Je ne sais vraiment plus où donner du neurone !
« Trop il y en a trop ! Je passe mon temps à découvrir des pages et des pages de cours, on est fin novembre, je n’ai pas encore épluché les sujets des années passées ... je comprends pas, je suis parti à l’heure pourtant ! »
C’est donc peut être le moment de remettre votre méthode de travail en cause ... Pourquoi ne pas laisser tomber une après-midi les classeurs de cours et potasser cette bonne veille pile de QCMs avec le poly du prof à côté ? Tiens c’est bizarre, il n’y a que 10 questions différentes sur le premier chapitre et elles tombent 3 par 3 tous les ans ... étonnant non ? A force de chercher les réponses dans le poly du prof et à tourner les pages, non seulement vous saurez répondre aux questions types qui reviennent souvent mais en plus vous photographierez les pages du poly ... jusqu’à même vous en souvenir 3 ou 4 ans après et à être quasiment capable de le visualiser intérieurement page après page ... (Qui a dit que le PCEM1 ne laissait pas de trace ?) .
Donc, si ce n’est pas encore fait pour vous, il est vraiment temps de savoir au moins répondre à ce qui tombe tout le temps !
A défaut d’être le meilleur, vous ne serez pas le plus nul de ceux qui ont bossé (ceux qui bossent sans savoir ce qu’on leur demande !) Rien de plus rageant que d’avoir beaucoup travaillé mais pas dans le bon sens ! Ensuite, il sera temps d’approfondir, mais vous aurez déjà une bonne base sur le plus important !
Pour résumer, on peut difficilement tout faire et tout savoir, à moins d’être un génie (Il y en a, il faut le savoir et, à moins d’en être un, il faut les ignorer. De toute façon, ils ne sont pas majoritaires, donc ne pas en tenir compte, même si c’est son meilleur pote !). Il faut donc dans un premier temps jouer sur les probabilités et s’assurer de réussir là où tout le monde va réussir ! Après s’il vous reste du temps, approfondissez un peu ! (Voir la question : “Je veux claquer à l’examen en ... ”)
Je veux claquer à l’examen en ...
Généralement cette phrase se termine par... Anatomie !
Pourquoi ? Car c’est une matière nouvelle, qu’elle est certainement celle qui fait le plus “médecine” dans le lot, que les profs, qui dessinent de façon ahurissante, ont un certain prestige etc etc ... On peut éventuellement compléter cette phrase dans d’autres facs autrement, le propos n’est pas là ! Il faut simplement réaliser une chose : la matière phare dont on parle ici (quelle qu’elle soit), tout le monde va la bosser à fond, pour certains même jusqu’à ne faire que ça ! Est ce vraiment une bonne option ? Pas vraiment ! Même si la discipline a un bon coefficient à l’examen, il en existe d’autres au moins pas très loin ! Maintenant quelle est la probabilité que vous explosiez le barème dans cette matière ? (Surtout l’anatomie ! ) Elle est faible. En tout cas, le temps passé n’est très souvent que très peu proportionnel à la réussite ! Plus il s’allonge et plus cette dernière se réduit à pas grand chose ! La méthode à appliquer est donc de regarder les autres peaufiner à mort cette matière, d’assurer comme il faut de son côté, et surtout de bosser les autres disciplines qui souvent ont aussi des coefficients non négligeables.
En une phrase : réussir correctement là où tout le monde va réussir, se donner un plus là où les autres ne le feront pas !
Et la veille des épreuves je fais quoi ?
Chacun sa méthode, mais demain ce n’est certainement pas une dissertation que vous aurez à faire, pas la peine de trop écouter ceux qui vont vous dire : « Moi la veille des examens, je prends un grand bol d’air », ça c’est peut être valable pour le concours d’entrée à l’école de charcuterie, mais pas sur un concours comme celui de médecine. Pas la peine non plus de vouloir refaire un tour complet de la matière que vous passerez le lendemain, au niveau quantité, c’est souvent infaisable.
Deux solutions donc :
- Revoir ce que vous savez le mieux car vous avez la quasi certitude que ça va tomber et du coup vous serez au top sur le sujet.
- Vous savez déjà globalement tout ce qui est important, vous faites un dernier balayage rapide puis pour combler le temps (de toute facon, vous aurez du mal à regarder autre chose que votre bureau), jetez un œil aux choses que vous savez moins bien, il suffit parfois qu’un poly s’ouvre tout seul sur une page pour que cela tombe le lendemain matin ... (c’est du vécu pour de nombreuses personnes !) il n’est pas interdit d’avoir de la chance, il faut aussi savoir la provoquer parfois ! (Ne jetez pas tout vos polys en l’air la veille d’examen pour lire les pages qui vont retomber face à vous :o)
Hier, ils ont tous claqué et pas moi ! Je suis une merde ...
« Aahh oui t’as planté ? Moi j’ai claqué, d’ailleurs je l’ai hurlé en sortant de l’épreuve : trop facile cette année !!! Je vais être major si je continue comme ça ! »
« Et la marmotte elle met le chocolat dans la papier d’alu ! Mais bien sûr ! », le gugusse vous le retrouverez très loin dans le classement le jour des résultats...
Encore une fois : fermez les écoutilles ! Votre copie est rendue, affaire suivante !
Quoi que vous pensiez, vous ne saurez jamais ce que les autres ont fait, où ils se placent par rapport à vous.
Il faut donc se battre jusqu’au bout, ce n’est pas à vous de faire la notation, ce n’est pas à vous d’estimer qui est le meilleur, le professeur est là pour ça, vous verrez bien le jour des résultats ! Par contre si vous lâchez en cours de route sans vous battre, il n’y aura pas photo, chaque centième de point abandonné par manque de combativité sera offert comme un véritable cadeau aux autres ! Souvenez vous, vous avez le droit de louper par manque de savoir ou de chance, mais en aucun cas par manque de combativité, vous le regretteriez toute votre vie ! A fond le plus intelligemment possible et jusqu’au bout !
Pour résumer, n’espérez pas en apprendre plus, il est trop tard, mais restez bien dans le sujet de facon à arriver "imprégné".
Le soir ne traînez pas jusqu’à des heures impossibles ! Ca c’est bon pour les années supérieures qui apprennent encore la veille ;o) La semaine d’examens sera longue, il s’agit de pouvoir être lucide jusqu’à la dernière minute de la dernière épreuve ! Trop nombreux sont les étudiants qui se mordent les doigts d’avoir répondu des bêtises alors qu’ils connaissaient la réponse, tout simplement parce qu’ils n’ont dormi que quelques heures pendant les examens... Prenez vos 8 heures minimum !