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Pharmacien-Sage-femme : c’est possible

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Mickaël Champey a commencé son cursus post-PACES en école de sage-femme. Il débute aujourd’hui sa carrière dans l’industrie pharmaceutique. Un parcours atypique, permis aujourd’hui par les passerelles entre les études de santé. Mickaël explique à Remede ses choix et son parcours, et prouve qu’être pharmacien-sage-femme c’est non seulement possible, mais aussi particulièrement avantageux.

Quel est ton parcours ?

J’ai fait deux années de PACES puis j’ai finalement opté pour le cursus de sage-femme. Cette filière était par ailleurs mon premier choix. J’ai ensuite continué mes deux années à l’école de sage-femme (L2 et L3) à Grenoble. Je ne me suis pas arrêté là, car en même temps que ma troisième année, j’ai fait un master 1 en pharmacologie.
C’est à la fin de cette troisième année que j’ai fait ma demande pour la passerelle et que j’ai été accepté en P2 pharma.

Pourquoi avoir choisi sage-femme après ta PACES ?

J’ai choisi sage-femme parce que j’ai toujours voulu travailler dans le domaine de la santé. Je souhaitais m’orienter vers un domaine médical qui était synonyme de « joie ». L’hôpital est plutôt synonyme de maladie, de mal-être. Choisir sage-femme c’est, le plus souvent, partager un moment de bonheur. Je trouvais aussi ce métier passionnant par son aspect médical, de prescripteur, associé à une partie pratique réelle et intense. On prescrit les actes que l’on va réaliser et c’est une profession qui laisse une grande liberté de manœuvre.

Pourquoi ensuite opter pour pharmacie ?

J’avais pour projet de continuer sage-femme pour ensuite aller dans le secteur de la recherche et passer un doctorat afin d’évoluer dans ma carrière. Malheureusement les financements pour une thèse lorsque l’on est sage-femme sont difficiles à obtenir. Le choix de poursuivre mes études en pharmacie me semblait plus judicieux vis-à-vis de ce choix de carrière et de mes affinités pour la science en général.

J’aimais beaucoup la pharmacologie et la science du médicament, d’où mon master en pharmacologie. Je me suis donc renseigné sur mes possibilités de réorientation.
J’ai découvert qu’il existait une passerelle, j’ai donc déposé mon dossier sans être complètement décidé.
J’avais, comme beaucoup, des aprioris sur le métier de pharmacien. Je pensais qu’il n’y avait que des pharmaciens d’officine, ce qui ne m’a pas forcément attiré. Mais j’ai découvert qu’il y a d’autres voies comme l’internat en pharmacie ou encore l’industrie pharmaceutique, qui correspondaient plus à mon projet professionnel.

Comment se passent tes études de pharmacie ?

Mes études de pharmacie se passent très bien. J’ai choisi la filière industrie en 6e année. Je me suis orienté vers un mastère spécialisé dans le contrôle du médicament à Paris Sud. À part un retard non négligeable en chimie, ce qui a été difficile à assimiler au début, je m’en suis sorti pour le reste. Il y a beaucoup de connaissances communes entre les études médicales, beaucoup de transversalités. Il y avait donc de nombreux concepts déjà vus en école de sage-femme.

Aujourd’hui encore, mes deux années de sage-femme me sont utiles. Pour les proches naturellement, mais aussi pour le travail puisque généralement cela intrigue les recruteurs et il trouve mon CV particulièrement original. Les pharmaciens-sages-femmes ne courent pas les entretiens. Il est important pour moi d’assumer et de valoriser mon expérience acquise pendant mes études de sage-femme. J’ai appris à travailler de façon organisée, en équipe et avec des responsabilités.
Enfin, l’aspect clinique n’est pas négligeable, ce qui manque un peu dans les études de pharmacie.

Il y a cependant quelques inconvénients, et pas des moindres. Les études commencent à être longues. Je n’ai pas eu la possibilité de faire un échange Erasmus, et comme je le dis plus haut, mon retard en chimie m’a demandé beaucoup de travail.

As-tu un projet professionnel ?

J’ai déjà choisi mon orientation. Ça sera donc, pour moi, l’industrie pharmaceutique, et plus précisément le contrôle du médicament. Mon objectif c’est de concilier un travail en laboratoire et de cadre. Une des choses qui me réjouit le plus dans le fait d’avoir changé de filière, c’est de ne plus être de garde. Plus de nuit et de weekend passé à l’hôpital, c’est un gros avantage.

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  • Idris Amrouche
  • Rédacteur remede.org
  • amrouche.idris@gmail.com
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