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Les FFI forçats de l’hôpital

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Ils ont les compétences des internes, les mêmes fonctions avec souvent plus de responsabilités mais ils n’ont pas leur statut ni leur rémunération. Le nombre des faisant fonction d’interne (FFI) augmente chaque année. Ce ne sont pas uniquement les médecins étrangers ou diplômés à l’étranger mais aussi les étudiants qui viennent de passer les ECN et qui choisissent de travailler à l’hôpital en attendant leur prise de poste d’interne.

Forces françaises de l’Intérieur, forces françaises d’intervention, forces françaises internationales…

L’acronyme FFI pousse à filer la métaphore militaire au regard de leur condition d’exercice dans les établissements de santé français. Avec un fond de roulement annuel de 30 000 internes et 2 500 faisant fonction d’interne, les hôpitaux publics français fonctionnent grâce à cette main d’œuvre alors que l’on sait que 25% des postes de praticiens hospitaliers ne trouvent pas preneur.

Le nombre d’internes commence à baisser depuis 2016, celui des FFI connaît toujours une progression régulière de l’ordre de 5% ( +6, 4 en 2015). Si un interne sur deux travaille dans un CHU, les FFI forment un bon contingent de recrutement dans les autres établissements qui n’ont pas réussi à pourvoir des postes. Une liste des postes non pourvus est « communiquée au DG-ARS, qui peut autoriser l’affectation sur ces postes. Les étudiants ou praticiens FFI sont nommés pour une durée allant de la prise de fonctions des internes jusqu’à la date correspondant à la fin de leur période de stage. Cette durée peut être ensuite renouvelée tous les six mois » précise l’Isni.

Ainsi bon nombre d’établissements fonctionnent grâce à ces FFI souvent plus âgés que les internes. Dotés d’une plus longue expérience de soignant sans pour autant prétendre au titre de « docteur » en France à moins de passer l’internat à titre étranger ou l’internat à titre européen, qui offrent très peu de postes ; ils perçoivent des rémunérations trois inférieures à celles des praticiens hospitaliers.

Qui sont les FFI :

    -  Des médecins ou pharmaciens diplômés à l’étranger (hors Espace économique européen) et autorisés d’exercice dans leur pays. Ils viennent en France pour poursuivre une spécialisation.

    -  Les étudiants en médecine ou pharmacie « européens » qui ont validé les six premières années d’études en médecine et cinq premières ou internat en pharmacie. Cependant, Le nombre de médecins diplômés en cours de formation complémentaire faisant fonction d’interne (FFI) ne représente que 7,6 % de l’ensemble des internes titulaires et des FFI.

Quel est leur statut :

En théorie, ils bénéficient des mêmes prérogatives et droits des internes en ce qui concerne le temps de travail, les congés, les garanties disciplinaires…

En revanche, ils ne peuvent pas demander à effectuer une année de recherche, prendre des disponibilités ou encore postuler à un stage d’internat à l’étranger.

Où exercent-ils ?

Majoritairement dans les services médecine, chirurgie obstétrique et odontologie (MCO). Tout comme les médécins, pharmaciens et odontologistes hospitaliers salariés qui travaillent essentiellement en MCO dont 84% en équivalent temps plein (ETP).

Le nombre d’internes et de FFI par praticien y est de 0,4. C’est en psychiatrie que ce rapport est le plus faible (0,27).

Combien gagnent-ils ?

Depuis le 1er juillet 2016 :

Indemnisation des gardes

  • Garde normale : 119,02 euros brut pendant les nuits, des lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi et 130, 2 euros pour la nuit du samedi, le dimanche et jour férié.
  • Garde supplémentaire en sus du service de garde normal :130,02 euros brut
  • Demi-garde supplémentaire : 65,01 euros brut

Indemnisation des astreintes

Pour chaque période d’astreinte, déplacée ou non, l’interne perçoit une indemnité forfaitaire de base de 20 euros brut.

Chaque plage de cinq heures cumulées, temps de trajet inclus, est convertie, au titre du trimestre concerné, en une demi-journée : indemnité de sujétion d’un montant de 59,50 euros.

Par dérogation au précédent alinéa, les déplacements d’une durée de trois heures d’intervention sur place font l’objet d’un décompte du temps à hauteur d’une demi-journée et du versement d’une demi-indemnité de sujétion d’un montant de 59,50 €.

Le décompte du temps d’intervention sur place et du temps de trajet réalisés pendant une période d’astreinte ne peut dépasser l’équivalent de la comptabilisation de deux demi-journées et le versement d’une indemnité de sujétion d’un montant de 119 €.

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  • Anne Marie DE RUBIANA
  • Rédactrice en chef de Remede.org
  • amderubiana@remede.org
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