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Paces- ECN : « Qui pose les questions ? Et donc insidieusement qui corrige... »

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Major en Paces et classé 35 ème aux ECN d’odontologie, Tom Onghena a suivi un parcours sans faute à Rennes (35). Très serein avant de faire son choix définitif pour l’internat, il partage avec Remede.org son expérience tant studieuse que festive. Philosophe, il martèle que « votre méthode, c’est celle qui marche ! »

Après un BAC S, Spé SVT obtenu avec mention Bien en 2012, Tom entre à la Faculté de médecine de Rennes en 2013. Issu d’une grande famille de médecins, on pourrait penser que bon élève scientifique, il aurait suivi une route toute tracée. Mais non, sa vocation etait bien plus ancienne. J’ai commencé mon traitement d’orthodontie vers 9 ans et depuis j’ai toujours été intéressé par dentaire. J’ai suivi un stage en Orthodontie (ODF) en classe de 3 ème, puis un autre en cabinet d’Orthopédie fonctionnelle lorsque j’étais 1 ère S. Donc j’avais bien en tête de faire dentaire en m’inscrivant en PACES. Cependant je dois avouer qu’à la suite de mes résultats du S1, qui était bien meilleurs que je ne le pensais ; j’ai hésité un peu avec médecine. En effet, la chirurgie maxillofaciale et la radiologie sont deux spécialités qui me passionnent explique-t-il.

Mais il s’est tourné vers un choix pragmatique car il pourra pratiquer ces deux spécialités en dentaire. Notamment grâce au développement de la tomographie volumétrique à faisceau conique (TVFC), une sorte d’examen 3D avec une irradiation plus faible qu’un scanner et une meilleure résolution spatiale, qui connaissait déjà un essor considérable dans le milieu dentaire. Par ailleurs, je savais que je serai amené à travailler étroitement avec des professionnels de la Chirurgie maxillofaciale, notamment dans le cadre du traitement orthodontico-chirurgical (préparation orthodontique avant la chirurgie orthognathique des bases osseuses), donc je gardais un pied dans ce milieu, poursuit-il.

Ensuite est venu le temps des année pré-cliniques (O2, O3) avec le rythme festif plus que studieux de la deuxième année jalonnée par bon nombre de soirées et du fameux week-end d’intégration le Séjour de Préparation aux Ereintantes Etudes de Dentaires (SPEED) !

La troisième année redevient plus studieuse mais laisse de la marge d’action pour les fanas du ski et des soirées bien arrosées. Mais dès la 4 eme année, ces moments festifs entrecoupent la vie réelle des externes en odontologie lancés dans le grand bain dès les premiers jours de cliniques avec des patients à gérer, parfois des gestes à effectuer alors même qu’on a pas encore eu les cours…

Dès la cinquième année, l’ambiance concours revient au galop. Ce concours ne laisse pas place au hasard ou aux impasses, les notes sont extrêmement serrées. Ainsi, avec la même note sur 400 que le 34 ème, j’ai perdu une place à cause de la répartition des points notamment sur les grandes questions. Les classements des premiers sont souvent dans un mouchoir de poche, seul le major a souvent une avance confortable.

Après quelques jours de vacances bien méritées lors d’un « road trip » aux USA, notre étudiant surfeur et voyageur envisage de repartir en voyage « back pack » avant son affectation d’interne. Amérique du Sud, peut être la Colombie pour celui qui s’interroge aujourd’hui non pas sur choix de spécialité mais sur son lieu d’affectation.

Une position confortable pour celui qui a toujours voulu être orthodontiste. J’ai toujours aimé le contact avec les enfants, leur spontanéité et l’orthodontie, contrairement à la chirurgie, me permet d’avoir un suivi sur plusieurs années des patients à un âge où ils changent beaucoup. Le côté intellectuel, la biomécanique, l’importance des paramètres fonctionnels et le suivi de la croissance me plaisaient particulièrement.

Après avoir passé 23 ans à Rennes, il ressent un grand besoin de changer d’air et de découvrir un autre endroit… autant motivé par la qualité de formation que sa passion du sport et son désir de profiter de la vie. On sacrifie beaucoup de choses dans les études de santé. On n’a qu’une jeunesse et pas question pour moi de passer à côté ! L’ internat, ce seront mes plus belles années, celles où l’ on apprend enfin son futur métier sans trop de contraintes administratives et personnelles, même si je sais aussi que je vais devoir travailler dur ! Un choix guidé plus par le cœur que par la raison.

Ses conseils aux futurs PACES :

Lancez-vous, uniquement si la science, la médecine, le soin vous passionne. Si vous voulez aider votre prochain, si vous avez de l’ empathie et si cela ne vous dérange pas de mettre, au moins temporairement de côté votre vie. Dans le cas contraire, vous perdrez votre temps en échouant ou bien vous regretterez d’avoir choisi ces études. N’écoutez que vous, il existe autant de méthodes que d’individus. Ne regardez pas trop les autres, battez-vous contre vous-même.

Un cadre propice

Le cadre familial et matériel est forcément un atout pour étudier sereinement : J’avais la chance d’être à 10 minutes de la fac en vélo et de pouvoir partager un repas en famille le soir sans me préoccuper des questions d’intendance.

Entourez-vous de bons amis aussi motivés que vous et aidez-vous les uns les autres.

Trouver sa propre méthode de travail

Je travaillais bien entendu le cours du jour l’ après-midi, puis dès que je le maitrisais, je revoyais le cours de la veille puis celui de l’avant-veille et ainsi de suite. Je m’accordais un moment de la journée pour faire d’autres révisions. J’adaptais la matière à mon envie. Quand j’étais motivé je faisais des choses que j’aimais moins et quand la motivation baissait je faisais les choses que j’aimais le plus. Après chaque cours, je faisais des QCM ce qui me permettait de voir les points importants et une vision différente du cours. J’ai une mémoire visuelle donc je n’écrivais pas, je relisais plusieurs fois et parfois je me récitais à voix haute pour activer aussi la mémoire auditive. Je faisais des liens entre différentes matières afin de fixer l’information.

Adapter son rythme de révisions et la vie personnelle.

En paces, je dormais 7h par nuit, je m’accordais 15 à 30 mn par repas, et j’avais 20 mn de vélo pour aller à la fac. Je m’autorisais 2 sorties sport par semaine et une petite sortie avec des amis de temps en temps. L’important est de trouver son équilibre. Je détestais les révisions, donc pendant ces périodes je faisais d’avantages de sports, loisirs...

Prendre de l’avance avant la Paces ou non

Il admet avoir fait un stage intensif de prérentrée qui l’a surtout motivé à l’idée de ne pas redoubler donc de travailler dès le début au maximum.

Les incontournables

Le Netter, le Kamina et les annales. Là seule question à vraiment se poser c’est qui pose les questions ?.

 

Ses conseils pour préparer l’internat, épreuve sanctionnant les 5eme et 6 eme année et ouvrant droit aux spécialités de Médecine bucco-dentaire (MBD), chirurgie orale (CO) et orthopédie-dentofaciale/orthodontie (ODF).

Je n’ai pas du tout travaillé comme en PACES, j’ai accordé une grande importance à mon équilibre, le sport, une vie sociale. Comme pour la PACES, la grande question est toujours : Qui pose les questions ? Et donc insidieusement qui corrige...

Réviser les annales sur plus de dix ans

Il faut donc réviser sur les données nationales : tous les ouvrages et articles écrits par les PU-PH et MCU-PH de France pour chaque matière alimentent les bases de données. S’entrainer en condition de concours est primordial, car c’est une des principales difficultés de l’internat en odontologie.

Travailler le rédactionnel et la LCA

Pour l’internat en dentaire, on n’est pas encore passé aux iECN donc cela reste très rédactionnel. Pour l’épreuve de questions qui se déroule sur 3h, le temps est extrêmement réduit pour y répondre aux questions. Les meilleurs candidats ont entre 11 et 12/13 sur 20.

Si l’épreuve de LCA ne représente que 40 points/400, ce 10 ème de la note est absolument décisif dans le classement final. Avec 32/40 cela me permet d’avoir des choix de villes d’affectations plutôt sympas.

Préserver son équilibre de vie

Ecoutez-vous, reposez-vous, accordez-vous des pauses du temps libre et changez-vous les idées en voyant des amis de temps en temps. Mes meilleurs moments cette année ont été les quelques sorties que je me suis autorisé notamment en Wakeboard, à l’approche du concours qui m’ont donné une énergie et une pêche d’enfer ! La natation et la course à pied m’ont aussi permis de canaliser mon stress. Faîtes tout pour garder le moral, un mental sans faille est aussi décisif à votre succès.

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  • Anne Marie DE RUBIANA
  • Rédactrice en chef de Remede.org
  • amderubiana@remede.org
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