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Interview : Les confessions d’Aviscène, jeune médecin YouTuber

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Les vidéos filmées dans sa chambre ont reçu un succès énorme auprès des carabins. Aviscène y raconte son externat, ses révisions, le quotidien d’un carabin comme un autre. Pour Remede, il explique ses études, ses choix et les projets à venir pour sa chaîne YouTube. Un entretien d’une rare spontanéité et sincérité non dénué d’humour tout comme son personnage.

Pourquoi avoir décidé de faire médecine après le bac ?

Faire médecine a toujours été une évidence pour moi. Je ne pourrai même pas dire à quand remonte cette envie. Pourquoi ? Quelles motivations ont mené un petit garçon à se dire qu’il sera médecin plus tard ? Probablement un mélange de motivations différentes, sauver le monde, m’inspirer des modèles que j’admirais, comme mon médecin, un chirurgien qui m’a opéré petit, les acteurs de la série « urgences » ... Certainement aussi, la volonté d’avoir un métier utile, aider mon prochain, trouver ma place dans cette société, et peut-être aussi, bien gagner ma vie...

Peux-tu nous raconter tes études ?
Ce fut une une totale improvisation. Je n’ai jamais été très studieux non plus. Premier dans la famille à m’engager dans de grandes études, je n’avais pas les repères que d’autres peuvent avoir. J’avançais en territoire inconnu. J’ai doublé ma première année après avoir échoué d’une trentaine de places. La deuxième année de Paces, j’ai tout donné. Ce qui a fini par payer avec un excellent classement à l’arrivée. Les années suivantes, je n’ai jamais excellé, mais sans échec, avec juste une fois les rattrapages. En sixième année, celle du concours de l’ECN, je travaillais bien, mais pas de façon inconsidérée. Je suis arrivé dans les 2 000 premiers, un classement très raisonnable qui aurait pu être meilleur. Je n’avais pas besoin de plus car j’ai vite compris durant mes années d’études que je n’étais pas fait pour faire partie de « l’élite », ça ne m’intéressait pas. Je me suis vite ouvert à d’autres domaines en dehors de mes études et c’était important dans ma vie. C’est sûrement la raison pour laquelle je n’ai jamais souhaité « briller ».

Quel a été ton meilleur moment pendant tes études ?
Lors de ma seconde Paces, aux résultats du premier semestre, lorsque j’ai vu mon classement à deux chiffres, alors qu’on est plus de 2000 à souhaiter entamer des études médicales. J’avais tellement galéré, douté, avec des problèmes de santé qui n’ont pas arrangé les choses, des nuits blanches... Ça n’a pas été facile. Mais quand j’ai vu que malgré tout, mon travail avait payé, j’ai ressenti un immense soulagement.

Ton pire moment ?
Encore une fois la Paces. C’est décidément une année qui marque les esprits. Cette fois la première Paces, j’arrive 490e alors que le dernier pris est 467e. Tout recommencer... J’avais 17 ans, c’était dur à encaisser.

Pourquoi cette chaîne YouTube ? Quelle était ta première vidéo ?
Ma chaîne YouTube est récente. Je l’ai lancée cette année. Auparavant, je postais mes vidéos sur Facebook. Des vidéos qui ne demandent pas un grand équipement. J’abordais principalement le thème des études. Je me suis dit qu’une fois l’externat terminé, je lancerai une chaîne YouTube avec des vidéos plus élaborées et des sujets plus variés. Mais j’ai vite été pris de court par mon premier semestre aux urgences. Difficile de concilier les deux. Le semestre est bientôt terminé et je suis résolu à m’y remettre à fond. D’autant plus que l’on m’a contacté pour de nouveaux projets. Mais je n’en dirai pas plus pour le moment. Je veux continuer à poster des vidéos humoristiques, mais aussi des vidéos de la vulgarisation médicale, et d’autres thèmes qui touchent aux études de médecine.

Pourquoi avoir choisi le nom d’Aviscène ?
Avicenne est ancien médecin perse célèbre. C’était un médecin musulman comme moi… j’ai l’impression que la religion devient un tabou en France. Je n’ai pas peur d’afficher mes croyances et personne ne devrait en avoir peur. D’autres raisons m’ont motivé pour ce pseudonyme. Il fait référence format avi avec lequel j’ai réalisé mes premières vidéos. A la même époque, j’ai commencé à faire de la scène (d’où la deuxième partie du nom) avec des sketches dans des cafés-théâtres. Trois raisons donc de choisir le nom d’Avi-scène.

As-tu eu des critiques très négatives après tes vidéos ?
Des critiques négatives sur les vidéos, j’en ai toujours eu et j’en aurai toujours. Et pas que sur les vidéos, sur le personnage que j’incarne aussi. Sans entrer dans les détails, on ne peut pas plaire à tout le monde et ça je le savais avant même de commencer. Ça ne me dérange pas et il m’arrive même de me fonder sur des critiques négatives pour changer certaines choses. Les critiques négatives inutiles, voire méchantes, j’aime les lire aussi, car elles me font rire. Paradoxalement, elles sont aussi une source de motivation pour continuer et faire encore plus de vidéos, au même titre que les critiques très positives. Mais ce n’est pas une raison pour vous acharner sur moi ! (rires)

Qu’est-ce qui te pousse à continuer tes vidéos ?
C’est une passion parmi tant d’autres. Je ne suis pas un pro, mais j’apprends et j’aime ça. Je veux une vie riche. Je n’ai pas envie de faire que de la médecine. J’ai plein de rêves en tête. Et je fais partie de ceux qui sont persuadés qu’on peut réaliser ses rêves. J’aimerais écrire un livre, faire du cinéma… La volonté, le travail, la santé sont les seuls ingrédients nécessaires à tout ça.

Comment imagines-tu tes futures vidéos ? Ta carrière de médecin ?
Je vais bientôt reprendre mes vidéos, j’en ferai sur plusieurs thématiques notamment encore sur l’internat. Je ne vais pas spoiler, les sujets seront variés. Le tout est de tenir un rythme régulier de publication, ce qui n’est pas évident entre les stages.
Je veux divertir les internautes ou les spectateurs, leur apprendre des choses aussi, me rendre utile. Vous verrez bien !
Ma vie ne se résumera pas à ma carrière médicale. Lorsque j’aurai fini mes dix ans d’études, il sera bien temps de souffler un peu. Prendre le temps de voyager, de profiter. Médecin généraliste, je ne m’installerai pas tout de suite : j’alternerai entre remplacements et mes autres activités. J’aimerais bien aussi tenter une mission humanitaire au moins une fois avant l’installation.

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  • Idris Amrouche
  • Rédacteur remede.org
  • amrouche.idris@gmail.com
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