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La 1ère Communauté Médicale
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Le remplacement : un plan de carrière longue durée ?

Les remplaçants sont des acteurs à part entière du système de santé ! Tel est le constat de la nouvelle étude nationale REMPLACT réalisée par ReAGJIR (Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants). Qui sont-ils, que veulent-ils ? Quelle est aujourd’hui la place du remplacement dans la vie des médecins généralistes ?

Non, le remplacement n’est plus seulement une transition entre la fin des études médicales et l’entrée dans une carrière en médecine de ville ou à l’hôpital.

Les résultats de cette étude Remplact réalisée sept ans après la première enquête de 2009 qui avait pour objectif de quantifier et qualifier l’activité des remplaçants en France en 2008 montre un changement total de ce type d’exercice.
Et pour cause, sur la période 2007-2016, le nombre de médecins remplaçants n’a cessé de croître (+17,1 %) pour s’élever à 11 285 pendant que celui des généralistes diminue de 8,4%, passant de 97012 à 88 886.

Jusqu’alors peu considérés dans les projections des effectifs médicaux, les pouvoirs publics vont bien devoir considérer enfin les remplaçants comme " des médecins comme les autres". Des maillons forts dans le maintien de la continuité des soins lors des congés, ou arrêts maladie de leurs confrères. Des garants à part entière de la PDS ( permanence des soins).

Même si 2/3 des diplômés de l’internat sortent de la spécialité médecine générale, dans la réalité, elle n’inspire plus les jeunes qui ne rêvent plus d’installation en libéral mais se tournent de plus en plus vers le statut de remplaçant.

Voici les premières conclusions de l’enquête dont vous retrouverez ici l’intégralité.

Profil type du remplaçant :

  • une femme (70% des répondants) ;
  • de 31 ans (en moyenne) ;
  • ayant soutenu sa thèse (56% des répondants).

Les remplaçants participent pleinement au système de santé.

  • Ils remplacent en moyenne 6 médecins, assurant ainsi la continuité des soins durant l’absence de ces derniers ;
  • Ils travaillent en moyenne 26 semaines dans l’année ;
  • Ils sont près de deux tiers à faire des gardes de soir et/ou de week-end, contribuant ainsi à assurer la permanence des soins ;
  • Près d’un tiers des remplaçants exerce une activité mixte (le plus souvent salariée en plus des remplacements).

Leurs aspirations en 2016

  • Plus des deux tiers des remplaçants seraient prêts à travailler plus ;
  • Cela pourrait passer par des missions de santé publique (pour 73% d’entre eux), un exercice en zone sous dotée (pour 57% d’entre eux), ou une participation à la permanence de soins (pour 55% d’entre eux) ;
  • Un remplaçant sur dix a un projet d’installation et pour les autres, le délai d’installation envisagé se situe entre 1 et 3 ans en moyenne.

Espérons que ces données caractérisant le nouveau visage des remplaçants et leur place croissante sur le territoire pourront peser dans les argumentations visant à leur reconnaissance dans un système de santé dont ils sont encore largement exclus (absence de représentation aux électionsURPS, absence de conventionnement et de ROSP, insuffisance de protection sociale) comme le martèle ReAGJIR.

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