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Antoine, dans le top 10 des ECN 2019 : La D4 est un marathon qui s’il peut se terminer en sprint, démarre par une course de fond

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Antoine est un lauréat de Paris Descartes dans le top 10 des ECNi 2019. Particulièrement satisfait du déroulement de ses études, il nous explique avec passion ses études de médecine.

Comment s’est passée ta scolarité ?
J’ai travaillé régulièrement pendant toute ma scolarité, avec un attrait tout particulier pour les matières scientifiques. Je me suis ainsi orienté sans hésitation vers un bac S spé math auquel j’ai été reçu avec la mention très bien.
S’est ensuite posé le fameux dilemme entre poursuivre mon cursus en classe préparatoire MP/PC ou plonger dans l’univers de la PACES. Finalement, mon intérêt pour la physiologie humaine m’a fait choisir la médecine et j’ai été admis au sein de la faculté Paris-Descartes. Après avoir été reçu primant en PACES, j’ai validé sur mon premier cycle deux unités d’enseignement de master en biologie cellulaire et immunologie ainsi qu’un DU d’anatomie avant de rentrer dans le deuxième cycle.
J’ai bien aimé le modèle de l’externat qui, à la différence de la PACES, associe à la fois un apprentissage pratique le matin et théorique l’après-midi, ce qui évite de passer 10 heures par jour sur un livre. D’autant que j’ai choisi dès ma D2 d’assister à tous les cours dispensés par la faculté, ce qui offre un point de vue plus pragmatique et permet de voir la pathologie d’un autre œil.

Comment as-tu vécu tes études de médecine ? Quels sont ton meilleur et ton pire souvenir ?
J’ai très bien vécu ma D2 et ma D3 : découvrir chaque trimestre de nouvelles spécialités, un nouveau stage est une opportunité à saisir à pleines mains. Dès le début de l’externat, je me suis fixé un rythme de travail régulier, sans période d’acharnement, j’ai continué à voir mes amis et à faire du sport.
Le meilleur souvenir de mon externat ? Peut-être la course à pied organisée dans mon stage de médecine vasculaire de l’HEGP avec tout un service derrière son équipe ou ma première approche de la radiologie interventionnelle avec l’exclusion d’anévrismes cérébraux sur mannequins en neuroradiologie.
Ma D4 est passée très rapidement. Le premier semestre était épanouissant : revoir d’un trait l’ensemble des spécialités et renforcer les liens qui les unissent est exaltant. Le deuxième trimestre sans doute moins : l’accumulation des concours blancs et des classements, revoir encore et toujours les mêmes choses, l’approche de l’ECN et du stress qui l’accompagne, de la peur de moins bien faire, oublier que ce que l’on apprend est parfois émotionnellement difficile. J’ai dû avoir 2-3 jours de ras-le-bol fin avril pendant lesquels j’ai moins travaillé, repris davantage le sport et puis l’envie d’apprendre est revenue.

Plutôt stage ou bachotage ?
Pendant mes deux premières années d’externat, j’ai passé beaucoup de temps en stage, je pense sincèrement que ce que l’on y apprend reste ancré longtemps dans la mémoire. Et le stage permet également de voir autre chose, de découvrir le métier, d’appliquer en avant-première ce que nous racontent les livres et d’échanger avec l’équipe médicale, paramédicale et avec les patients. Dès l’été de D2 et mes premières consultations seul en urologie, ou avec ma mère (secrétaire médicale dans le service), j’ai appris à écouter, à expliquer ce que je savais, à proposer une prise en charge, le théorique devient enfin pratique et c’est très enthousiasmant. J’ai gardé cette même conduite pour mon premier trimestre de D4 avant d’essayer de garder un peu plus de temps sur les collèges pour la dernière ligne droite.

Comment as-tu vécu tes ECNi ?
Stressant ! Mais imposé surtout par moi-même. J’ai eu la chance d’avoir été très bien classé aux différents ECN blancs et je voulais surtout ne pas décevoir. Les quelques minutes qui précédaient le début de chaque épreuve me semblaient à chaque fois interminables, avec ensuite une première question longue à cocher, le temps de se mettre dans le bain puis ça y est, la pression chute et on fait ce que l’on sait faire.

Que penses-tu de la réforme qui souhaite arrêter les ECN telles que nous les connaissons ?
D’année en année, les étudiants travaillent plus, apprennent des détails de plus en plus poussés parce que finalement en QCM tout est « tombable » et c’est ce qui est le plus discriminant. Quitte à en oublier les fondamentaux et notre vie sociale. Évaluer nos connaissances théoriques un an plus tôt permettrait finalement de se focaliser plus sur les grands principes de la prise en charge que sur ce qui relève de l’ultra-spécialisation. Aussi, prendre en compte les compétences cliniques et relationnelles pour l’orientation vers les spécialités me semble judicieux, étant donné que celles-ci font intégralement partie de la prise en charge du patient.

Quelle spécialité souhaites-tu faire ? Pourquoi ?
L’anatomo-pathologie par son enjeu diagnostique et sa transversalité attise ma curiosité. Je n’y suis jamais passé en stage et compte bien découvrir très prochainement cette spécialité. La radiologie offre également cette transversalité, avec une évolution permanente par ses progrès technologiques et l’avènement de la radiologie interventionnelle. L’anatomie que j’affectionne particulièrement est en outre au centre de cette spécialité. Mon stage de neuroradiologie à Saint-Anne n’a fait que renforcer mon attrait pour ce domaine. J’hésite également avec l’hématologie et les maladies infectieuses.

Dans quelle ville ?
Je pense rester à Paris, proche de ma famille, mes amis et de ma copine.

Un message pour les futurs D4 ?

Ayez confiance en vous ! Travaillez comme vous savez le faire, sans regarder la table du voisin, vous savez comment vous fonctionnez et vous l’avez déjà prouvé. La D4 est avant tout un marathon qui s’il peut se terminer en sprint, démarre par une course de fond : sachez vous ménager tout au long de l’année, continuez à avoir des moments de détente, de voir vos amis et votre famille. Tout en sachant travailler pour ne rien regretter, c’est un équilibre que seuls vous trouverez.
Je finirai par citer une jolie phrase du Pr Biau : « Vous pouvez rater ce concours et réussir votre vie derrière. C’est bien mieux que de réussir l’ECN puis rater sa vie après. »

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  • Idris Amrouche
  • Rédacteur remede.org
  • amrouche.idris@gmail.com
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