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Le dénouement pour les « privés de thèse »

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La Commission chargée de débloquer la situation pour une centaine d’étudiants « privés de thèse » s’est réunie le 12 septembre dernier. Sur 44 dossiers examinés, 39 ont bénéficié d’un avis favorable en vue d’une réinscription, assortie d’une remise à niveau de 6 mois à trois ans.

Enfin ! Le 12 septembre dernier s’est tenue la dernière réunion de l’année de la commission mise en place le 17 juillet pour aider la centaine de médecins généralistes « privés de thèse » à sortir de l’impasse administrative dans laquelle ils se trouvent.
La commission ad hoc, composée de représentants des instances universitaires et professionnelles, a étudié 44 dossiers. 41 ont bénéficié d’un avis favorable en vue d’une réinscription, avec une remise à niveau pratique et théorique de 6 mois à 3 ans pour 39 d’entre eux. 4 dossiers ont été refusés, au motif que les étudiants en question n’avaient pas le statut de résident en médecine générale, alors que cette commission s’adresse uniquement aux étudiants dans ce cas. Et non pas aux internes de DES hors limite pour leur thèse, qui eux auront droit à des dérogations (ils sont estimés à 600 étudiants dans ce cas).
« Dans leur dossier figurait notamment la faculté dans laquelle ils projetaient de se réinscrire. Paris, Alsace, Normandie, la Réunion, la Martinique… les demandes étaient variées. La commission a donné son accord. Nous attendons d’ici début novembre un courrier A/R de chaque faculté demandée stipulant que la réinscription a bien été effectuée pour cette rentrée », indique Arnaud Deloire, responsable de ce dossier au Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG).
Chaque faculté et le ministère doivent ensuite proposer à chaque étudiant concerné une maquette de remise à niveau, variable selon les acquis antérieurs. Le statut d’interne devrait être la règle, et non pas celui de FFI. « Nous restons vigilants sur ce point. Nous attendons de voir ce que vont proposer les DRH des centres hospitaliers concernés par l’organisation de ces stages », précise le représentant du SNJMG.
Seuls 5 étudiants ont été autorisés à soutenir leur thèse d’emblée, sans remise à niveau, car ils ont eu un exercice professionnel suffisant au cours des mois écoulés. Mais pour la majorité d’entre eux, ils doivent refaire des stages de DES, pour une durée comprise entre un et deux ans, le plus souvent.
Pour ceux qui ont déjà écrit une grande partie de leur thèse (ou même la totalité), ils pourront en général - après accord de leur faculté - finaliser et soutenir ce même travail.
La prochaine commission se tiendra en février 2019, pour ceux qui n’ont pas encore eu le temps de constituer et déposer leur dossier. Jusqu’à épuisement des dossiers à traiter, la commission se réunira une fois par an, au mois de février.

Témoignage
Arnaud Deloire, privé de thèse, responsable du dossier au SNJMG
« Je vais exercer deux ans à Vernon (27), en zone déficitaire »

« Pour ce qui concerne mon propre cas, je devrais avoir entre un et deux ans de remise à niveau. Le ministère a préconisé un an, au vu de mon dossier et à la faculté de Rouen, on m’a proposé de réintégrer le parcours normal pour deux ans. J’aurais donc des cours théoriques et des stages pendant 4 semestres, cela me paraît raisonnable. J’ai déjà vu avec le département de médecine générale pour un nouveau sujet de thèse, c’est la priorité. En résumé, ce qu’il s’est passé pour moi, c’est que j’ai trop tardé pour passer ma thèse. Je travaillais à temps plein dans un centre hospitalier, j’ai repoussé et laissé passer la date limite de thèse. Ensuite, mon sujet a été refusé par ma fac. En 2012, j’ai proposé un nouveau sujet mais j’étais hors limite de temps pour finir… Selon les modalités prévues par le décret du 28 mars 2018, les « privés de thèse » doivent s’installer deux ans dans une zone prioritaire sous-dotée, en accord avec l’ARS. Moi je vais sans doute m’installer à Vernon, en Normandie, qui est l’une des zones prioritaires. C’est à 45 minutes de train de Rouen, où j’habite. Certes, c’est une contrainte, mais je considère que cela sera un exercice « normal » et intéressant de la médecine générale. Il n’est pas exclu que je m’installe là-bas ensuite, mais il est trop tôt pour le savoir »

Pour en savoir plus :
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  • Sophie Cousin
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