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Bertrand Morlé, kiné et chef d’entreprise

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Ses études de masso-kinésithérapie terminées, Bertrand Morlé a choisi l’exercice libéral. Après quelques années d’assistanat, il vient d’ouvrir son cabinet avec un associé à Franconville (95). Pour Remede.org, il revient sur son parcours.

Qu’avez-vous apprécié dans vos études ?
Les études de masso-kinésithérapie sont courtes (même si la réforme vient de les rallonger d’un an portant le cursus, après une année de Paces à quatre ans). Dès la première année, l’enseignement accorde environ un tiers du temps à la pratique, ce qui nous confronte immédiatement à l’apprentissage du métier. Mais, proportionnellement, la pratique ne représente que très peu en pourcentage de notes du diplôme. Chaque année à partir de la fin de la K1 (première année d’école), on effectue plusieurs stages soit à l’hôpital, soit en centre de rééducation, soit en cabinet libéral.

Que pensez-vous de l’allongement de la durée d’études ?
C’est une bonne chose car on n’est jamais assez préparé quand on arrive sur le marché. Même s’il y a des techniques éprouvées pour tel type de pathologies (par exemple, entorse de cheville, douleurs lombaires, maladies neurologiques…), la thérapie est toujours « patient-dépendante ». Il faut toujours l’adapter.

Quel a été votre parcours après la fin de vos études ?
Diplômé en juin 2012 (école de kinésithérapie de Saint-Maurice, l’ENKRE, rattachée à la faculté de médecine de Paris 7), j’ai d’abord exercé comme assistant pendant deux ans dans deux cabinets différents, à Pantin et à Paris. Ce statut (à ne pas confondre avec celui d’assistant collaborateur) est très intéressant pour les jeunes praticiens. Il permet de bénéficier de la patientèle et de la renommée du masseur-kinésithérapeute installé, de ses salles et de son équipement, à charge de lui reverser une rétrocession d’honoraires. Ensuite, j’ai pratiqué un an en « location de salles » chez un médecin ostéopathe, inventeur de la PCP thérapie (Pression continue profonde). J’ai été formé à cette technique (notamment recommandée en cas d’activité sportive intense ou encore de fibromyalgie) et je suis devenu formateur auprès d’autres praticiens. Puis, j’ai travaillé comme assistant à Cergy-Saint Christophe avec mon associé avec qui je viens de terminer la construction d’un cabinet à Franconville (95). Aujourd’hui, je partage mon temps entre un cabinet à Paris et mon nouveau cabinet (le temps de faire ma patientèle) tout en me démenant avec les démarches administratives, fastidieuses, inhérentes à l’installation. Nous avons eu les clés le 31 janvier dernier mais tout n’est pas encore opérationnel.

Construire un cabinet n’est pas une petite entreprise ?
Il nous a d’abord fallu obtenir la confiance des banques pour notre projet (une surface de 400 m2 dont une piscine de 8m/4m pouvant accueillir jusqu’à 6 personnes). L’expérience de mon associé (43 ans) et le fait qu’il soit déjà propriétaire d’un cabinet a facilité notre dossier. Ensuite, nous avons été chefs de chantier pendant près d’un an gérant les différents corps de métier. Un conseil : il vaut mieux surévaluer les coûts car il y a toujours des surprises. Nous avons rapidement constitué l’équipe composée de trois masseurs-kinésithérapeutes, (nous deux plus un assistant), une orthophoniste, une pédicure podologue, et une secrétaire.

Qu’est-ce que vous aimez dans votre métier ?
Le sentiment d’exercer un métier utile et la reconnaissance des patients qui me disent qu’ils vont mieux après une séance ; les rencontres avec les patients ; la diversité des pathologies et bien sûr la problématique thérapeutique à résoudre par la bonne stratégie de soins. Et puis, je suis très tactile. Par ailleurs, on peut se former tout au long de sa carrière à diverses méthodes thérapeutiques et orienter sa pratique vers l’une ou l’autre. Dès ma première année d’exercice, je me suis formé à la rééducation oro-maxillo-faciale et à la pose de K-Tape (ruban autocollant qui permet d’atténuer les troubles musculo-articulaires).

Qu’aimez-vous le plus dans l’exercice libéral ?
L’autonomie dans la prise en charge des soins, dans la gestion de son travail, et dans le choix des orientations thérapeutiques que l’on souhaite privilégier (kinésithérapie du sport, neurologie, pédiatrie, oro-maxillo-facial, …). Il faut juste se fixer des limites pour préserver sa vie privée.

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  • Marie-Laure Wallon
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