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La 1ère Communauté Médicale
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Journée Remède à Paris le 4 septembre 2004

Ceux qui y étaient peuvent mourir en paix, les autres ont regardé le plus grand événement national depuis la Libération de Paris...

06h50 : Tombé du lit, le sentiment de la JR n’est pour moi que le fruit de mon imagination et de rêves très agités qui ont souillé mes draps. Je déambule dans ma chambre en mode radar durant quelques minutes lorsque mon portable se met à sonner et me rappelle à la réalité : Élodie (Nelo), fidèle à elle-même, a décidé de démarrer la journée plus tôt que tout le monde et m’envoie une missive me demandant prestement de ramener un briquet pour elle. Tabagisme, quand tu nous tiens...

Audrey : 7h15 : Nelo m envoie un sms : « c ‘est bon Audrey je suis réveillée, je vais louper mon train... » même pas drole j aurai bien aimé entendre la voix de Nélo au réveil :D

09h30 : Élodie encore elle qui cette fois n’a pas raté son train, m’annonce dans une verve digne de Baudelaire que sa compagne de train sent aussi bon qu’un bouquet de roses : « jen ai dja mare du train g une fille ki pu la transpi a coté dmoi c afreux.. jte raconte pa . » Toujours aussi raffinée, la lilloise a passé tout le reste du voyage dans le compartiment réservé aux voyageurs qui utilisent leur portable. Pollution sonore ou pollution odorante, il faut choisir.

10h20 : Derniers achats en retard avant le coup de départ de la JR. Les GO (Aurélie et Lou) ne peuvent pas repartir les mains vides et c’est ma générosité (ainsi que mon découvert) qui trinque. Direction le forum des Halles et une boutique tenue par un vendeur arabien. Parlant le même dialecte que moi, il me suffit de faire appel à ma mémoire pour négocier le prix total et obtenir un rabais d’environ 50% (trop fort, le Marc...).

10h55 : Arrivée à la Gare du Nord, rencontre avec Darkristouf qui ressemble comme deux gouttes à sa photo. Moi qui m’attendais à voir Chubaca qui aurait sauté son épilation de 8h, je me trouve nez à nez avec un jeune homme fringant à la queue de cheval qui suit indéfectiblement les mouvements de son corps. Sa venue coïncide avec l’annonce d’un retard de 15 minutes sur le train provenant de Bruxelles. De là à dire que sa présence est la cause de ce contre-temps, il n’y a qu’un pas que je franchis allégrement.

11h20 : Les Bruxelloises qui se sont tant fait désirer arrivent finalement sur le sol parisien. Camille et Delphine débarquent toutes joyeuses avec assez de bagages pour tenir lors d’un siège. Leur visage s’illumine lorsqu’elles aperçoivent leurs chevaliers servants levés aux aurores qui se sont déplacés de l’autre bout de Paris pour les accueillir. Durant toute cette attente, Darkristouf, que je croyais sage et pieux, ne s’est pas arrêté une seule seconde de me faire remarquer que telle ou telle demoiselle se promenant dans la gare était bien carrossée. « Regarde celle-là, elle me fait des appels de phare ! ».

11h39 : Direction la Gare de l’Est pour rejoindre jealynrou et saranat qui nous attendent tout pimpant et fringant en dessous du panneau du quai 10, comme convenu. Première désillusion : Nathalie n’est pas aussi bronzée qu’il y paraît, elle est loin de tenir la comparaison face à moi et mon teint basané. Quant à Pierre, son crâne bien que luisant et bien traité n’est pas aussi lisse que le mien, il accepte tout de même la défaite la tête haute. La séquence émotions laisse vite place à une scène de reproches durant laquelle jealynrou me reproche d’avoir mis 20 minutes pour les rejoindre alors qu’il n’y a qu’une station de métro qui nous sépare. Après maintes et maintes explications, Pierre consent finalement à relâcher ses bras autour de mon cou afin que je puisse respirer et reprendre une couleur tout à fait normale. Tout en reprenant mon souffle, on se dirige vers le quai 26 pour attraper Timeo. Peine perdue, monsieur guigui est déjà descendu du train et c’est en tapant méchamment du pied sur le sol qu’il nous attend, bagages à ses pieds. Prochain lieu de rendez-vous : Gare d’Austerlitz. À 3 stations seulement de la Gare de Lyon et avec un train qui arrive à 11h43, les deux tourtereaux doivent arriver avant nous.

12h45 : Toujours pas de traces de SFX et Plenny sur le quai de la Gare d’Austerlitz. Les rumeurs vont bon train sur le couple fraîchement formé : « capturés par des Roumains qui faisaient la manche dans le métro, un petit détour par la chambre de SFX, perdus dans une chambre d’hôtel, affairés à se connaître un peu plus, occupés à regarder la collection de strings ficelle de Plenny, etc. ». On en profite pour faire des photos, se connaître un peu plus et échanger des conseils de cuisine, tous les moyens sont bons pour faire passer cette attente insoutenable. Finalement, les inséparables nous parviennent en un seul morceau après de longs instants durant lesquels les secondes ressemblaient à des minutes. SFX en parfait gentleman porte les bagages de Miss Plenny et lui ouvre le passage. Ses épaules carrées de basketteur et son mètre octante (coucou Camille et Delphine...) font de lui un garde du corps qui impose le respect et offre un sentiment de sécurité à la frêle Agatha qui se sent parfaitement rassurée dans cette ville dangereuse dont les rues sont des véritables coupe-gorge. SFX s’approche de nous et sort comme excuse : « On n’a pas trouvé la correspondance, on s’est perdus dans les couloirs. » Sachant que la correspondance est un long couloir et que le chemin est parfaitement indiqué, je me demande ce qu’ils ont bien pu faire durant 30 minutes...

(Aubiwan) 13h00 : Arrivée au Luxembourg. Rencontre avec un colosse basané avec un petit bouc (l’excroissance pileuse, pas l’animal). Est-ce ce fameux humoriste controversé ? Non, il s’agit juste de Rodago, qui, signalons-le, est arrivé le premier à cette JR. Petit à petit, les remédiens ponctuels viennent constituer un groupe devant les grilles. La ronde que nous formons désormais attire les regards, peut-être à cause des T-shirts blancs prochainement décorés, peut- être grâce à la grâce légendaire des remédiennes, peut-être les deux. On attend le groupe des retardataires (aussi appelé : « groupe de Nélo »), et on s’occupe comme on peut, par exemple en testant la balance se trouvant à l’entrée du jardin, et surtout en s’interrogeant sur son utilité.
Audrey : 13h00 : pile poil à l heure avec Ptithom... nous apercevons Aubiwan qui nous fait des grands signes accompagné d’un charmant remédien inconnu...

(Ptithom) une période de longue attente nous guette, alors bon dans la bonne humeur on discute et je me rend compte que je ne connaissais vraiment pas grand monde ! mais bon c’est la magie de remede, on fait des connaissances ! Enfin petit à petit le groupe se rempli, en attendant toujours le groupe à Nelo...

13h10 : Arrivée au Luxembourg ? Non ! Arrivée à Charles Michel ! Un petit coup de fil à Lou qui déboule quelques secondes plus tard pour venir nous chercher, ça c’est du service rapide. Un saut au-dessus de la barrière sans les mains et la voilà juste en face de nous. Trop la classe, cette Lou ! Et hop, encore un peu de marche pour aller déposer les affaires chez notre co-GO. Un petit passage auparavant dans la boulangerie pour que les ventres affamés puissent se sustenter (sssssssss) un peu et éviter l’anémie. Par chance, elle habite juste à côté, ce qui permet à certaines petites natures de souffler un peu. Découverte de Nélo qui nous attend chez Lou avec une jolie jupe en jean qui dévoilait de très belles jambes (pas obtenu l’accord de la propriétaire pour montrer la photo...), Quark qui ne déroge pas à la règle avec ses beaux cheveux rouges et la petite Slipper aussi fringante qu’une savate du dimanche. Les cadeaux changent de main assez rapidement tandis que les petites vessies vont se soulager dans les deux salles de bain prévues à cet effet.

Audrey : 13h30 : message à Nélo pour savoir ce que son « petit » groupe fait...
Audrey : 13h45 : Tama désespère, on téléphone à tout va, mais personne ne répond... ils sont avec Nélo, il leur arrivé quelque chose....

14h15 : Après avoir récupéré de nouveaux électrons libres sur notre chemin (eolette, Aruden, ti_winnie et pierrick), nous nous mettons finalement en marche vers le Jardin du Luxembourg. Avec un soleil parfaitement dégagé et une température avoisinant les 30°C, la journée s’annonce magnifique. L’ambiance est bon enfant : maman Lou nous donne ses dernières consignes avant que nous ne rejoignions le grand troupeau ; jealynrou et saranat nous montrent qu’ils s’aiment ; Darkristouf, aussi habile qu’une gymnaste olympique avec son ruban, fait quelques figures acrobatiques coefficient 2.35 avec sa queue de cheval ; eolette et son joli accent aident une touriste anglaise quelque peu paumée dans le métropolitain parisien ; SFX porte toujours les bagages de Plenny. Avec un peu de retard (1h15, tout de même...), nous rallions finalement le point de rendez-vous et entrons en contact avec le gros des troupes, débarqué il y a peu. Les cris fusent de toute part, les rires, les larmes, les embrassades, les gestes plus qu’amicaux entre un paysan et un cul-terreux. Dans toute cette liesse populaire, Daktari ne manque pas de me faire remarquer que nous avons légèrement grignoté sur notre quart d’heure de retard autorisé. Présentations, explications, photos, présentations... On serre autant de mains que Chirac lors de ses bains de foule, il ne manque plus que les vaches, les filles présentes étaient plutôt de la famille des gazelles... Les langues se délient, les sourires sont sur toutes les lèvres et notre attroupement ne passe pas inaperçu. Dans un mouvement lent et puissant à la fois, la bande de remédiens se dirige vers le terrain de basket avec Lou en tête qui, sans prononcer un seul mot, a réussi à déplacer la foule par la seule force de son charisme et de sa présence. Quelle femme !

14h50 : Petite halte sur les tables de pique-nique, SFX en profite pour montrer ses talents de basketteur né avec quelques boomerangs et jolis dribbles, mais tout le monde, ou presque, rate la démonstration, occupés à regarder le focus de leur appareil plutôt que le beau cul du neckerien. Par chance, la seule personne à qui était destinée cette danse du paon sportive n’en a pas raté une seule miette, la jolie Isabelle. Entre temps, padblaz étrenne sa jolie perruque blonde qui, avec ses beaux yeux, la transforme en bombe latine/blonde platine ou alors en Dave, difficile de trancher...

15h50 : Départ du Jardin du Luxembourg pour la Place des Vosges. Un groupe de cinquante personnes ne passe pas inaperçu dans les rues de Paris, surtout lorsque la majorité d’entre eux porte un joli tee-shirt blanc. Le groupe se disperse, se rassemble, se disperse à nouveau, coups de fil apeurés des retardataires pour demander aux premiers de les attendre (mais non, on ne voulait pas te semer Plenny...), retrouvailles chaleureuses. Lou, en vraie accompagnatrice n’a pas perdu une seule seconde son sang-froid et est parfaitement parvenue à maîtriser la horde indisciplinée de carabins. Durant le trajet Plenny, effrayée par un pigeon qui la regardait bizarrement, fait un grand saut de côté et atterrit dans une flaque d’eau. Bilan : une chaussure mouillée, quelques larmes et un pigeon qui rigolait tout en pointant Agatha de l’aile.
(Aubiwan) : Petit interlude ludique sur le chemin de la place des Vosges : Darkristouf et moi-même fermant la marche sous ce soleil de plomb et la chaleur étouffante, nous désirons nous désaltérer pour ne pas finir à côté de personnes d’un certain âge avec le Dr. P., de SA. Nous nous mettons donc en quête de ces petites fontaines si nombreuses dans les petits parcs que nous croisons. Sournoisement alors, le côté obscur s’allie avec le désir de rafraîchir les remédiens. Les bouteilles remplies, nous retournons au groupe, toujours en fermant la marche, et commençons un arrosage en règle. Après quelques protestations fort légitimes, les victimes seront bien obligées de reconnaître qu’une telle douche était bienvenue.

16h45 : La Place des Vosges est aussi bondée qu’un cours de Moutel à poil. Qu’à cela ne tienne, nous arrivons avec nos gros sabots et nous nous installons n’importe comment (voir aussi ici). Bizarrement, les gens nous laissent de la place et s’abritent dans des endroits en hauteur comme s’ils craignaient quelque chose. À raison, car il ne faut pas moins de dix minutes pour que la première bêtise signée padblaz soit commise. Aidé par un jealynrou faluché et sévèrement burné, le GO par intérim déverse une bouteille de Mir© aux fruits rouges dans la fontaine qui mousse dans les instants qui suivent. Toute cette place qui était calme se trouve soudainement envahie par un bonheur communicatif qui touche en premier les enfants. Ces derniers foncent à la fontaine et s’amusent avec la mousse. Un touriste, avec le précieux soutien de ses amis, rejoint également les enfants, la tête la première pour un bain raffraîchissant. Des jeunes hommes venus de nulle part foncent dans la fontaine et montrent leurs fesses, spectacle aussi appétissant qu’une macédoine entreposée dans un placard depuis trois semaines. Malgré les quatre assaillants, Émilien survivra à l’assaut et ne sera pas trempé. On n’en dira pas autant de ti_winnie qui aura vu le fond du bassin à deux reprises. La première fois par CreatixEA et Miki qui auront vu leur tentative aboutir et récompensée par une jolie scène d’une petite fille de deux ans venue déposer de la mousse sur la tête de nanou. La seconde fois, c’est un padblaz sur lequel elle aura renversé de l’eau qui la jettera littéralement à la mer (ti_winnie, quand tu veux pour t’enlever le sable à certains endroits avec la langue...). SFX, Edward, sensei et son portable auront également vu le fond du bassin de près. Des touristes américains, non loin de là, nous remercient de leur avoir apporté de la joie et de la bonne humeur en nous apportant une grosse part de gâteau que les faluchards et Taz s’empresseront de dévorer sans qu’une seule miette ne soit offerte au reste du groupe.
(Aubi : Heureusement, Camille et Delphine avaient pris soin d’apporter des denrées belges, non, pas des frites au waterzooie [morne plat] (courtesy of MM. Goscinny et Uderzo), mais bien des chocolats belges excellents, qui eux, furent partagés. Il faut aussi noter que le remédien n’aime apparemment pas le chocolat noir).Bien que la réservation soit dans une heure, Lou toujours aussi prévoyante, anticipe et fait déplacer le gros des troupes loin de la mousse aux fruits rouges et aux effluves agréables.

18h55 : Après avoir jeté à l’eau padblaz qui aura tout de même évité trois attentats, la meute de remédiens affamés quitte la Place des Vosges. Consciencieux et soucieux de l’équilibre environnemental, chacun nettoie ses détritus et nous laissons notre aire de repos encore plus propre qu’à notre arrivée. Inutile de souligner la standing ovation qui suivra notre départ, les pancartes qui saluaient notre prestation et les filles nues qui se jetaient à nos pieds pour nous demander de rester.

19h30 : Petite halte devant le centre Georges Pompidou pour assister à un spectacle qui n’aura jamais lieu. Certains en profitent pour dire au revoir au groupe et regagner leur petit chez soi : anastasia (miam...), scaff (pourquoi t’as pas ramené ton bonnet ?), etc. Cette même anastasia, portant une tenue vestimentaire irréprochable et parfaitement assortie à sa beauté, se serait confiée auprès de padblaz et aurait avoué qu’elle était habillée décontractée. Quelle modestie !
Audrey : Emilien n a pas voulu me montrer l intérieur de sa faluche... je suis sûr quelle est vierge :D

20h00 : Parfaitement ponctuels, nous arrivons au restaurant Flam’s. Jealynrou et saranat oublient qu’ils ne sont pas seuls et se livrent à leur jeu favori dans leur chambre conjugale. Véro, Bertrand et Docno nous attendaient. À peine installés, les faluchards ne perdent pas un instant pour mettre l’ambiance et invitent les carabins dans des chants endiablés. Bertrand nous prend tous en photo pour faire le thrombinoscope. Nelo, fidèle à elle-même et ses promesses de personne sobre, termine les verres de ses compagnons et parfois même, les vide avant même qu’ils n’y aient touché. Mais oui Élodie, c’était de la grenadine et du jus de pomme, pas du kir et du vin blanc... Le clito’s band, demandé aux quatre coins du globe et sur les cinq continents nous offrent une performance inoubliable de leur tube interplanétaire : « Tout sur le clito ». Les projecteurs étaient braqués sur Nelo, Tama, Plenny, Lou et slipper. Darkristouf ne déroge pas à la règle et le futur boucher de Bichat nous prouve qu’il a des organes quelque peu touffus. Aruden, Edward de son prénom (ou Edvarde pour les intimes), emporté par les verres qu’il a bus et son sens aigu de l’exhibition, nous montre ses belles fesses aussi poilues qu’un gorille. Sous l’atroce spectacle de cette pilosité extrême, deux remédiens auraient perdu connaissance et trois autres auraient vomi. Un grand merci au SAMU 75 qui aura été très rapide à venir secourir les victimes. Pardon aux familles...
Mention spéciale au serveur qui, après lui avoir demandé de ramener des flams sans porc, nous ramène effectivement des flams sans porc... mais aussi sans viande, ni garniture. Lorsque je lui fais la remarque, il me répond tout simplement : « Il fallait préciser... ». La prochaine fois, mon grand, je t’envoie un fax pour t’expliquer que les gens qui ne mangent pas de porc peuvent manger du boeuf.

21h50 : La jeune Hélène (slipper) ne sait pas ce qui l’attend et pour cause, les filles lui ont réservé une petite surprise. « Joyeux anniversaire Hélène, joyeux anniversaire Hélène... ». Nouvelle fournée de cadeaux pour la savate qui fêtera ses dix-huit printemps l’année prochaine : pas touche ou direction Fleury.

22h40 : Emilien chante (et si !) et tout le monde avec lui pour entonner un « grand vicaire » mémorable, les faluchards et Aubiwan rivalisent d’imagination pour les couplets
(Ce qui explique en grande partie l’extinction de voix du lendemain)

23h20 : Le groupe quitte le lieu de bivouac avec une ardoise de 17€ chacun et beaucoup d’alcool consommé. Heureusement que le métro est là sinon on aurait entendu parler d’eux le lendemain aux infos. Boire ou conduire, il faut choisir... Adieux émouvants devant le métro Châtelet. Les larmes viennent inonder le macadam et l’asphalte parisien, les mouchoirs blancs sont de sortie et les cris viennent déchirer le silence du quartier du Marais. Les numéros de téléphone s’échangent, de même que les adresses e-mail et les courriers pour les nostalgiques de la formule magique : plume + encre + papier. Émilien, de garde le lendemain, nous quitte et laisse un grand vide dans nos coeurs. Allez, bon courage pour ta garde (qui n’aura finalement pas lieu).

23h30 : Les rescapés du restaurant se dirigent vers la Tour Eiffel. Une nouvelle fois, il faut très peu de temps pour que certains se distinguent : suite à la dispersion de certains éléments, deux groupes se forment et empruntent un chemin totalement différent. Plusieurs coups de fil de Plenny qui se sent perdue dans cet environnement hostile qu’est le métro parisien.

(DocNo) 23h30 : Audrey est entourée de plusieurs mâles, dont Ptithom et moi, et nous discutons de manière animée, conformément a notre alcoolémie du moment, quand on entend derrière nous une grosse voix « mademoiselle, ces personnes vous importunent elle ? » Il s’agissait d’un agent de la sécurité de la RATP ! Audrey a eu la gentillesse de lui expliquer que nous n’étions aucunement agressifs envers elle :D
Audrey : au début le monsieur de la RATP m a fait peur, j étais prête à me défendre... mdr... il a fallu que je lui dise 2 fois que ces personnes de sexes masculins ne m importunaient pas du tout... il a eu du mal à me croire... je me demande bien pourquoi :D
Ptithom : Hum DocNo et moi rien que pour toi ! tu disais pas non Audrey ;)

23h55 : Finalement, nous arrivons à Bir Hakeim. Guidé par un padblaz qui s’apprêtait à emmener le groupe vers le reflet de la Tour Eiffel sur un immeuble vitré, c’est teddy_bear, le petit ami de Tama qui vient à la rescousse et empêche le troupeau de brebis égarées de se transformer en moutons de Panurge. Nous mettrons ça sur le compte d’une rémanence de Gazou ou alors la noyade dans les yeux bleus lagon de Wee Minxy.

00h15 : Le second groupe nous retrouve à la Tour Eiffel, nouvelles séances photos devant la Dame de Fer. Lorsque l’on est en dessous, on ne peut s’empêcher de la comparer à une femme qui porte une jupe et dont on regarderait subrepticement ce qu’il y a en dessous (elle met pas de culotte, la salope !). Sur le Champ de Mars, nous rencontrons des faluchards venus terminer la JR dans un cadre idyllique et bucolique, ils sont bien tombés. Bataille rangée entre les deux clans, emportée bien sûr par les remédiens, nan mais oh ! « C’est à bâbord qu’on gueule, qu’on gueule, c’est à bâbord qu’on gueule le plus fort !!! ». L’homme au kilt, tu feras mieux la prochaine fois. Des vendeurs ambulants qui ont trouvé des bouteilles dans un sous-bois viennent nous les vendre à prix d’or. Après d’âpres négociations à base de « t’as fumé quoi toi ? 1€, pas plus ! », les bouteilles de piquette passent par les seringues avant de terminer leur séjour dans le gosier de Nélo, Lou, Nélo, Nélo, Miki, Nélo, Sensei, Nélo et Nélo. Mince, je reconnais cette silhouette qui s’approche furtivement vers nous. Ne serait-ce pas... Mais oui, c’est bien Aubiwan qui a raté son train ! Allez Benoît, viens te joindre à nous. Il n’y a pas d’heure pour montrer ses fesses et les remédiens le prouvent une fois de plus en s’exécutant malgré la fraîcheur du climat. Il m’est d’avis que certains, plus poilus que d’autres, sont avantagés lors des basses températures. Avant de quitter les lieux, Rodago nous fait part de ses exploits de gardien de handball et joint le geste à parole en arrêtant les frappes d’un groupe de jeunes bourrés qui « plaisantait » en frappant un ballon n’importe où. Chapeau bas monsieur Romain, aucun tir n’est passé.

02h15 : Vingt minutes après avoir quitté les faluchards sur le Champ de Mars, nous découvrons avec joie notre lieu de villégiature : la maison de Lou. Embouteillage devant la salle de bains et petite frayeur pour Quark qui n’en sort qu’une dizaine de minutes plus tard. Il a probablement dû tomber dans la cuvette... Treize personnes (Lou, Nélo, Plenny, Quark, slipper, Timeo, eolette, SFX, alouette, Dinah, Ptithom, Audrey et padblaz) et un chat noir dans une même pièce, c’est toujours de bon augure... Par chance, aucun événement surnaturel ne viendra entacher la nuit et aucune apparition de Dame Blanche. Plenny, Quark, Nélo, Lou, slipper, Ptithom et Audrey sont les premiers à rejoindre les lits. Petites natures, ne vous inquiétez pas, on ne vous en tiendra pas rigueur. Les discussions au coin du feu (il n’y avait pas de feu mais il y avait des coins...) vont bon train pour mieux se connaître. Les bruxelloises auront également compris que le sexe sur la paillasse se fait sur la paillasse du professeur et non pas sur un paillasson. L’ambiance est tel qu’il faut deux rappels à l’ordre du boss Lou pour calmer tout ce petit monde.

03h30 : Sous la contrainte d’un SFX qui me fait une clé de bras, je rajoute à la dernière minute ce petit passage "oublié" dans le compte rendu de cette journée remède. SFX, plus chaud que jamais propose un tournoi de bras de fer, remporte haut la main et sans tricher (...) la compétition. Il va pouvoir cancaner devant les poules de sa basse-cour.

06h20 : Personne ne s’étant endormi et le jour commençant à se lever, c’est une mission « achat de croissants » qui s’organise en deux temps, trois mouvements. Après avoir fouillé la maison de Lou pour récupérer les clés et bloquer la porte d’entrée de l’immeuble avec un pot de fleurs, c’est à tâtons que l’on cherche une boulangerie. Sur place, la bonne odeur du pain chaud taquine nos sens olfactifs et nous rappelle que nous n’avons rien mangé depuis hier soir. Dix croissants et dix pains au chocolat plus tard, retour au point de chute. Par chance, le pot de fleurs est toujours là sinon on aurait été bon pour réveiller Lou et lui demander le code. Retour au point de chute, rationnement des stocks et direction la télévision pour regarder un DVD des Nuls. À six sur un demi-futon et tous lovés les uns contre les autres, les mains se font baladeuses et très légères (SFX, c’est ma jambe que tu caressais...). Petit à petit, la maisonnée se réveille, nous trouve entassés sur trois mètres carrés de tissu et ne peut s’empêcher de rire un bon coup. Plenny qui vient tout juste d’émerger de son sommeil léthargique nous fait le coup de l’igloo, une technique de handball inédite. SFX, plus vraiment in da mix, s’endort sur le fauteuil avant de venir rejoindre padblaz et Dinah sur le futon, en prenant comme repose-tête les fesses du chauve. Le crâne de ce dernier aura également servi de support artistique aux marqueurs indélébiles des joyeux lurons insomniaques.

(Ptithom) 7h30 : Bon levé des remediens qui ont dormis pour aller chercher les croissants pour le petit dej, mais par grande surprise c’était déjà fait ! on arrive dans le salon de Lou et la on trouve quelques remediens comateux !(la preuve ici, puis la !) c’est dur dur les nuits blanches ! On prend le ptit dej sans faire trop de bruit pour ne pas déranger les dormeurs, même si on les a bien taquinés, n’est ce pas Padblaz, il était bien décoré ton crâne !

(Ptithom) 11h00 : Départ d’Audrey et de moi même, départ difficile, on s’y attache à ces petits remediens !

12h15 : Slipper, Ptithom, Audrey, Quark et eolette nous ayant quittés, ils ne seront pas de la partie pour cette collation à la Gare de l’Est dans un restaurant choisi par SFX et son goût pour la cuisine raffinée : kebab powaaaa ! Au menu : paninis pour padblaz et Dinah, salades pour Nélo et Plenny, pizza pour Timeo, ramadan surprise pour alouette, kebabs pour Lou et SFX. Encore une fois, Nélo a oublié de prendre son porte-monnaie avec elle et c’est dans son soutien-gorge qu’elle part à la chasse au trésor. Le repas terminé, nous nous dirigeons vers les gares respectives des provinciaux afin qu’ils puissent regagner leur campagne. Lou se charge de raccompagner la lilloise aux grands pieds tandis que SFX et padblaz ont la responsabilité de Plenny, Timeo, alouette et Dinah.

13h50 : Timeo, les larmes aux yeux, nous quitte et rejoint sa ville natale : Nancy. Les adieux sont poignants, mais nous sommes consolés par les bisous d’une jolie blonde d’une trentaine d’années.

14h54 : Sur le chemin qui nous mène à la Gare de Lyon, nous nous joignons à l’élan de bonheur d’artistes du métro, enchaînons quelques pas de danse et de chant avec eux sous le regard estomaqué des voyageurs. Plenny qui ne veut pas rater son train nous abandonne sauvagement et nous laisse le coeur brisé sur le quai : « Reviens Agatha !!! ».

16h20 : C’est amputé de SFX et après une légère bronzette sur le bord du bassin du Louvre qu’alouette, Dinah et padblaz visitent le musée du Louvre. Gauche, droite, au fond du couloir, quelques déambulations, aller-retour, padblaz qui pose devant une statue de pharaon, alouette qui nous expose sa jolie théorie sur Marie (elle se serait fait sodomiser, une fissure entre le rectum et le vagin aurait facilité le voyage des petites têtes à longue queue), Dinah toujours aussi stoïque et concentrée sur le plan. Petit arrêt devant la Joconde et démarre un petit jeu avec une employée du musée qui empêche les gens de prendre en photo la femme au mystérieux sourire. « Regarde là-bas, y a une crêpe au fromage qui t’appelle ! ». Clic ! C’est dans la boîte.

18h40 : Après avoir posé devant les St-Pères et la maison de Gainsbourg (rue Verneuil), raccompagné les deux bruxelloises qui sont parties dans leur pays septentrional, padblaz rejoint non sans une grande fatigue sa chambre de l’est parisien et s’endort la tête remplie de souvenirs à jamais gravés dans sa mémoire.

Aucun animal n’a été blessé durant ce week-end.
Contrairement aux rumeurs, padblaz a laissé les demoiselles tranquilles durant le restaurant et n’a pécho personne.

A quand le prochain évènement remedien inoubliable ??? Je réserve déja ma place (Ptithom)

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