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Les résidents privés de thèse sont invités à reprendre du service

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Marisol Touraine et Najat Vallaud-Belkacem avaient permis dans le projet de loi « Modernisation, développement et protection des territoires de montagne » aux personnes qui n’avaient pas soutenu leur thèse dans les temps, de la soutenir afin de pouvoir exercer la médecine. Les nouvelles ministres Agnès et Buzyn et Frédérique Vidal veulent aller plus loin avec le décret relatif à l’inscription universitaire des personnes ayant validé la formation du résidanat et n’ayant pas soutenu leur thèse.

Le décret signé le 28 mars 2018 suffira-t-il à motiver les troupes insoumises à reprendre du service ? Effectivement, de nombreux étudiants en médecine pour telle ou telle raison n’ayant pas soutenu leur thèse à l’issue de leur cursus dans les délais de six ans et se voyaient donc interdits d’exercer la médecine en France.

Jusqu’à la réforme de 2004, les futurs généralistes ne passaient pas l’internat mais poursuivaient à l’issue du deuxième cycle un résidanat de deux ans et demi puis de trois ans pour les promotions de résidents de 2001. A partir de 2004, tous passent l’examen national classant appelé ensuite ECN puis ECNi. Le terme résidanat est abandonné pour celui d’internat de médecine générale pour revaloriser la profession avant qu’elle n’obtienne le terme de spécialité quelques années plus tard. Tous ceux qui n’avaient pas validé leur thèse avant la fin 2012 ne pouvaient s’installer, ni exercer, un combat pour lequel s’est engagé le syndicat des jeunes médecins généralistes.

Attention

Cette possibilité de passer la thèse hors délais est conditionnée à une déclaration sur l’honneur du candidat de s’engage à exercer la médecine, pour une durée ne pouvant être inférieure à deux ans, dans une ou plusieurs zones caractérisées par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins.

Qui est concerné ?
Les résidents ayant validé en France la formation pratique et théorique du résidanat de médecine mais n’ayant pas soutenu la thèse dans les délais.


Comment ça marche ?

Une commission nationale placée auprès des ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la santé va étudier le dossier des candidats, voire les rencontrer afin de les autoriser à s’inscrire à l’université pour soutenir leur thèse soit pour valider un complément de formation avant de prendre une inscription en vue de la soutenance de thèse.

Dépôt du dossier : pour la rentrée universitaire 2018-2019 la date est fixée au 31 mai 2018.

Ce dossier outre les formulaires classiques justifiant des diplômes et formations suivies doit entre autre comporter une attestation délivrée par l’agence régionale de santé de la région dans laquelle le candidat s’engage à établir sa résidence professionnelle confirmant que cette dernière se situe dans l’une des zones sous-dotées.


Statut :

L’inscription à l’université est effectuée sous le régime de la formation initiale sous statut d’étudiant.
Les personnes mentionnées au premier alinéa sont rattachées administrativement, par décision du directeur général de l’agence régionale de santé, au centre hospitalier universitaire lié par convention à leur université d’inscription.

Seule, la soutenance avec succès de la thèse entraîne la délivrance du diplôme d’Etat de docteur en médecine.

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  • Anne Marie DE RUBIANA
  • Rédactrice en chef de Remede.org
  • amderubiana@remede.org
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