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Médecin coordonnateur en EHPAD : ça recrute !

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Garant de la coordination des soins au sein des établissements pour personnes âgées dépendantes, le métier de médecin coordonnateur a le vent en poupe. La tendance est à un exercice exclusif, de moins en moins en parallèle de la médecine générale.


Etat des lieux

Avec un nombre d’EHPAD en hausse continue (4500 établissements de ce type en 2006 ; 10 000 aujourd’hui), les recrutements de médecins coordonnateurs vont aller bon train dans les prochaines années.
Jusqu’à présent, une majorité (55% environ) était des médecins généralistes, exerçant ces fonctions de coordination en établissement en complément de leur activité libérale. La donne est en train de changer car les établissements essaient actuellement de se regrouper et d’avoir un médecin coordinateur salarié à cheval sur plusieurs établissements. Une tendance qui répond à plusieurs impératifs : s’adapter à la tension démographique dans cette spécialité et répondre au souhait des directeurs d’EHPAD, qui préfèrent avoir des médecins coordinateurs qui exercent ce travail à temps plein. Que penser d’une telle évolution ? « C’est un peu dommage car les personnes en EHPAD sont des personnes à domicile, cela reste donc intéressant que le médecin coordonnateur ait une fonction de médecin généraliste. Mais cette évolution n’est pas étonnante : c’est un métier qui évolue très vite -avec notamment des modifications complexes de tarifications- et qui s’éloigne du médical », souligne le Dr Mouterde, ancien administrateur du SNGIE (Syndicat des généralistes intervenant en EHPAD).


Quelles missions ?

La fonction de médecin coordonnateur a été définie par l’arrêté du 26 avril 1999, fixant le cahier des charges de la convention annuelle tripartite. Le décret du 28 mai 2005 est venu préciser sa formation et précise ses 11 missions :
-  il élabore le projet général de soins
-  il donne son avis sur les admissions des résidents
-  il organise la coordination des professionnels de santé salariés et libéraux exerçant dans l’établissement
-  il évalue et valide l’état de dépendance des résidents
-  il veille à l’application des bonnes pratiques gériatriques
-  il veille à ce que les prescriptions de médicaments soient adaptées aux impératifs gériatriques
-  il contribue à la politique de formation
-  il élabore un dossier-type de soins
-  il établit un rapport annuel d’activité
-  il participe à la mise en oeuvre de la convention signée entre son établissement et les établissements de santé au titre de la continuité des soins.
-  il collabore à la mise en œuvre des réseaux gérontologiques
-  il identifie les risques éventuels pour la santé publique dans les établissements et veille à leur prévention
-  si besoin, en urgence, il fait des prescriptions pour les résidents de l’établissement au sein duquel il exerce ses fonctions de coordonnateur


Formation, statut et rémunération

Comment accéder à cette spécialité ? Il y a trois voies différentes possibles :
-  être titulaire d’un DU de médecin coordonnateur
-  être titulaire d’une capacité de gériatrie
-  obtenir une attestation de formation médicale continue sur deux ans, complétée par des stages pratiques
Pour ce qui est de la rémunération, elle est fixée par référence à celle des PH en établissement public et par référence à la convention en établissement privé.
En moyenne, le salaire est compris entre 3500 et 4000€ en net, en équivalent temps plein, dans le privé comme dans le public (avec néanmoins une marge de négociation possible dans le privé). Sachant qu’une majorité de médecins coordonnateur essaient aujourd’hui de concilier un mi-temps de coordination avec un mi-temps libéral.

L’avis de l’expert
Dr Jean-Christophe Mouterde, ancien administrateur du SNGIE (Syndicat des généralistes intervenant en EHPAD).

Moins de médecine, plus de management

« C’est un métier passionnant, et le salariat peut intéresser un certain nombre de jeunes médecins, des femmes avec enfants en bas âge notamment.
Mais le cœur du métier s’éloigne petit à petit de la médecine. Les missions du médecin coordonnateur sont centrées aujourd’hui sur l’évaluation de la dépendance et de la perte d’autonomie des personnes âgées. Nous avons une équipe à gérer et nous n’exerçons pas directement un travail médical : il faut aimer le management. Par ailleurs, en raison de l’importante pression sur la démographie médicale, tous les médecins qui ont une activité mixte sont amenés progressivement à se recentrer sur leur activité libérale. Il y a néanmoins un certain nombre de médecins, qui, une fois à la retraite, conservent leur poste de médecin coordonnateur plusieurs années
 ».

Pour en savoir plus :

Le site du SNGIE, où vous trouvez notamment un diaporama sur les démarches à faire avant de vous de vous lancer comme médecin coordonnateur :

Le décret du 2 septembre 2011 relatif au temps d’exercice et aux missions du médecin coordonnateur

Le décret du 30 décembre 2010 relatif à l’intervention des professionnels de santé exerçant à titre libéral dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes

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  • Sophie Cousin
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