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Candice debriefe : iPrépha, concours d'avril 2016

Chaque mois, retrouvez le debriefing du dernier concours iPrépha organisé sur remede.org par Candice Laudignon, interne de biologie médicale.

La question du mois

« Que devez-vous obligatoirement rajouter au bilan biologique devant un
antigène HBs positif ? »

Cette question ne vous a pas trop inspiré, car personne n’a trouvé la réponse attendue.
La découverte d’un antigène HBs positif chez un patient non connu doit obligatoirement déclencher la réalisation d’un test de neutralisation sur ce même prélèvement (principe du test expliqué dans la correction).
Ce test permet de confirmer la présence de l’antigène et d’éviter le rendu d’un faux positif (spécificité des kits de dosage <100%, contamination potentielle des réactifs de dosage par de l’antigène HBs,...).
Si le test de neutralisation confirme la présence de l’antigène HBs, alors celui-ci doit être recherché sur un deuxième prélèvement pour s’affranchir d’une éventuelle erreur d’identification du prélèvement.

C’est sur ce deuxième prélèvement que sera demandé l’ensemble du bilan diagnostique d’hépatite B : Ag HBe, Ac anti-HBe, Ac anti-HBc IgM +/- IgG, charge virale. N’oubliez pas de demander systématiquement les Ac anti-VHD totaux devant la découverte d’une sérologie hépatite B positive !

Enfin, sachez que cette démarche est également valable en cas de découverte d’un antigène p24 positif.

Le conseil du mois pour iPrépha et le concours d’internat en pharmacie

Interprétation du bilan biologique :

  • Utilisez les bons termes : par exemple, ne dites pas « augmentation des ASAT et ALAT » mais plutôt « augmentation des transaminases »
  • N’oubliez pas de toujours noter les valeurs usuelles pour les paramètres que vous citez. Ces valeurs usuelles doivent inclure les bornes basses et hautes ainsi que les unités pour rapporter des points.

-  De façon globale, essayez d’être précis dans vos réponses. Par exemple, à la question « quelle est l’utilité du Fibroscan », la réponse « évaluer le degré de fibrose » n’est pas suffisante : évaluer le degré de fibrose…de quoi ?

-  Une petite remarque sur la 1re question du cas clinique Hépatite B : beaucoup ont répondu qu’il était impossible de conclure sur la sérologie du VIH et du VHC. Effectivement, il n’est pas possible de conclure si Mr G a été contaminé suite à l’AES du fait d’un délai trop court entre l’exposition au sang et la réalisation des sérologies. Cependant, Mr G aurait très bien pu être porteur du VIH ou du VHC avant même l’AES. Pour que votre réponse soit bien complète, compiler ces deux notions aurait été parfait !

-  Rappel sur le test du Khi 2 : beaucoup d’entre vous ont proposé la réalisation d’un test du Khi 2 à la fin de l’exercice portant sur le virus Zika.
Cela n’était pas possible dans ce contexte, car les conditions d’application n’étaient pas remplies. Effectivement, pour qu’un test du Khi 2 soit applicable, les effectifs théoriques de chaque classe ne doivent pas être inférieurs à 5. Or si vous partiez sur un Khi 2, le tableau de contingence obtenu était le suivant :

L’un des effectifs théoriques étant à 3.6, le test du Khi 2 n’était pas applicable.

Pour vous aider, l’exercice était orienté de façon à ce que vous utilisiez l’OR, puisque dans les questions précédentes on vous demandait s’il était possible de calculer l’OR, puis de le calculer et enfin de conclure quant au résultat trouvé.

L’OR s’interprète comme un risque relatif : lorsque l’OR = 1, il n’y a pas d’association entre l’exposition et une maladie. Lorsqu’il est > 1, on dit que l’exposition est un facteur de risque et inversement lorsqu’il est < 1, l’exposition est protectrice. Donc pour montrer qu’on a une ASSOCIATION significative entre l’exposition et la maladie, il faut comparer l’OR à 1 (puisque s’il vaut 1, alors il n’y a pas d’association comme dit précédemment).

L’avantage de l’OR par rapport au risque relatif, est que l’OR peut être calculé pour tous les types d’enquêtes, alors que le risque relatif ne peut pas être calculé dans les enquêtes cas-témoins où les malades sont surreprésentés.

Conseils généraux :

-  Les questions sont indépendantes les unes des autres : répondez bien à la question au bon endroit pour avoir les points.

-  Ne mettez pas de texte dans les questions attendant une réponse chiffrée : les unités sont toujours précisées (soit dans la question, soit au début de l’énoncé). Ces questions étant corrigées automatiquement, la présence de lettres peut rendre votre résultat faux !

Vous êtes intéressé ? Retrouvez plus d’info sur iPréPha, la prépa au concours d’internat en pharmacie !

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