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ECNi : quand les meilleurs choisissent des spécialités peu prisées

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Pour les futurs internes dans l’attente de la publication des rangs et postes, l’heure des choix approche. Certains auront tous les choix, d’autres non et enfin certains hésitent encore. L’ECN ouvre la porte sur plus de 30 (bientôt 44) spécialités médicales et chirurgicales. Certaines sont très connues comme la cardiologie ou la chirurgie orthopédique, d’autres plus discrètes comme la biologie ou la santé publique. Remede.org rencontre tout au long de l’année des internes brillants, classés dans les meilleurs rangs aux ECNi qui s’orientent vers des spécialités peu connues. Témoignages du cru 2016.

Le cru des ECNi 2016 n’a pas réservé de surprise, les mêmes spécialités ont trusté le podium. Première, l’ophtalmologie (dernier classé : 2181ème), suivi de la dermatologie (2657) et de la radiologie (2781).
En queue de peloton, la méconnue spécialité biologie médicale, la santé publique et la médecine du travail pourtant prisées par des étudiants les mieux classés comme en témoignent leurs parcours présentés ci-dessous.

L’anapath mène le diagnostic

Marie Donzel est interne en anatomopathologie à Lyon. Elle est arrivée classée 430e à l’ECN. L’anatomopathologie est une discipline que l’on aborde peu en médecine, sauf en début de cursus à travers l’histologie, puis de façon éparse dans pratiquement toutes les disciplines, car in fine, c’est bien souvent l’anapath qui « pose le diagnostic ».

Ingénieur il se tourne vers la médecine du travail

Olivier Riss a passé l’ECNi 2016. Son classement lui ouvrait pratiquement toutes les spécialités, de la cardiologie à la néphrologie en passant par la chirurgie. Après une école d’ingénieur, puis la faculté de médecine, son parcours lui offrait sans doute une plus grande maturité pour réfléchir à la suite de sa carrière. Il a choisi la médecine du travail très peu abordée pendant l’externat.

Que fait-on vraiment en génétique médicale ?

La réponse n’est pas simple tant la discipline est vaste, d’autant plus que les externes en médecine n’ont que très peu de connaissance dans ce domaine. Malgré cela, des étudiants brillants n’ont pas hésité à choisir cette spécialité et en sont très heureux aujourd’hui. C’est le cas de Sarah Baer arrivée 395e aux ECN.

Fier d’être en santé publique

Thibaut qui a brillamment réussi l’ECN, classé dans les 500 premiers sur plus de 8000 étudiants a choisi la santé publique.

Nous souhaitons donner une attention particulière à la médecine générale, car plus de la moitié des internes dans les années à venir seront… médecin généraliste. 
La spécialité médecine générale attire désormais les meilleurs : 20 sur les 500 premiers, et de façon plus large, 160 sur 2000 ont choisi la MG.

24ème aux iECN, Sarah choisit la médecine générale

Du haut de ses 26 ans, la brillante Sarah Rebert, étudiante parisienne, a la tête sur les épaules. Première étudiante à avoir choisi la médecine générale lors du choix de poste, Sarah entame avec confiance son internat. Le choix est une période stressante, mais Sarah avait déjà mûrement réfléchi à sa future spécialité.

Cette année test pour ta promotion avec les IECN aura t’elle un impact sur les études de médecine ?

Il est vrai que le nouveau format des ECN valorise l’expérience acquise en stage, la pratique et l’approche clinique. Prendre du temps en stage et en tirer le meilleur donne un avantage. Mais je ne suis pas sûre que cela change vraiment les choix de stages des externes. Certains préféreront toujours favoriser le temps d’apprentissage théorique personnel à la pratique clinique.

Les révisions ? Plutôt fiches ou collégiales ?

Aucune fiche pré-faite. J’ai travaillé uniquement des fiches rédigées personnellement. Ces fiches me servaient pour l’entrainement et non pas pour les les relire. Je résumais le cours de mémoire juste avant de revoir l’item. Ce qui me permettait de faire le point sur ce que j’avais déjà mémorisé et de mieux fixer les idées.
En terme de technique, il n’y a pas de dogme, j’ai changé beaucoup de manière de travailler en 3 ans. Il faut accepter de changer de méthode, de se tromper, de s’adapter… C’est à ces conditions que l’on tient sur la longueur. Je conseille en tout cas de commencer un maximum d’entrainement dès la D2. Non pas pour réussir les cas cliniques mais pour tout de suite voir ce qui est attendu de nous afin de cibler son apprentissage et diversifier les journées…

Comment as-tu vécu ta 6ème année ? Combien d’heures de travail ? Des vacances ?

La sixième année aura été la moins pénible de mon cursus grâce à la sensation de bout du tunnel. Le temps passe vraiment très vite. Avec du recul, les quatre derniers mois ont été très difficiles à gérer avec la vie personnelle et sociale. Je travaillais uniquement à la bibliothèque et j’allais en stage le matin. J’avais choisi de bons stages assez prenants ce qui m’évitait de me retrouver 12 heures à la bibliothèque face aux bouquins.

Je ne sortais pas trop tard pour rester vraiment concentrée l’après-midi. En fin d’année, je quittais la bibliothèque vers 20 heures /20h30. 
Le soir, je me détendais vraiment. Le weekend était compliqué à organiser, j’avais donc pris une prépa privée uniquement en D4 pour le dimanche après-midi. Ainsi, j’étais sûre de faire au moins 4 heures de médecine le dimanche.

Avec un si bon classement, tous les choix s’offraient à toi. As-tu hésité ?

J’ai pris la médecine générale après avoir hésité avec la médecine interne, mon envie était vraiment de m’intéresser à tout et de ne pas me spécialiser à une spécialité unique, j’aime l’approche systémique. J’ai tranché pour la médecine générale pour être plus proche de la médecine du quotidien et de la vie "normale". A la fin de l’internat, je souhaite pourtant commencer par la médecine d’urgence. Une spécialité que l’on exerce rarement toute sa vie. Ce choix me permettra donc à l’issue de cette expérience de trouver une manière d’exercer de la médecine générale / polyvalente.

Depuis quand désirais-tu faire de la médecine d’urgence ?

La médecine d’urgence c’est vraiment une évidence pour moi depuis tourjours. C’est pour cela que j’ai fait médecine. Au cours de mes études, j’ai parfois changé d’avis mais j’y reviens toujours ! Durant l’externat j’ai adoré la gynéco-obstétrique et la réa, mais finalement après les ECN, je suis revenue au cœur de mon projet.

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  • Anne Marie DE RUBIANA
  • Rédactrice en chef de Remede.org
  • amderubiana@remede.org
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