Tout d’abord la prise de conscience que j’avais envie de poursuivre ces études. Ensuite la prise de décision de m’engager dans la démarche, je n’étais pas seule, un ami a fait le même parcours que moi. Enfin, il y a le passage à l’action, l’écriture de la lettre de motivation que je fais et refais à de nombreuses reprises. L’attente des résultats est à la fois un moment d’angoisse et d’euphorie. Une fois que l’on sait à quoi s’attendre, c’est paradoxalement libérateur et angoissant.

Quels pourraient être les freins pour entamer des études de médecine ?

C’est banal, mais je dirai bien sûr l’argent. Avant de commencer ces études, je me suis assurée que mes parents étaient prêts à m’aider sur ce plan. Ensuite, les autres freins sont propres à chacun, à la situation personnelle et familiale. Les études médicales sont engageantes, il faut donc il faut sacrifier des soirées, des week-ends, des vacances pour réviser. Je ne suis pas encore externe, mais il arrive qu’à l’hôpital on ne soit pas toujours traité avec bienveillance, il faut s’attendre à des attitudes agressives ou hostiles, il y a des chiffres inquiétants sur la santé psychique des étudiants en médecine.
Il y a aussi beaucoup d’attente vis-à-vis des étudiants, c’est normal, parfois peut être excessif, retenir beaucoup d’information rapidement, ne pas avoir droit à l’erreur, et toujours augmenter son savoir théorique… Peut-être des stigmates du concours PACES.

Quel a été le regard des autres sur ta décision ?

Le regard de mon entourage a été positif, la famille, les amis, n’ont pas manqué de me rappeler que je faisais un choix courageux. La plupart des choses qu’on fait dans la vie, des grandes décisions, demandent du courage.

Comment se déroulent tes études ? En es-tu satisfaite ?

Au cours de la deuxième année j’ai tout de suite commencé à travailler, j’ai mis du temps à faire des QCM, mais une fois lancée j’ai trouvé ça très ludique et même amusant. J’ai validé ma deuxième année, au second semestre j’étais beaucoup plus sereine.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

D’abord valider ma troisième année (rires) et arriver à l’internat sans redoublement. Oui je vois l’avenir à court terme. Je suis ensuite assez impatiente de faire des stages pour apprendre les gestes infirmiers, médicaux si possible, pour me défaire de mes « vieux » réflexes de psychologue, à savoir acquérir la technique et l’examen clinique.
Concernant la spécialité je ne sais pas, les stages futurs vont m’aiguiller davantage et je laisse les choses murir.

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  • Idris Amrouche
  • Rédacteur remede.org
  • amrouche.idris@gmail.com
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