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Kim : Je donnerai le maximum pour changer l’image de la médecine générale

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Kim, comme toute la génération d’internes 2017, a subi les déboires des ECNi de cette même année. La brillante interne a tout de même fini parmi les meilleurs, 55e plus exactement. Elle opte ensuite pour la spécialité médecine générale. Une spécialité qu’elle souhaite faire briller. Elle nous explique comment elle a vécu les ECNi 2017, son externat et son choix de spécialité.

Comment s’est passé ton externat ?

Mon externat s’est très bien passé. À partir de la troisième année, j’allais en stage tous les matins et je changeais de stage tous les trois mois. J’ai adoré le fait d’apprendre de nouvelles choses chaque jour. Bien sûr, cela demande des sacrifices, car on travaille beaucoup, mais quand on est passionné on accepte. Au fur et à mesure des années, je me suis sentie de plus en plus intégrée dans la prise en charge du patient et c’est très gratifiant.

Comment as-tu vécu les épreuves des ECNi ?

Dans ma faculté (Paris VI), on est très bien préparé aux ECNi. Chaque semaine, nous avons des épreuves d’entraînement sur ordinateur avec des QCM et des QI qui correspondent au format des ECNi. J’y suis allée chaque semaine et ça m’a beaucoup aidée.
Le premier jour des ECNi, je me suis dit qu’il fallait juste faire comme d’habitude et essayer d’oublier l’enjeu. Malheureusement, lors du premier dossier de néphrologie, j’ai perdu mes moyens. On voit le visage fermé des personnes qui nous entourent et qu’on connaît habituellement souriantes. On attend ce jour depuis le début de l’externat. On est formaté. J’ai tenté de me ressaisir pour le reste de l’après-midi. En rentrant chez moi, j’ai vu sur les réseaux sociaux qu’il y avait un problème avec la première épreuve. J’ai très vite compris que l’on allait devoir la repasser. J’étais déstabilisée. Mais je me suis dit qu’il fallait que je saisisse absolument cette deuxième chance. Le mardi matin, alors qu’on attendait debout le début de l’épreuve de LCA, on ne comprenait pas pourquoi elle ne commençait pas. On restait debout sans nouvelle. On a eu peur que l’ensemble des ECNi soit annulé. Après une attente qui m’a paru interminable, l’ordre a été donné de ramasser les sujets et nous avons été informés de l’annulation de l’épreuve de la veille. J’ai quand même réussi à me concentrer de nouveau pour la suite. Le troisième soir, nous apprenions que le sujet de rhumatologie avait été déjà traité dans une faculté et que l’ensemble des six dossiers de l’après-midi allait une nouvelle fois être annulé. On se dit alors que l’on a travaillé extrêmement dur pour en arriver là, qu’on a fait des sacrifices et que les responsables se moquent de nous et de notre travail. Le dernier jour d’épreuve s’est bien passé, même si l’ensemble a été éprouvant. Heureusement pour moi, il y avait mon binôme de travail dans la même salle d’examen que moi. Son soutien a été primordial tout au long des ECNi et de l’année, je lui dois beaucoup.

Le meilleur souvenir de l’externat ? Le pire ?

Les meilleurs souvenirs de l’externat sont les rencontres que j’ai faites : avec les patients et leur famille d’une part, avec les équipes soignantes et mes coexternes d’autre part. Dans chaque stage, j’ai été marquée par des personnes, des histoires, et je m’en sers chaque jour pour me construire en tant que médecin.
Le pire souvenir : ranger les examens complémentaires chaque matin. Plus sérieusement, c’est mon stage en chirurgie orthopédique. Je n’ai pas adhéré du tout. Au bloc opératoire, la hiérarchie est très marquée et je trouve ça gênant. De plus, lors de ce stage, j’ai rencontré une équipe globalement masculine qui avait parfois à cœur de déstabiliser les étudiantes.

Pourquoi la médecine générale ?

J’ai aimé tous mes stages hormis l’orthopédie. J’ai adoré notamment mes stages de réanimation, de pédiatrie et de médecine interne. Mais je ne me voyais pas faire ça toute ma vie. Quand j’ai fait mon stage en médecine générale en quatrième année, pour la première fois, je me suis dit : voilà ce que je veux faire. J’ai adoré le contact avec le patient qui est très différent de celui que l’on a à l’hôpital. En médecine générale, on s’intéresse au patient en tant qu’individu, on le prend en charge dans sa globalité, dans son environnement. À l’hôpital, on s’occupe parfois plus d’une pathologie que d’une personne. J’adore cette spécialité et je suis très fière de l’avoir choisie.

Les regards des autres sur ton choix ?

Il y a eu différentes réactions. Dans ma famille, personne n’est médecin. Je n’ai jamais ressenti de pression quelconque et j’ai fait mon choix avec le cœur. Mes proches savaient déjà que je voulais faire cette spécialité. Ils sont très fiers de moi et trouvent que cela me correspond parfaitement.
Mes amis le savaient aussi, mais certains pensaient que j’allais changer mon choix quand je verrai mon classement. Mais ça n’a pas du tout été le cas. Même s’il est vrai que l’on n’a pas besoin de très bien réussir les ECNi pour choisir la spécialité médecine générale à Paris, c’était très important pour moi de travailler autant que les autres. Je l’ai fait par respect pour mes patients et aussi pour avoir le choix. C’était primordial pour moi de le faire parce que j’en ai envie et pas seulement par défaut.
Enfin, d’autres externes plus jeunes ne connaissent pas mon classement et quand ils me demandent ce que j’ai choisi, ils renvoient parfois une image de mépris. C’est dommage que cette spécialité soit perçue comme cela par une majorité d’étudiants en médecine. Mais je continuerai à donner le maximum pour faire changer cette image.

Première impression sur ton début d’internat ?

Mon début d’internat se passe à merveille. C’est vrai que c’est difficile de changer de statut et d’avoir des responsabilités, mais c’est aussi valorisant. Je suis actuellement en stage aux urgences et l’équipe avec laquelle je travaille est formidable. J’ai de la chance, car elle me laisse une complète autonomie, tout en étant très disponible pour m’encadrer si besoin.

Comment abordes-tu ton avenir professionnel ?

Je suis très intéressée par la filière universitaire et recherche de la médecine générale. Je me vois travailler dans un centre de santé, être investie dans la formation des externes et des internes et être active au sein du département de mon université.

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