logo remede logo remede
La 1ère Communauté Médicale
médecine - pharmacie - odontologie - maïeutique
M'identifier
Mot de passe oublié ?
Je me connecte

Vous n'êtes pas inscrit à l'annuaire des membres ? Inscrivez-vous

Inscriptions et réforme Paces : où en sommes-nous ?

1 partage mail facebook twitter linkedin
Les inscriptions en Paces ont très légèrement diminué cette année (-500 étudiants). Cette baisse semble plus sensible dans les facultés expérimentant déjà la Paces « adaptée », sans redoublement. Peut-être un signe d’inquiétude des aspirants aux études de santé, alors que les contours de la suppression de la Paces et du numerus clausus se dessinent.

Les derniers chiffres d’inscription en Paces sont tombés la semaine dernière. Ils connaissent une légère baisse, avec environ 500 étudiants de moins que l’année dernière, selon le bilan de l’administration universitaire francophone et européenne en médecine et odontologie (AUFEMO), réalisée pour la conférence des doyens. 59 257 étudiants se sont inscrits en 2018-2019, contre 59 753 l’année dernière.
« 500 étudiants en moins sur un cursus qui en réunit 60 000 au total, c’est peu significatif », estime Pierre-Adrien Girard, vice-président en charge de l’enseignement supérieur et de la Paces à l’ANEMF. « En revanche, il est intéressant de constater que les baisses d’inscriptions concernent surtout les facultés de médecine qui appliquent déjà la Paces « adaptée » (ou sans redoublement)  », commente-t-il. C’est le cas à Brest (-155 inscrits) ou à Paris-Descartes (-212), alors que les effectifs grimpent à Paris XII-Créteil (+165). « On peut noter un léger transfert d’inscriptions des facultés qui expérimentent déjà la Paces sans redoublement vers celles qui n’y sont pas encore passées. On peut sans doute y voir une légère appréhension à être les « cobayes » de la réforme, ce qui est bien compréhensible compte-tenu des chantiers en cours », analyse Pierre-Adrien Girard.

« Les deux sujets clivants restent en suspens »
Depuis la remise du rapport du Pr Jean-Paul Saint André, qui pilote la mise en œuvre de la suppression de la Paces et du numerus clausus, le 19 décembre dernier, où en est le processus de concertation ? Les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé doivent annoncer leurs premiers arbitrages avant la fin du mois de janvier. Ensuite, au cours du premier semestre de cette année, le projet de loi de santé prévoira les mesures législatives nécessaires à la suppression du numerus clausus. « La deuxième phase de concertation qui va s’ouvrir dans les prochaines semaines sera déterminante car le rapport ne se mouille pas trop sur les points clivants », indique le vice-président de l’ANEMF. L’ANEMF attendait que le rapport aille plus loin sur les modalités de sélection et le contenu pédagogique, les deux sujets qui risquent de fâcher…

-Sur les modalités de sélection
Le rapport prévoit deux voies d’entrée bien distinctes dans les études de santé :
1/ Via une première année de licence (environ 40% des places)
La candidature sera conditionnée à :
-  la validation en un an de 60 ECTS
-  la validation additionnelle d’unités d’enseignement constituant une mineure santé
-  d’autres critères d’admissibilité comme avoir validé l’année de licence en première session, avoir plus de 12 de moyenne et/ou un examen du dossier selon certains critères préétablis
Pour les étudiants remplissant ces critères, les épreuves d’admission comprendront des épreuves écrites et orales.
2/Via le « portail santé » (environ 60% des places)
Admission via Parcoursup
Candidature à l’admission en deuxième année conditionnée à :
-  la validation en un an de 60 crédits ECTS
-  des critères d’admissibilité supplémentaires, comme avoir une moyenne supérieure à un seuil
Puis épreuve d’admission pour les étudiants réunissant ces critères : épreuve écrite et/ou orale, à laquelle ne sont convoqués que les admissibles
Le rapport précise en quoi le « portail santé » se distingue de la Paces :
-  ce n’est plus que l’une des voies d’accès aux études MMOP
-  le redoublement d’une année validée par l’obtention de 60 ECTS n’est pas possible
-  les contenus pédagogiques sont diversifiés et préparent à une poursuite d’études dans divers domaines. La pédagogie et la docimologie sont rénovées
-  la poursuite d’études pour tous les étudiants ayant validé 60 ECTS est garantie et identifiée
« A l’ANEMF, nous serons vigilants sur la diversification des modalités de sélection, avec des phases écrites mais aussi des oraux. Il est par ailleurs impératif que les modalités de sélection soient dissociées de la validation des années universitaires. En clair : qu’un étudiant en droit ou en économie par exemple puisse passer les épreuves d’admission et, s’il échoue, qu’il puisse continuer ses études de droit sans avoir perdu une année », indique Pierre-Adrien Girard.

-Sur le contenu pédagogique
Le rapport souligne que « la suppression du redoublement et la diversification des voies d’accès, y compris dans des universités sans composante santé vont permettre, en répartissant les étudiants souhaitant accéder aux filières MMOP, de transformer des méthodes pédagogiques contraintes par de très grands effectifs, en une pédagogie centrée sur l’étudiant ».
A l’ANEMF, on souhaite que le contenu pédagogique reste axé sur la santé, avec le maintien des UE existantes, mais « nettoyées » de certaines connaissances très théoriques et peu utiles. L’association réclame par ailleurs plus de TD et TP et plus d’enseignements transversaux avec d’autres disciplines universitaires.
Reste à savoir si les délais très serrés seront tenus… Normalement, tous les textes législatifs doivent sortir avant le mois de juillet, ce qui laisserait ensuite un an pour mettre en place la réforme, dont le début d’application est prévu pour la rentrée 2020. Si la parution des textes prend du retard, la situation va devenir complexe dans les facultés de santé, déjà aux prises avec l’application de la réforme du second cycle.

1 partage mail facebook twitter linkedin
  • Sophie Cousin
Tags :
  • numerus clausus
  • paces_concours_medecine
  • paces_medecine
  • Top - ne pas manquer
livreslivrescontactspublicationstwitter