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Guillaume, dixième des ECNI 2022 : futur interne d’anesthésie-réanimation

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Guillaume a brillamment réussi ses Ecni, avec une dixième place. Un parcours atypique en médecine avec voyage humanitaire et un Erasmus en Finlande. Guillaume explique à remede.org son parcours et dispense quelques conseils pour les étudiants.

Comment s’est passée ta scolarité ?
Après une scolarité plutôt classique, bac général scientifique, j’ai eu ma Paces primant. J’ai fait un voyage humanitaire de prévention du paludisme au Togo avec une association du campus de médecine en deuxième année. Puis je suis parti en Erasmus en Finlande en quatrième année. Et j’ai validé mon master 1 en double cursus avec un stage de recherche en mycologie.

Pendant ton cursus tu étais plutôt bachotage ou stage ?
Dans ma faculté nous commencions les stages dès la troisième année, les matinées dans le service et l’après-midi pour travailler les cours. J’ai bien aimé cette formule, car j’ai souvent pu choisir des stages intéressants, plutôt que de bachoter en continu. Et cela nous laissait le temps de travailler sur les collèges l’après-midi.

Quel a été ton stage préféré ?
Sûrement mon stage en hépatologie, j’ai adoré cette spécialité transversale qui regroupe des pathologies infectieuses, auto-immunes, avec parfois de l’urgence et des gestes interventionnels. Tout ceci avec une équipe géniale.

Comment as-tu vécu les ECNi ?
L’année des ECNi est évidemment une année très studieuse pour beaucoup. Je ne faisais pas exception et travaillais globalement tous les jours, jusqu’à 19 ou 20 h. J’ai tenu bon grâce à quelques sorties en ski dans l’année, Grenoblois oblige, et course à pied et escalade dans la semaine. Concernant les ECNi même, je me suis senti relativement près le jour J, ce qui m’a permis de faire face au stress que représentent ces trois jours. Le premier dossier des ECNi 2022 était particulièrement déstabilisant, à la limite du programme et il a fallu se débrouiller. Les autres dossiers étaient plus classiques, mais j’ai trouvé dommage que certaines questions soient redondantes la même année alors que d’autres matières ne font l’objet d’aucune question.

Que penses-tu de la réforme à venir et de la suppression des ECNi telles que nous les connaissons ?
Je ne connais pas tous les détails de cette réforme, notamment concernant les ECOS, mais ces derniers me semblent apporter une plus-value dans l’évaluation des étudiants, et récompensent les étudiants qui s’investissent en stage. L’allègement prévu des programmes me paraît judicieux, quand on voit le niveau de détail des connaissances dans les ouvrages, cependant il m’a semblé que tous les collèges n’avaient pas joué le jeu de la même manière parmi les nouvelles éditions R2C.

Comment s’est passée l’annonce des résultats ?
Dans la joie, évidemment ! Et entouré de mes collègues de promo pour fêter ça, puis avec ma famille.

Quelle spé veux-tu faire ?
Ce sera l’anesthésie-réanimation pour moi. J’adore cette spécialité par son côté transversal, polypathologique et très technique. La diversité des pratiques qu’il est possible d’exercer est aussi un attrait majeur pour moi.

As-tu hésité avec d’autres spécialités ?
J’ai hésité pendant l’internat avec l’infectiologie et l’hépato-gastro-entérologie. Mais mon stage en réanimation a confirmé l’attrait que j’ai pour cette spécialité, où j’ai pu retrouver certains aspects de ces deux autres disciplines.

Une idée de la ville où tu souhaites devenir interne ?
J’affectionne les villes du sud, et mon choix s’est porté sur Montpellier, ville de taille moyenne, où il fait bon vivre et avec un CHU reconnu notamment pour l’anesthésie locorégionale.

Un conseil pour les futures sixièmes années ?
Un premier, conseil qui peut sembler banal, mais prenez soin de vous. Réservez-vous des moments pour pratiquer un sport, pour moi c’était le soir après la journée de travail, ou pour toute autre activité qui vous fait plaisir. Et réserver aussi des moments agréables une fois par semaine, je sortais les vendredis soir avec des collègues de promo, cela nous coupait la semaine et on avait (presque) l’impression d’être en week-end. Ces moments ne sont pas des pertes de temps, car ils sortent de la routine et remotivent pour la suite.
Ensuite concernant la méthode de travail, continuez ce qui a fonctionné pendant l’externat pour vous. Chacun a sa méthode, mais surtout ne vous obstinez pas avec une qui ne vous convient pas, cherchez une autre manière de mémoriser : changer de support, faites des QI, des cartes de révision à repasser, etc. Ça ne sera pas une perte de temps. J’ai travaillé par exemple sur un site d’entraînement au début pour les QI, puis j’ai changé en fin d’année pour faire davantage de dossiers sur la banque d’entraînement UNESS, déployée en cours d’année.
Enfin, ne négligez pas les entraînements et faites toutes les annales des années précédentes. Les sujets sont plus transversaux que ceux proposés dans les banques d’entraînement, il faut s’y habituer, et certains sujets de prédilection peuvent retomber. Il faut être incollable sur ce qui est courant et ce qui est grave (MTEV et EP, SCA et ACR par exemple avant d’apprendre les TNM de cancérologie…).

Comment abordes-tu la rentrée ?
Déjà de grandes vacances méritées, avec de beaux voyages prévus en Amérique du Sud. Et finalement une rentrée pour mes premiers pas en tant qu’interne… j’ai hâte de découvrir cette belle spécialité qu’est l’anesthésie-réanimation, même si ça sera sûrement un peu stressant au début.

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  • Idris Amrouche
  • Rédacteur remede.org
  • amrouche.idris@gmail.com
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