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Numerus clausus revu à la baisse pour les sages-femmes

Face à la croissance soutenue du nombre de sages-femmes en exercice, la profession va devoir faire face à des difficultés d’accès à l’emploi, d’ores et déjà rencontrées par les jeunes diplômé(e)s. L’Ordre des sages-femmes propose de réduire progressivement le numerus clausus à partir de la rentrée 2017.

Alors que l’effectif des sages-femmes actives a augmenté de plus de 70 % en vingt ans, le nombre de naissances a, quant à lui, évolué d’environ + 10 % dans le même temps. Le même constat peut être fait sur les femmes âgées de plus de 15 ans. Le rythme tendanciel de croissance des sages-femmes actives semble donc incompatible avec les perspectives de développement des besoins d’offre de sages-femmes et ceci malgré les nouvelles compétences acquises dernièrement (gynécologie de prévention, IVG…).

Y-a t ’il trop de sages-femmes en France ?

Confronté à cette situation démographique très particulière, le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes exprime depuis plusieurs mois une forte inquiétude quant à l’insertion des futurs diplômé(e)s sur le marché du travail et les conditions d’exercice de toute une profession.

L’Ordre a donc réalisé une étude permettant de tracer l’évolution de la démographie des sages-femmes pour les dix prochaines années selon plusieurs scénarios. Dans l’objectif de modérer cette croissance excessive des sages-femmes actives, les conclusions de l’étude préconisent une diminution du numerus clausus sur 5 ans avec une réduction d’environ 10 % pour la rentrée universitaire 2017. Afin de limiter l’aggravation des disparités régionales déjà existantes, il conviendra d’envisager une baisse modulée par région, en tenant compte de différents indicateurs.

Ce sont les propositions que le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes exprimera dans le cadre de sa participation, par voie consultative, à la procédure de fixation du numerus clausus, qui se tient généralement à la mi-octobre chaque année.

Pour Marie Josée Keller, Présidente du Conseil national de l’Ordre des sages-femmes, « les difficultés à trouver un emploi que rencontreront les futures diplômées dans les années à venir vont fortement s’aggraver. S’il est trop tard pour faire obstacle à l’évolution déjà enclenchée, il nous apparaît en revanche nécessaire de nous engager en faveur d’une diminution du numerus clausus. Toute la profession doit en prendre conscience pour l’avenir de notre métier et ses conditions d’exercice ».

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