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L’installation en libéral au cœur des nouveaux sujets électoraux.

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Les directeurs d’établissements de santé se déclarent majoritairement en faveur de mesures fortes sur l’installation des médecins libéraux, notamment une pénalisation pour ceux s’installant dans des secteurs déjà surmédicalisés, selon la septième vague du Baromètre santé. Des indices à prendre en compte, même si les candidats à la présidentielle ont avancé leurs propositions car 77% des Français affirment que celles-ci pourraient avoir un impact sur leur vote.

Odoxa a enquêté sur les pistes privilégiées pour lutter contre les déserts médicaux, réformer l’assurance maladie et développer la santé connectée.

Les Français, les médecins (libéraux et hospitaliers) et les directeurs d’établissements s’accordent à dire que les règles de répartition des médecins sur le territoire ne prennent pas suffisamment en compte les besoins des patients (respectivement 86%, 83% et 96%) mais les solutions avancées diffèrent.

Les directeurs d’établissement réclament à 87% une intervention des pouvoirs publics pour réguler cette répartition (81% des Français), solution rejetée par les médecins (56% y sont opposés).
"On peut être pour la régulation et considérer que ce n’est pas à l’Etat de le faire" mais plutôt à l’assurance maladie avec les médecins dans le cadre conventionnel, a observé lundi Didier Tabuteau, responsable de la chaire santé de Sciences Po Paris, lors de la présentation des résultats. Il s’est déclaré plutôt surpris par le fait que 44% des médecins seraient favorables à une intervention des pouvoirs publics.

Les médecins et les Français privilégient la solution passant par des avantages supplémentaires accordés aux praticiens prêts à exercer dans des déserts médicaux (48% et 46%, contre 19% pour les directeurs), alors que les directeurs appellent à limiter l’installation de médecins dans les zones où ils sont déjà en nombre suffisant (56% contre 43% pour les médecins et 29% pour les Français).
L’obligation d’installation dans les déserts médicaux ne récolte qu’un quart des voix des directeurs, 21% de celles des Français et 9% des médecins.

Zones rurales et banlieues : les incitations pourraient convaincre la moitié des médecins

En moyenne, la majorité des médecins refuseraient de s’installer en zones rurales (59%) ou en banlieue (77%) mais un médecin sur deux (46%) pourrait finalement se laisser convaincre si les mesures proposées étaient suffisamment incitatives.
Pour attirer les médecins en zones démédicalisées, plus des deux tiers des sondés se disent convaincus par les mesures de développement des maisons de santé, de mise à disposition d’un local par la municipalité, de travail en réseau et de bourses d’études en échange d’un engagement à exercer dans le secteur pendant quelques années.
Les directeurs d’établissement appellent également à faciliter la délégation de tâches aux paramédicaux (70% contre 58% des médecins) alors que les médecins mettent en avant la prime à l’installation dans les zones démédicalisées (75%, contre 50% des directeurs).
Le déconventionnement des médecins s’installant dans des secteurs surmédicalisés et l’absence de prise en charge d’une partie de leurs cotisations sociales sont jugés convaincants par respectivement 63% et 60% des directeurs mais seulement 25% et 39% des médecins.
Le président de la FHF, Frédéric Valletoux, a estimé que, même "si les directeurs apparaissent comme des dirigistes effrénés", il y avait probablement un chemin entre le laisser-faire et le dirigisme, rappelant la proposition de sa fédération qui vise à limiter au secteur 1 l’installation dans les zones déjà surdenses.
Le directeur général de Ramsay-Générale de santé, Pascal Roché, s’est déclaré surpris par ce côté "dirigiste" des directeurs mais l’explique par le fait qu’ils subissent chaque jour "deux ou trois nouvelles normes ou procédures". Ils peuvent avoir le sentiment qu’il faudrait aussi "être un peu plus dirigiste vis-à-vis de l’organisation de la médecine de ville", a-t-il suggéré.
Pour les directeurs d’établissements, l’hôpital pourrait jouer un rôle positif contre les déserts médicaux en favorisant le développement de la télémédecine (89%) et en permettant plus d’interconnexions avec les acteurs de santé locaux (88%) mais pas par le biais du développement des groupements hospitaliers de territoire (GHT) (seulement 45% d’avis positifs).

71% en faveur d’une complémentaire publique à faible coût

Pour réduire le déficit de l’assurance maladie, une grande majorité des Français interrogés jugent nécessaire de favoriser les soins ambulatoires (83%), d’inciter les médecins à limiter les arrêts maladie (73%) et de développer l’usage des médicaments génériques (72%).
Ils sont 71% à se déclarer favorable à une assurance complémentaire publique à faible coût pour les personnes ne pouvant pas bénéficier de la couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) et 68% à l’intégration des mutuelles dans la sécurité sociale pour qu’elle prenne en charge à 100% les frais de santé.
L’adhésion apparaît moins forte sur l’augmentation de la prise en charge des frais de santé par les mutuelles (56%), sur la possibilité de choisir la sécurité sociale comme complémentaire (51%) et le remboursement en fonction du comportement (tabac, alcool, pratique d’un sport,...) (44%).
Les Français interrogés sont opposés à la mise en place d’une franchise qui ferait payer à l’assurance complémentaire des patients les 1.000 premiers € (73% contre) et à la restriction du remboursement des médicaments uniquement aux maladies les plus graves (90% contre).

Septième vague du Baromètre santé 360
Ce sondage a été réalisé par Odoxa pour Orange Healthcare, la Mutuelle nationale des hospitaliers et des professionnels de la santé et du social (MNH), la Fédération hospitalière de France (FHF) et le groupe de cliniques Ramsay-Générale de santé. Publié en partenariat avec Le Figaro santé et France Inter, il a reçu le concours scientifique de la chaire santé de Sciences Po.

Il a été mené entre le 2 et le 20 février auprès de trois échantillons : 1.001 personnes représentatives de la population française de plus de 18 ans, 428 médecins et 190 directeurs d’hôpitaux et de cliniques. Une partie sur la perception des systèmes de santé a aussi été conduite du 3 au 13 janvier auprès de 3.046 Européens (Français, Britanniques, Espagnols, Allemands et Italiens).

Source:redaction@apmnews.com

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