logo remede logo remede
La 1ère Communauté Médicale
médecine - pharmacie - odontologie - maieutique

La Frouzze - ingénieur mécanique - admise en DFGSM3 à Paris 6

1. Peux-tu te présenter en quelques mots et nous donner ton parcours (ingé, dentaire, pharmacie, vétérinaire...) jusqu’à ton retour à la fac ?

28 ans / Pas de P1 / Ingénieur mécanique depuis 3 ans / Pas d’enfants / Admise un D1 à Paris 6.
Formation : Prépa PTSI et école d’ingénieur.

2. Pourquoi avoir choisi ce cursus à l’époque (et non médecine directement) ?

Je pense que je manquais de confiance à la sortie du bac et aussi ne savais pas ce que je voulais vraiment faire de ma vie.

3. Quelles ont été les motivations qui t’ont amené(e) à demander cette équivalence ?

Ça fait longtemps que j’oriente mon métier d’ingénieur dans le médical, mais j’ai réalisé au cours de ces expériences que j’avais envie du contact avec le patient, de faire de l’analyse clinique, me dédier au métier de médecin à part entière et non comme un plus dans mon travail.

4. Avais-tu fait un stage à l’hôpital, en cabinet ou lié à la médecine durant ta formation précédente ? Si oui, en quoi cela a-t-il influencé ta décision ?

Oui, j’ai orienté tous mes stages d’ingénieur en médecine et ai fait 2 stages à l’hôpital parmi eux.
Aussi, j’ai travaillé dans l’innovation dans la recherche médicale lors de mes expériences en start-ups.
Ça m’a clairement permis d’affiner ma réflexion sur le fait que je voulais faire médecine à part entière.

5. Comment les études de médecine s’intègrent-elles à ton précédent cursus ? Quelles obligations as-tu encore vis-à-vis de ton école/fac ? Ton école a-t-elle essayé de te dissuader de partir en médecine ?

Même s’ils auraient voulu que je reste, mes collègues étaient contents pour moi quand je leur ai annoncé mon départ.

6. Comment as-tu vécu le parcours qui mène à l’autorisation d’entrer directement en D1 ?Galère ou simple formalité ?

Pfffiiouu.... Le trac, concrètement. Mais, en montagnes russes.
Quelques jours avant l’oral, super excitée tout le temps, comme si j’allais sauter d’une falaise dans l’eau, ou comme s’il fallait que je conquière le coeur de celui dont je suis tombée amoureuse, haha ! Le trac quoi. Et heureusement que j’avais mon boulot qui me permettait de pas trop gamberger. Aussi, je m’interdisais d’en parler pour ne pas alimenter le stress. Essayer de lui donner moins d’importance.

7. Peux-tu nous raconter brièvement comment s’est déroulé l’entretien avec le jury (localisation, atmosphère, questions) ? Ton impression à la sortie de la salle ?

Localisation : dans une salle avec fenêtre. Douze personnes en U en face. Ils étaient vachement proches de nous d’ailleurs.
Atmosphère : je suis entrée, ils étaient en pleine discussion, sorte de brouhaha, je n’ai presque pas voulu interrompre, comme s’ils n’étaient pas là pour m’écouter haha. Y en a un qui me voit et qui me fait signe de m’installer, pendant que tous sont toujours en pleine discussion. Ils se sont arrêtés une fois que je me suis assise. Détendus du coup je dirai.
Questions :
-  Pourquoi faire médecine si tard ?
-  Pourquoi pas juste après le bac ?
-  Pourquoi ne pas avoir fait médecine à la sortie de l’école d’ingénieur ? Était-ce parce que vous vouliez quand même voir ce qu’était le métier d’ingénieur ? (c’était étonnant qu’il réponde à ma place dans la question. C’était comme s’il était dans ma tête)
-  Vous êtes bilingue japonais ? (Bon, c’était pas sorti de nulle part, j’avais fait un stage dans un hôpital au Japon dont j’ai fait part dans ma lettre et c’était dans mon CV aussi que je parlais japonais, ça a dû l’interpeller.)
-  Qu’est-ce que vous pensez apporter, vous personnellement, à la médecine ? (Ça, je pense que c’était la question "piège", parce que c’est quand même une drôle de question !)

À la sortie : déçue de ne pas avoir développé des réponses, mais 2 fois, c’est arrivé que celui qui m’interroge, réponde à ma place comme dans la question 3 (me rappelle plus de l’autre si c’était la première ou la deuxième). Ça m’a du coup un peu frustrée parce que sous le stress souvent t’oublies de développer d’autres aspects de la question auxquels t’avais pensé, mais je suppose qu’ils veulent enchaîner et qu’ils ont déjà leur opinion sur ton admission.

8. Dans quel état d’esprit t’apprêtes-tu à débuter cette année de D1 ?

Comme Rocky, l’oeil du tigre :)

9. Considères-tu cela comme une expérience qui peut s’arrêter d’une année sur l’autre, si tu n’y trouves pas ton compte en utilisant ton diplôme précédent ou as-tu la ferme intention d’aboutir coûte que coûte ?

L’oeil du tigre :). Sérieusement, je suis lancée, je tiens à faire le grand chelem.

10. Sur quels arguments as-tu choisi ta fac ?

Celle qui était :
-  la plus facile d’accès de chez moi
-  très grande
-  des hôpitaux en général proches de chez moi
-  Bon niveau général au concours.

11. Comment comptes-tu rattraper la première année des études médicales ? As-tu peur de ne pas réussir en médecine en partie à cause de ces lacunes ?

Je suis en train de bosser. Mais il es clair que je ne rattraperai jamais en quelques mois 2 années de médecine, mais je compte y arriver sur le long terme... l’oeil du tigre !

12. Si la question n’est pas trop indiscrète, peux-tu nous dire comment comptes-tu financer ces années d’études ?

J’ai des réserves et je suis soutenue par mon compagnon et mes parents. Je comptais faire un emprunt bancaire l’année prochaine aussi sinon. À voir. j’ai la chance de ne pas avoir à m’en soucier.

13. Si la question n’est pas trop indiscrète non plus, comment as-tu envisagé de concilier ces études prenantes et ta vie familiale/privée ?

Je vis avec mon conjoint, nous n’avons rien prévu de spécifique pour le moment. J’ai mon espace pour travailler, et lui aussi, on verra ce qu’il sera nécessaire de mettre en place pour y arriver... J’imagine que la question est surtout pour les personnes ayant des enfants.

14. Que comptes-tu faire finalement à la fin de tes études ? Si à l’internat ton classement ne te permet pas d’avoir ces/cette spécialité(s), que fais-tu ?

Généraliste est une voie que j’envisage déjà. Pour le moment, je n’ai pas d’attachement à une spécialisation. S’il advient que je tienne vraiment à faire une spécialisation (cardiologie et orthopédie m’intéressent pour avoir travaillé dans ces domaines en innovation en tant qu’ingé) et que je ne peux pas les avoir, je pense que je trouverai mon bonheur en tant que généraliste aussi. Il y a encore tellement de possibilités, tout ça est fonction des différentes expériences futures que je rencontrerai dans les différents domaines au cours des stages, les personnes que je rencontre, les milieux... Encore beaucoup de choses à découvrir !

15. Que vas-tu faire avant de débuter les cours ?

Bosser l’anatomie, la biologie et le premier exam qu’on nous donne.

livreslivrescontactspublicationstwitter