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Pénurie d’ophtalmologistes programmée

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Avec seulement 141 postes d’internes pour la rentrée 2017, un délai d’attente de plus de 100 jours pour consulter en ophtalmologie... Les perspectives de cette spécialité semblent bien sombres alors qu’il y a deux ans le Syndicat national des ophtalmologistes se réjouissait de l’amélioration la densité des praticiens sur l’ensemble du territoire.

Des effectifs en baisse constante dans la spécialité ophtalmologie avec une trentaine de postes en moins depuis deux ans pour les internes.
Le SNOF en réclamait 200 pour contrebalancer le départ à la retraite de 250 d’entre eux chaque année. Un ophtalmo sur deux n’est pas remplacé et ce n’est pas la délégation des tâches aux orthoptistes (le travail aidé) qui suffira à assurer un égal accès aux soins des Français alors que la demande de soins oculaires va doubler dans les 15 prochaines années en France.

NOMBRE DE POSTES D’INTERNES

MOINS 28 POSTES depuis 2015

« Comment expliquer cette baisse, alors que le délai d’attente pour obtenir un rendez-vous est en moyenne de 100 jours, le plus long de toutes les spécialités ? Nous savons qu’il y a des contraintes cette année dans la répartition des postes, suite à l’apparition de nouvelles spécialités comme la médecine d’urgence ou la gériatrie, mais le volume de postes en ophtalmologie aurait dû être sanctuarisé, comme cela a été le cas pour d’autres spécialités » plaide le Dr Thierry Bour, Président du SNOF qui demande à être reçu par la ministre des Solidarités et de la Santé dans les plus brefs délais.

Pour mémoire en 2015 : le SNOF indiquait que la résorption de la pénurie était en marche avec 9 postes de plus et se félicitait d’une augmentation régulière face à la hausse croissante des besoins grâce nombre d’internes formés.

Résultat deux ans après : on constate toujours une multiplication par 3 du nombre d’ophtalmologistes en activité après 65 ans et ce depuis 2010…et l’implantation d’ophtalmologistes étrangers (entre 30 et 50 par an).

Autre cas de pénurie d’internes
Impact négatif de la réforme

Ce n’est la seule spécialité qui déplore un déficit d’internes. Actuellement, 388 internes travaillent dans les services de gériatrie à l’AP-HP ; ils seront 120 de moins à la rentrée. Ici, c’est moins le nombre de postes attribués à l’issue du concours des ECNi qui est remis en cause mais la maquette du DES de médecine générale issue de la réforme du troisième cycle car « beaucoup moins d’internes de médecine générale vont passer les services de gériatrie qui représentent 30% des lits du CHU et 10% des praticiens hospitaliers » précise le Pr Noël Garabedian, président de la commission médicale d’établissement (CME) de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris dans un entretien à Hospimedia.

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  • Anne Marie DE RUBIANA
  • Rédactrice en chef de Remede.org
  • amderubiana@remede.org
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